Affaire DGSN-ABM : Dix ans de prison ferme requis contre Oultache

Affaire DGSN-ABM : Dix ans de prison ferme requis contre Oultache

El Watan, 24 mai 2015

Le procureur de la République de la 2ème chambre correctionnelle près la Cour de Boumerdès a requis ce dimanche une peine de 10 ans de prison ferme assortie d’un million de dinars d’amende contre les principaux accusés dans l’affaire de malversation impliquant 21 cadres de la DGSN et trois responsables de la société Algerian Business Multimedia (ABM).

Le représentant du ministère public a requis la peine en question contre Oultache Chouiab, le chef de la commission de l’évaluation des offres à la DGSN et Daimi Youcef, directeur de l’administration générale. Les deux accusés sont poursuivis « pour dilapidation de biens publics, faux et usage de faux, passation de marchés en violation de la loi et abus d’autorité ». La même peine a été requise également contre le PDG d’ABM, Mohamed Anti Bouzar, son adjoint Toufik Sator et le directeur commercial de la même société, Zerrouk Djaider.

S’agissant des seize autres accusés, le procureur a demandé leur condamnation à des peines allant de 6 à 8 ans de prison ferme. L’affaire concerne, pour rappel, l’octroi de manière douteuse de deux marchés à la société Algerian Business Multimedia (ABM), dont l’adjoint du PDG, Toufik Sator, n’est autre que le gendre d’Oulatche Chouîb, le président de la commission d’évaluation des offres.

Les faits remontent à 2007. Le premier marché concerne la livraison de 10 000 onduleurs pour un montant de 115 millions de dinars. Alors que le second, octroyé de gré à gré, porte sur l’achat de la DGSN auprès d’ABM de matériel informatique consommable, tels que les cartouches d’imprimantes, pour un montant de 40 millions de dinars.

Il est à rappeler aussi que cette affaire a été jugée à deux reprises par la justice. Le principal accusé, Chouaib Oultache, a été condamné à cinq de prison ferme. Le PDG d’ABM et son adjoint ont, quant à eux, écopé de 4 ans de prison. Une peine qu’ils avaient déjà purgée depuis plus d’un an.

Ramdane Koubabi