Procès: La présence d’El Para réclamée

BISKRA ABRITERA LE PROCÈS

La présence d’El Para réclamée

L’Expression, 05 Novembre 2007

Le tribunal criminel traitera le dossier du terrorisme dans sa prochaine session qui s’ouvrira le 10 novembre.

Saïfi Ammari, alias Abd Errazak El Para, sera prochainement jugé par le tribunal criminel de Biskra qui traitera son dossier relatif au terrorisme dans sa prochaine session qui s’ouvrira le 10 novembre.
Des sources judiciaires ont confié que le tribunal de Biskra a réclamé sa présence pour répondre des chefs d’inculpation de constitution d’un groupe terroriste, homicide volontaire, notamment contre les militaires, rackets, vol et contrebande.
Abd Errazak El Para, tout comme Hassen Hattab est actuellement entre les mains des services de sécurité. Il a été remis aux autorités militaires algériennes par des rebelles tchadiens, qui l’avaient capturé après l’affaire de l’enlèvement des 32 touristes allemands au sud de l’Algérie.
17 otages étrangers avaient été libérés dans le Grand Sud à la suite d’un assaut donné par l’ANP le 14 mai 2003. A la demande du gouvernement allemand, l’ANP renoncera à un second assaut pour libérer les autres otages. C’est le chantage qui prendra le devant de la scène. El Para touchera de la part du gouvernement allemand une rançon qui servira à l’achat d’un important lot d’armement pour le Gspc. Les négociations pour la libération des touristes a été menée par un médiateur malien, Iyad Ag Ghali après que Abd Errazak El Para, ait réussi à pénétrer en territoire malien pour fuir le dispositif militaire de l’ANP.
A l’âge de 35 ans El Para occupera depuis 2001, les maquis de Tébessa, Batna, Khenchela, El Oued et Biskra. Le différend qui l’opposera à Hassen Hattab à la suite du partage de la ghanima fera de lui un émir redoutable avec sous sa coupe pas moins de 300 terroristes. Refusant de coopérer avec Hattab, il rassemblera une fortune colossale amassée auprès de pauvres citoyens. Le différend prendra aussitôt forme d’une implosion qui s’est terminée par une véritable guerre interne, où plusieurs terroristes se sont entretués, d’autres seront exécutés. El Para s’est engagé dans les forces spéciales de Biskra. Radié des rangs de l’armée en 1991, il purgera trois mois de prison pour infraction aux consignes de l’armée. Il est décrit comme quelqu’un de haineux et pervers par les autorités militaires. Il a à son actif plusieurs dizaines d’assassinats, particulièrement parmi les militaires, pour la plupart des appelés. Sa mégalomanie l’aurait conduit à perpétrer l’opération d’enlèvement des touristes européens.

Ikram GHIOUA