La décomposition de la République

LIGUE ALGERIENNE DE LA DEFENSE DES DROITS DE ‘HOMME

LA DECOMPOSITION DE LA REPUBLIQUE

Nous venons d’apprendre avec amertume le limogeage du maire de Relizane M. Beldjillali Abdelkader avocat de profession, sous couvert d’une démission forcée. Exercer dignement son mandat pour servir le citoyen le plus démuni c’est s’exposer un jour ou l’autre à la haine de ses pairs insouciants et le plus souvent incompétents. La méthode est devenue classique, il s’agit simplement d’ordonner aux « élus » souvent chargés de mission de retirer leur confiance alors qu’eux-mêmes ne l’ont jamais obtenue de quiconque. Sortir de l’urne comme de la manche d’un magicien n’a jamais été une élection.

La décomposition de l’Etat se poursuit inexorablement. Plus aucun domaine n’échappe au phénomène de la corruption, au népotisme et à d’autres dérives, des plus hautes sphères au petit responsable d’une administration locale agissant en véritable potentat.

Ces méfaits se renouvellent et prennent de l’ampleur à travers tout le territoire national et comme en le constate provoquent la colère et parfois des émeutes destructives de citoyens excédés par tant de désinvolture et qui se considèrent abandonnés et méprisés par les pouvoirs publics

C’est pour cela que la LADDH réitère son hommage à tous les responsables élus qui continuent contre vent et marrée d’essayer d’exercer dignement leur mission et servir avec abnégation. L’appréciation des gestionnaires communaux par la tutelle semble être sélective sinon comment comprendre l’indulgence de l’administration en faveur de Benyahia dit harara président de l’APC de Sidi-Mhamed Benaouda dont l’enrichissement fulgurant au préjudice de la collectivité et le mépris de toute morale ne semble pas encore avoir attiré l’attention des autorités et les services de « sécurité » Police, Gendarmerie et DRS.

En effet et en dépit de nombreuses lettres de dénonciation dont celle du bureau de Relizane de la LADDH suite aux doléances des citoyens de la commune. Lettres transmises au Président de la République, au Ministre d’Etat Ministre de l’Intérieur, au Ministre de la Justice, à l’IGF, à la Cour des comptes, au Général BOUSTELLA commandant en Chef de la Gendarmerie, et au Directeur Général de la DGSN. Lettres accompagnées par un inventaire avec photos et des preuves tangibles. Cet individu, comble de l’insolence, convoite le poste de sénateur pour les prochaines élections et pourquoi pas puisque tout s’achète et se vend dans notre pays.

BELAÏD Benyahia dit Harara, un analphabète qui gère ou plutôt digère la commune de Sidi M’hamed Benaouda, depuis plus de 15 ans, exploite sans retenue cette collectivité dont les biens sont carrément détournés à son profit. Son audace va jusqu’à étaler sa fortune sans même aucune précaution de forme. .

Aucune autorité ne s’est manifestée pour donner une explication tant attendue par une population frustrée et outrée à une situation à la fois honteuse et scandaleuse par ce responsable dans un pays qui a sacrifié plus d’un million et demi de chouhada et qui fut un modèle d’intégrité et de solidarité nationale.

Dans un pays normal et qui se respecte, une dénonciation aussi grave que celle-ci et qui concerne la gestion des deniers publics ne devrait pas rester sans suite. Au minimum une enquête aurait été diligentée et les responsables interpellés et, pourquoi pas sanctionnés si bavure il y a.

Le devoir de l’honorable citoyen est de dénoncer. Le responsable préfère le silence, se tait et fuit ses responsabilités comme on peut le juger à travers la gestion de certains dirigeants qui nourrissent une ambition personnelle pour des intérêts étroits.

Dans le cas présent ce P:/APC et bien d’autres savent qu’ils peuvent agir à leur guise, n’ayant de comptes à rendre à personne et donc assurés de l’impunité par des responsables complices qui mènent une politique de l’autruche. Embourgeoisés par des affaires douteuses faramineuses gracieusement offertes par une mafia politico économique et par le pouvoir avec les deniers du peuple. Ces responsables apprécient par-dessus tout, l’exaltation et le discours flatteur, le respect et la soumission des autres à leur autorité d’une manière ou d’une autre (l’argent et le pouvoir). Nos Lois relèvent du droit du plus fort.

Le 1 aout 2009
Mohamed SMAIN
Vice Président
Chargé des relations extérieures