Vienne nie avoir versé à Al Qaïda la moitié de la rançon pour libérer ses deux ressortissants

Craintes sur de nouveaux enlèvements à cause d’une crise financière chez les ravisseurs

Vienne nie avoir versé à Al Qaïda la moitié de la rançon pour libérer ses deux ressortissants

El Khabar, 9 avril 2008

Le gouvernement autrichien a nié, hier, les informations rapportées par des médias locaux et internationaux qui ont indiqué que les ravisseurs se sont retenus de tuer les otages de la branche d’Al Qaïda dans le désert malien car « le gouvernement de Vienne a payé la moitié de la rançon réclamée, estimée à 5 millions d’euros » pour leur libération.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a assuré hier à l’Agence France Presse que Vienne « a encore beaucoup de temps devant elle pour négocier afin de libérer ses ressortissants ».
Le gouvernement autrichien a assuré que « les négociateurs ne se sont entendus avec les ravisseurs ni sur le versement total ou partiel de la rançon afin de prolonger le délai fixé pour la poursuite des négociations ». Le groupe de Abou Zeïd n’a pas tué les deux otages à cause du capotement des négociations pour des raisons extérieures à la partie autrichienne. Cela alors que le porte-parole du ministère des Affaires étrangères autrichiens a expliqué l’échec des négociations par l’interruption du contact avec les ravisseurs qui se déplacent à tout moment dans le fin-fond du désert entre le Nord du Mali et le Sud de l’Algérie.
Par ailleurs, des journaux autrichiens ont rapporté que les terroristes de l’organisation d’Al Qaïda passent actuellement par une phase de crise financière aigue, qui pourrait les amener à d’autres enlèvements d’otages, ce qui a semé la panique chez les citoyens et les responsables sécuritaires, d’autant plus que le ministre du Tourisme tunisien a annoncé, avant-hier, que son pays attend l’afflux de 500 touristes autrichiens durant cette semaine.

 

09-04-2008
Par M. Cherak/ Traduit par F.L