Assassinat de trois médiateurs touaregs entre l’Autriche et Al Qaïda

Hassan Fagaga révèle à El Khabar les conditions de la liquidation et les détails de la négociation

Assassinat de trois médiateurs touaregs entre l’Autriche et Al Qaïda

El Khabar, 17 avril 2008

Des sources qui suivent le dossier de négociation avec les ravisseurs des deux otages autrichiens au Nord du Mali depuis près de deux mois, ont indiqué que trois médiateurs entre le Gouvernement autrichien et le groupe de Abdelhamid Abou Zeïd ont été liquidés. Ces derniers étaient en mission officielle, pour assurer la médiation avec des documents qui portent les sceaux du gouvernement malien, et trois d’entre-deux sont d’origine touareg, et ont été incorporés récemment dans l’armée malienne.
Hassan Fagaga, le commandant militaire de l’Alliance pour le changement a révélé à El Khabar que « les négociations avec Abdelhamid Abou Zeïd ont débuté effectivement depuis quelques jours, et elles sont dirigées par des connaisseurs de la région du Nord conformément aux « conditions de Yahia Abou Amar, commandant de la région sahraouie qui a choisi lui-même 6 médiateurs ».
Selon ses propos, des délégués venant de l’Alliance pour le changement ont participé à la médiation, ces derniers avaient été intégrés à l’armée malienne conformément aux articles de l’accord d’Alger entre le gouvernement du Mali et les Touaregs, il y a un an.
Fagaga a déclaré : « jusqu’à présent trois médiateurs entre Al Qaïda et le gouvernement malien ont été tués, et ils font partie des Touaregs ».
El Khabar a interrogé Hassan Fagaga sur la raison du meurtre de l’étudiant Mohamed Moussa qui ne s’apprêtait pas à jouer le rôle de médiateur, et il a répondu que ceux qui ont effectué l’opération ont reçu d’abord des informations indiquant que Barakat El Cheikh serait accompagné de Mohamed Ould Midou, et lorsqu’ils ont vu Mohamed Moussa avec le cheikh, ils ont pensé qu’il était la deuxième personne demandée, alors ils les ont assassiné tous les deux.
Des sources proches des rebelles touaregs accusent les services de renseignement maliens appartenant à l’armée d’être derrière la liquidation.

 

17-04-2008
Par A. Kedadra/ Traduit par F.L