Report au 14 avril de l’affaire de deux terroristes du groupe d’Abderrezak « El Para »

Report au 14 avril de l’affaire de deux terroristes du groupe d’Abderrezak « El Para »

El Watan, 17 mars 2011

Le tribunal criminel près la cour d’Alger a reporté jeudi au 14 avril l’affaire de Ferrah Omar et Aissani Yacine poursuivis pour adhésion à un groupe terroriste armé, assassinats et implication dans l’enlèvement de touristes allemands, a indiqué jeudi l’APS.

Le tribunal criminel a reporté l’affaire en raison du retrait de la défense qui a requis la présence de Saifi Amar, alias Abderrezak « El Para », accusé dans la même affaire et dont le nom, argue la défense, figure dans la case des accusés sur l’arrêt de la chambre d’accusation qui défère l’affaire au tribunal criminel.

Après délibération sur la requête, le président du tribunal, le juge Bekri Boualem, a répondu que « le tribunal n’estime pas nécessaire la présence de Amar Saifi (El Para) au tribunal et compte tenu du retrait de la défense, le tribunal criminel désigne des avocats commis d’office pour défendre les prévenus le 14 avril ».

Le ministre de la Justice, garde des sceaux, M. Tayeb Belaïz, avait confirmé récemment le placement « sous mandat de dépôt » de Abderrezak « El Para » conformément aux dispositions de l’ordonnance présidentielle portant levée de l’état d’urgence. « Son affaire est désormais entre les mains de la justice », avait-il précisé.

Selon la défense, les deux prévenus sont poursuivis pour participation à plusieurs opérations terroristes (actes de destruction, assassinats et embuscades) contre des éléments de l’Armée nationale populaire et les services de sécurité. Ils ont aussi participé avec Abderrezak « El Para » à l’embuscade dressée dans la région d’Illizi aux propriétaires de sociétés implantées au Sahara, au cours de laquelle les terroristes ont enlevé plusieurs ressortissants étrangers et se sont emparés d’appareils GPS et de sommes d’argent en euro, ainsi qu’à l’opération qui a ciblé les forces spéciales en 2004.

Les deux prévenus ont également participé à des opérations de demande de rançons et d’achat d’armes et à l’évasion de près de 1200 prisonniers de la prison de Tazoult à Batna en 1994. El Watan.com