Le premier Centre africain de lutte contre le terrorisme en Algérie

Le premier Centre africain de lutte contre le terrorisme en Algérie

Les chefs d’Etat africains saluent l’initiative

par Sofiane B. , Le Jeune Indépendant, 10 juillet 2004

L’Algérie est, désormais, appelée à devenir la capitale africaine de la lutte antiterroriste, et ce depuis qu’elle a pris l’initiative d’abriter le Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme, premier du genre sur le continent noir.

L’initiative a été saluée à l’unanimité par les chefs d’Etat africains réunis à Addis-Abeba, dans le cadre des travaux de la troisième conférence ordinaire de l’Union Africaine (UA). Jouissant de son expérience incontestable dans la lutte antiterroriste, l’Algérie n’a, semble-t-il, pas trouvé de difficultés pour arracher l’accueil de ce centre appelé à jouer un rôle dans la lutte internationale contre les réseaux terroristes.

D’ailleurs, les chefs d’Etat africains ont insisté pour que le lancement de ce centre opérationnel coïncide avec la tenue à Alger de la seconde conférence intergouvernementale sur le terrorisme prévue les 12 et 13 octobre prochain.

Les chefs d’Etat ont instruit la Commission africaine de lutte contre le terrorisme afin qu’elle collabore avec le gouvernement algérien pour accélérer la cadence de réalisation, ce qui permettra à ce centre d’être opérationnel dans les plus brefs délais.

Un appel a été également lancé, lors de cette conférence, à l’Union européenne, aux Etats-Unis et à l’ONU pour qu’ils apportent toute l’aide nécessaire à la Commission, notamment dans le domaine financier. Par ailleurs, les chefs d’Etats africains ont également adopté un protocole additionnel à la Convention sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, adopté en 1999 à Alger, lors du 35e sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).

Ce protocole d’accord a pour objectif de renforcer la mise en œuvre de la convention d’Alger dans le cadre du plan d’action adopté par la réunion intergouvernementale de l’UA tenue dans notre pays en 2002. Les chefs d’Etats africains ont demandé, dans ce contexte, à la commission de l’UA de prendre toutes les mesures nécessaires en vue d’accélérer l’entrée en vigueur effective de la Convention et du Plan d’action d’Alger sur la prévention et la lutte contre le terrorisme en Afrique.

Un commissaire, en charge de la paix et de la sécurité, devra assurer le suivi des questions liées à la prévention et à la lutte contre le terrorisme, mais aussi l’harmonisation et la coordination au niveau continental entre les différents mécanismes régionaux, lesquels jouent un rôle complémentaire dans la mise en œuvre du protocole et de la convention.

Concernant la ratification ou l’adhésion à ce protocole, elle sera soumise à la convention d’Alger. Ce protocole fournira le cadre juridique nécessaire à l’entrée en vigueur de cette convention et à son application sur le terrain. S. B.