Les brigades anti-émeutes ouvrent leurs portes à la presse

Les brigades anti-émeutes ouvrent leurs portes à la presse

par Salah-Eddine K., Le Quotidien d’Oran, 24 février 2011

La presse a été conviée, hier, à une visite guidée dans trois écoles des unités républicaines de sécurité (URS).

Une à Boudouaou dans la wilaya de Boumerdès et les 2 autres dans la wilaya d’Alger.

Le commandant Djillali Boudalia, le responsable de la communication à la DGSN, a indiqué que cette sortie «avec la presse» répond à l’objectif de faire connaître ce corps ainsi que d’expliquer son rôle et les missions qui lui sont dévolues.

Première étape : la 17ème unité républicaine de sécurité de Boudouaou. Le commandant des unités républicaines de sécurité, donnera quelques détails sur la formation des agents des forces anti-émeutes ainsi que du matériel qu’ils utilisent pour le maintien de l’ordre. Ce «corps ordinaire» de sécurité peut être investi de plusieurs missions qui vont du maintien de l’ordre à la protection du citoyen et de ses biens, en passant par la sécurisation des biens de l’Etat et des institutions. Les URS sont également chargées de veiller à la circulation routière, à la lutte contre la criminalité, et la drogue notamment.

Seconde étape : la 8ème unité des URS dans la commune de Kouba à Alger. Cette unité compte quelque 1.500 agents. Son commandant, explique à son tour, les missions principales ainsi que les missions annexes dévolues aux unités républicaines de sécurité qui ont latitude d’agir sur l’ensemble du territoire national en cas de besoin. Il insistera sur la formation polyvalente de ces agents dont le plus grand nombre, sont «des bacheliers et licenciés d’université».

Dernière étape : la 9ème unité qui se trouve dans le quartier «La Montagne», dans la commune de Bourouba. Ces unités anti-émeutes, soulignera le commandant Djillali Boudalia, ont pour mission d’assurer la sécurité du citoyen et de préserver l’ordre public et non de réprimer.

Interrogé sur leur manière d’intervenir quand il s’agît de marche de contestation et notamment ce qui s’est passé le 17 février dernier, M. Boudalia expliquera que le nombre important de policiers déployés, constituait une force de dissuasion afin d’éviter le recours à ce qu’il a appelé ou qualifié de moyens légaux : c’est-à-dire la matraque, le jet d’eau et les bombes lacrymogènes. Treize unités de 90 agents chacune ont été mobilisées à l’occasion, a-t-il affirmé.

A une autre question relative à ce qui a été qualifié de «passage à tabac» de deux étudiants devant le ministère de l’Enseignement supérieur (MESRS) à Ben Aknoun, l’intervenant indiquera qu’ils «ont été malmenés» et «la hiérarchie a aussitôt réagi en ouvrant une enquête afin de déterminer les responsables de ces violations». Il précisera qu’aucun ordre n’a été donné pour user de la force, ajoutant que les responsables de cette action seront poursuivis et sévèrement sanctionnés.