Suite à l’agression d’un citoyen par un député de Annaba

Suite à l’agression d’un citoyen par un député de Annaba

Les dossiers de parlementaires, dans ce cas, s’amoncellent

El Khabar, 15 août 2009

L’agression commise, il y a quelques jours, par un parlementaire du Front Libération National, à Annaba, a suscité de nouvelles pressions sur le Président de l’Assemblée Populaire Nationale, remettant à la surface, une longue liste de dépassements qui seraient sur le bureau de Mr. Abdelaziz Ziari. Ces accusations auraient mené à des actions en justice, si l’immunité parlementaire avait été retirée.
Deux jours après l’agression, les services de sécurité, en charge de cette affaire, enquêtent après les déclarations des parties et étudient toutes les hypothèses, sur le déroulement de l’agression.
Ce n’est pas la première fois qu’il est fait mention d’un parlementaire dans une affaire d’agression, alors le parlement a gelé, pour des raisons indéterminées, des dossiers. Il y a trois ans, le député du Rassemblement national démocratique, Ismail Mira, était accusé du meurtre d’un citoyen de Bejaia. Le parlementaire du Mouvement de la Société pour la Paix, Abderezak Achouri, a été, également, lié à une affaire d’agression d’un policier, au niveau de la PAF de l’aéroport international Houari Boumediène.
A ce jour, ces parlementaires ne sont toujours pas jugés pour les charges qui leurs sont attribuées et certains jouissent encore de l’immunité parlementaire.
Par ailleurs, c’est le ministère de la justice qui est rendu responsable des dossiers relatifs aux agressions des parlementaires, vu qu’il est le destinataire des dossiers d’investigations, transmis par les services de sécurité et qu’il est responsable de leur transmission au parlement en vue du vote pour le maintien ou la suspension de l’immunité parlementaire. Cependant, selon des sources, le ministre de la justice aurait transmis plusieurs affaires aux présidents des deux chambres, mais ces affaires n’ont connu aucune suite.