Selon l’AFP, le GSPC change de dénomination sur ordre de Ben Laden

Selon l’AFP, le GSPC change de dénomination sur ordre de Ben Laden

par M.K., Le Jeune Indépendant, 27 janvier 2007

Dans une dépêche datée de Dubayy, l’agence française a révélé, hier, que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, qui aurait prêté allégeance à Al-Qaïda, selon un site islamiste qu’elle qualifie de crédible, a changé de dénomination.

Le changement de dénomination de l’organisation terroriste, précise l’AFP, a été opéré sur «ordre» d’Oussama ben Laden. «Après le ralliement du GSPC à l’organisation d’Al-Qaïda et après avoir prêté allégeance au lion de l’islam (…) Oussama ben Laden, que Dieu le garde, il était absolument nécessaire que le groupe change de nom pour montrer la véracité de la liaison des moujahidine en Algérie avec leurs frères d’Al-Qaïda», rapporte le site islamiste repris par l’AFP.

«Nous étions soucieux de changer de nom dès l’annonce de notre ralliement (à Al-Qaïda), mais nous n’avons pu le faire avant de consulter cheikh Oussama ben Laden, que Dieu le garde», selon ce communiqué daté de mercredi dernier et signé de l’«émir» du groupe, cheikh Abou Moussaab Abdel Ouadoud, alias Abdelmalek Droukdal.

«Cheikh Oussama ben Laden a transmis son ordre et son choix. Donc, le groupe annonce à tous les musulmans en Algérie et à l’extérieur qu’il a renoncé définitivement à son ancienne appellation (…) Et se nomme désormais l’organisation d’Al-Qaïda au pays (région) du Maghreb islamique», ajoute le chef du groupe.

Le ralliement supposé du GSPC à Al-Qaïda avait été annoncé la première fois le 11 septembre 2006 par Ayman Al-Zawahiri, numéro deux d’Al-Qaïda. Le GSPC avait alors prêté de nouveau allégeance à ben Laden, en lui promettant que ses soldats étaient à ses ordres pour «frapper qui il voudra et partout où il voudra».

Le chef d’Al-Qaïda, dont la mort a été évoquée, notamment en septembre dernier, observe depuis juillet dernier un silence médiatique qui a suscité des interrogations sur son sort, de la part même de ses sympathisants, sur des sites Internet islamistes.

Ce silence est d’autant plus «inquiétant», selon eux, que Zawahiri s’est exprimé, depuis, au moins à huit reprises par le biais d’enregistrements qui lui étaient attribués. Le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, a récemment admis l’existence de liens entre le GSPC et le groupe armé islamiste neutralisé au début de janvier près de Tunis, au cours d’affrontements avec la police qui ont fait 14 morts.

Le GSPC est considéré par les services de renseignements français comme le groupe constituantla «première menace terroriste» contre la France. M. K.