L’Armée double les opérations de reconnaissance aérienne

Malgré l’absence de drones

L’Armée double les opérations de reconnaissance aérienne

El Khabar, 8 août 2009

Le ministère de la défense nationale étudie actuellement les possibilités d’acquisition des avions de reconnaissance, sans pilotes, pour les utiliser dans la lutte antiterroriste. Plusieurs problèmes techniques et politiques font face, cependant, à ces transactions.
Une source bien informée a indiqué à El Khabar que l’Armée a décidé de doubler son arsenal militaire aérien, en le renforçant par des moyens de reconnaissance « lourds », qu’elle utilisera, pour faire face aux menaces des groupes terroristes, après qu’un retard de deux ans ait été accusé, dans l’importation de ces avions sans pilote, à cause des conditions imposées par les Etats-Unis sur l’Algérie.
Le commandement des forces aériennes ainsi que l’Etat major ont insisté, depuis plus de deux ans, sur la nécessité d’augmenter le nombre d’avions de chasse munis d’un pilotage automatique, pour les utiliser dans la lutte antiterroriste, pour le but de réduire les pertes humaines que ce soient des soldats et ou parmi les civils. Le ministère de la défense nationale a adressé, selon la même source, une demande au Gouvernement pour obtenir entre 50 et 60 avions de reconnaissance et de chasse avec pilotage automatique pour suivre les traces des membres d’Al-Qaïda.
Cette décision a été confrontée à plusieurs difficultés, y compris le fait que les fournisseurs traditionnels de L’Algérie, notamment, la Russie et les pays de l’Europe de l’Est ne possèdent pas de systèmes modernes, en ce qui concerne la reconnaissance aérienne sans pilote et que ce genre d’avions fabriquées, en Afrique du Sud, que l’Algérie a achetés, il y a quelques années, ne sont pas fiables et ne sont pas aussi performants que les avions de reconnaissance américains.
L’importation de l’arsenal de guerre des Etats-Unis a, notamment, confronté plusieurs difficultés d’ordre politique, et la volonté de l’Algérie d’obtenir des moyens techniques modernes qui ont prouvé leur efficacité dans la lutte antiterroriste n’a pas cessé d’augmenter, après que le système de reconnaissance automatique que l’Algérie a importé des Etats-Unis en 2002, appelé « segent » a joué un rôle primordial dans la mise hors d’état de nuire de l’émir du groupe Salafiste pour la prédication et le combat, le terroriste Nabil Sahraoui, le 4 juin 2004.

 

08-08-2009
Par A. Nacer