Le procès de Benhadid ce jeudi

Le procès de Benhadid ce jeudi

Mohamed Kebci, Le Soir d’Algérie, 5 mars 2018

Jeudi prochain, le général à la retraite Hocine Benhadid comparaîtra de nouveau au tribunal de Sidi-M’hamed pour se défendre contre les chefs d’accusation de «port d’arme sans autorisation» et d’«outrage à la personne du Président et à l’institution militaire», délit prévu dans les articles 144 et 145 du code pénal, retenus contre lui. Et encore une fois, un des membres de la défense du concerné, Me Bachir Mecheri, dit craindre que cette audience soit, une fois de plus, «reportée pour compléments d’information» ou pour une «étude approfondie du dossier». Soit un remake des audiences du 14 décembre et du 19 octobre passés quand il a été décidé du report du procès.
L’ancien commandant de la 8e Division blindée qui, depuis sa libération le 11 juillet 2016 pour des raisons de santé, au bout de près de neuf mois de détention provisoire, poursuivait son traitement avec des consultations effectuées en France, sera, selon Me Mecheri, présent à l’audience de ce jeudi. Arrêté par des gendarmes à la fin du mois de septembre 2015 sur l’autoroute, il a été aussitôt sorti de son véhicule, amené au siège de la Brigade de recherche à Bab-Djedid, à Alger. Une arrestation «brutale et musclée» liée à ses interventions médiatiques faites quelque temps auparavant à travers lesquelles il avait pris pour cibles Saïd Bouteflika, le frère cadet du président de la République, Ali Haddad, le patron du FCE, et le vice-ministre de la Défense et chef de l’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah. Des délits prévus dans les articles 144 et 145 du code pénal, pour lesquels il encourt une sanction pécuniaire de 100 000 à 500 000 DA.
Me Mecheri dit attendre avec «impatience» l’audience de ce jeudi lors de laquelle il soutient qu’il s’évertuera à «démentir toute trace de délit d’outrage à l’institution militaire ou au Président retenus dans le dossier. Ceci en sus des nombreux vices de forme que nous efforcerons de mettre en exergue».
K. M.