Guenaïzia à Rome pour impulser la coopération militaire

Dialogue méditerranéen dans le cadre de l’OTAN et accords de partenariat

Guenaïzia à Rome pour impulser la coopération militaire

Par : Yacine S., Liberté, 27 mars 2007

À l’invitation de M. Arturo Mario Luigi Parisi, ministre italien de la Défense, M. Abdelmalek Guenaïzia, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale effectue depuis hier une visite officielle en Italie. Ce déplacement s’achèvera le 28 mars en cours, selon un communiqué rendu public hier par le ministre de la Défense nationale : “Cette visite doit permettre aux deux parties de pouvoir examiner l’état de la coopération militaire bilatérale dans tous ses domaines et d’étudier de concert les voies et moyens à même de l’impulser dans le cadre des accords de partenariat qui les lient.” Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, M. Abdelmalek Guenaïzia, s’est entretenu hier, à Rome, avec le ministre italien de la Défense, M. Arturo Parisi, au premier jour de sa visite officielle en Italie. L’état de la coopération militaire entre les deux pays et les perspectives de son renforcement ont été au centre des entretiens entre les deux ministres. La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur d’Algérie à Rome, M. Rachid Marif. Il faut savoir que l’Algérie a pris part en février 2006 en Italie à la première réunion informelle des ministres de la Défense des pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique-Nord (OTAN) et des pays participant au dialogue méditerranéen. L’Algérie a entamé, ces dernières années, le processus de modernisation de l’armée dans l’objectif de se mettre à niveau des technologies existant au niveau international. Sa participation aux manœuvres de l’OTAN en est la parfaite illustration. Ce qui lui permet d’être à jour en termes de sécurité de contrôle, de repérage et d’interception. Si l’expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme est aujourd’hui courtisée par les grandes puissances, il n’en reste pas moins qu’Alger veut en échange une coopération plus accrue, fondée sur les principes de l’unité et l’indivisibilité de la sécurité. En d’autres termes, l’Algérie entend également bénéficier des grandes expériences de l’OTAN. Lors de son récent déplacement à Alger, le général d’armée Raymond Henault, président du Comité militaire de l’OTAN, a déclaré que l’Algérie “est l’un des pays les plus actifs dans le dialogue méditerranéen” et qui participe activement dans les programmes de l’Alliance Nord-Atlantique, notamment dans le programme Endavour de lutte antiterroriste.
Il a affirmé que l’OTAN travaille étroitement avec l’Algérie pour améliorer l’échange d’informations et de renseignements. “Il y a beaucoup d’avantages pour l’OTAN à poursuivre cette collaboration” avec l’Algérie, car, a-t-il dit, sa lutte contre le terrorisme est reconnue au niveau mondial. Il a relevé aussi que l’Algérie possède “des capacités et connaissances opérationnelles qui peuvent aider tous les pays de l’OTAN, y compris ceux du dialogue méditerranéen, à mieux faire face aux défis du terrorisme”. Relevant l’importance de la sécurité et de la souveraineté de l’Algérie, le général d’armée a souligné que l’OTAN “est consciente du désir de ce pays quant à sa souveraineté, comme cela a été soulevé très clairement”, a-t-il dit, lors de ses rencontres, notamment avec le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem et le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui ainsi qu’avec les responsables militaires.

Yacine S.