Remise de Abderrezak el-para aux autorités algériennes

Remise de Abderrezak el-para aux autorités algériennes

Zerhouni confirme les négociations

Par Lyès Bendaoud Liberté, 12 septembre 2004

Le ministre de l’Intérieur a, cependant, affirmé que l’intérêt d’El-Para, abordé sous son aspect
de la lutte contre le terrorisme, n’est plus vraiment le même.
Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, a affirmé, hier, que le gouvernement algérien était toujours en contact avec son homologue du Tchad en vue d’obtenir l’extradition du chef du GSPC, Abderrezak El-Para, pris en otage avec son groupe, depuis mars 2004, par les rebelles du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT) dans la région du Tibesti. “Vous comprendrez qu’en raison de l’importance et de la complexité de cette affaire, je ne puis divulguer trop d’informations ; en tout cas, nous sommes toujours en contact avec le gouvernement tchadien. Pour nous, l’intérêt d’El-Para, abordé sous son aspect de lutte antiterroriste, n’est plus vraiment le même puisqu’il a quitté le territoire national depuis une année”, a déclaré le ministre, au cours d’un point de presse tenu au terme de l’installation du nouveau wali d’Alger, Addou Mohamed Kebir. Indirectement, il a réexprimé la gêne des autorités algériennes à négocier avec le mouvement rebelle, en guerre contre le régime en place à N’djamena, représentant officiel et légal de la République du Tchad, au moment où le porte-parole de la rébellion faisait part de son exaspération devant la longévité sans doute inattendue de la captivité du chef terroriste. Les efforts de ce porte-parole, basé à Paris, ont pour but d’amener les États intéressés par El-Para, comme l’Allemagne – dont des ressortissants avaient été enlevés l’an dernier dans le Sud, près d’Illizi plus précisément, avant d’être relâchés au prix d’une rançon d’une valeur tenue inconnue – et l’Algérie, à reconnaître son organisation guerrière clandestine et illégale.

 

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