Après le nouveau week end, l’annulation des crédits à la consommation

Après le nouveau week end, l’annulation des crédits à la consommation

Des décisions de choc dont les victimes sont les petites gens

El Khabar, 2 août 2009

Le gouvernement vient de surprendre les algériens avec l’annulation des crédits de consommation et ce, après quelques jours seulement, de l’annonce du changement du week-end. Ces deux décisions successives qui touchent directement la vie quotidienne du citoyen, ont été prises très rapidement, sans tout autant laisser à ce citoyen une période pour s’en adapter.
Les citoyens qui ont déposé leurs demandes de crédits bancaires, à l’exception de l’immobilier, seront forcés de les retirer, suite au décret présidentiel qui a mis fin à ce genre de crédits.
Sur le plan organisationnel et juridique, la constitution algérienne donne le droit au gouvernement de prendre ce genre de décisions. Mais ce qui n’est pas normal, c’est que l’appareil exécutif a choqué, du jour au lendemain, le citoyen par une décision qui a, apparemment, été dicté par la loi de finance complémentaire. En fait, cette décision intervient au moment où les algériens n’ont pas encore « avaler » le changement des jours de repos.
Beaucoup de points d’interrogations sont soulevés autour de telles mesures. Le gouvernement a l’habitue d’en prendre pour les appliquer le jour même, sans consulter les citoyens, à travers leurs représentants au parlement.
Le gouvernement a préféré, en revanche, laissé en vigueur les facilités bancaires sur l’immobilier, notamment les crédits pour acquérir un logement, bien que les complaintes des nécessiteux en quête d’un logement n’ont pas cesser, à cause, d’une part de la flambé du prix du foncier, et d’autre part, à cause du niveau de salaire exigé, pour obtenir ce crédit. Et la, ceux qui gagnent un salaire moyen ne pourront jamais avoir droit à un logement respectueux.

02-08-2009
Par M.C



M. Mohammed Bairi à El Khabar

La suspension des crédits automobiles augmentera le prix des véhicules

M. Mohammed Bairi, président de l’association des concessionnaires automobiles a dénoncé la décision portant la suspension des crédits automobiles. Il a indiqué que l’association respecte les décisions qui ont été prises dans ce cadre, mais elle aura, cependant, un impact sur les prix qui vont forcément augmenter. Des pertes vont également être enregistrées, suite à la baisse des ventes et le retour en force du marché noir.
M. Bairi a expliqué à El Khabar que la décision du gèle ou de la suspension des crédits de consommation, notamment les crédits véhicules aura un grand impact sur la plupart des employés du secteur et concessionnaires, « cependant, je pense que débattre cette décision ou s’opposer à elle ou même exprimer son opinion y concernant n’est pas de notre ressort mais de celui du consommateur qui sera la première victime », a ajouté M. Bairi.
Ce responsable a expliqué, dans le même cadre, que cette décision aura des répercussions directes sur le secteur automobile, étant donné que d’énormes investissements ont été réalisés dans ce cadre et durant plusieurs années.
Il a expliqué que le taux de transactions effectuées via des crédits bancaires par les concessionnaires automobiles oscille entre 30 et 40% de l’ensemble des ventes.
Pour ce qui est des autres répercussions de cette décision, M. Bairi a affirmé que cette mesure encouragera, de nouveau, l’émergence du marché parallèle et l’augmentation des prix des voitures. L’ampleur de la contrebande et du marché parallèle, à son tour, va augmenter, à l’instar de ce qui se passe au marché automobile de Tidjelabine. Il a ajouté que les premières victimes sont les familles auxquelles il n’est pas facile actuellement de se procurer une voiture par un payement cache.
Il est clair que les autorités ont constaté que la première décision qu’elles ont prise, portant d’imposer des taxes sur les nouvelles voitures n’était pas efficace, la preuve en est l’augmentation du volume des ventes en 2008, qui ont augmenté de 200 mille à 230 mille unités vendues. De ce fait, les plus grands perdants sont les consommateurs en premier lieu et les concessionnaires en second lieu.
Pour ce qui est de l’avenir de quelques banques qui se sont spécialisées dans les crédits consommation, à l’instar de « cétélem », la branche de la banque française « BNP Paribas », elle a été réintégrée au groupe de la banque nationale française BNP Paribas, ainsi que les autres qui ont diversifié leurs porte feuils, notamment dans le cadre de l’épargne concernant le logement, à l’instar de la banque Société Générale.

 

02-08-2009
Par S. Hafid