Les négociateurs cherchent un « contact sécurisé »

Les négociateurs cherchent un « contact sécurisé »

BAMAKO, 25 mars 2008 (AFP)

Les négociateurs cherchent un « contact sécurisé » avec les ravisseurs des deux otages autrichiens enlevés le 22 février par la branche d’Al-Qaïda au Maghreb pour « faire avancer les choses », a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

« Il faut ce contact physique, prolongé et sécurisé, avec les ravisseurs pour faire rapidement avancer les choses, c’est très important, mais pour le moment, il n’existe pas », a précisé cette source sous couvert de l’anonymat. Les ravisseurs et leurs otages se trouveraient dans le nord du Mali mais Bamako n’a jamais confirmé officiellement leur présence.

Al-Qaïda au Maghreb a prolongé jusqu’au 6 avril son ultimatum, qui a expiré dimanche à minuit, avait rapporté lundi un groupe américain de surveillance des sites islamistes. Sous le titre « dernier ultimatum », le groupe écrit dans un communiqué que « c’est une prolongation supplémentaire de deux semaines qui expirera dimanche 6 avril 2008 à minuit ».

Il avait averti qu’après cette date « l’Autriche, la Tunisie et l’Algérie seront tenues responsables de la vie des otages », a ajouté SITE Intelligence Group. »On sait qu’il est totalement hors de question que des terroristes soient libérés pour que les otages le soient. Il faut donc penser à la deuxième revendication des ravisseurs », a ajouté la source proche du dossier.

Dans les milieux proches du dossier, la demande de rançon devient de plus en plus chaque jour « la principale revendication ». Mais « où et comment faire parvenir la rançon aux ravisseurs d’une part et d’autre part où et comment récupérer en toute sécurité les otages? », s’est interrogé une source proche des négociations.

Officiellement, les ravisseurs réclament en échange de leurs otages la libération d’islamistes détenus en Algérie et en Tunisie. »Les conditions des moujahidine concernant la libération de certains de nos prisonniers en échange de la libération des otages demeurent les mêmes, sans changement, même si certains journaux, habitués au mensonge, disent autre chose », a encore souligné Al-Qaïda au Maghreb dans son dernier communiqué. Le groupe se référait à une rançon de 5 millions d’euros, que les ravisseurs auraient aussi réclamé pour la libération de leurs otages, selon le quotidien autrichien Kurier. Cette demande de rançon n’a jamais été confirmée par les autorités autrichiennes.