«L’Algérie ne renoncera pas au soutien aux mouvements de libération»

TAYEB LOUH LEVE L’EQUIVOQUE

«L’Algérie ne renoncera pas au soutien aux mouvements de libération»

M. Kebci-Alger, Le Soir d’Algérie, 2 février 2015

L’Algérie «ne renoncera jamais à son soutien aux mouvements de libération» de par le monde qu’elle a, de tout temps, appuyés, en conformité avec l’un des principes phares de la glorieuse guerre de Libération nationale.

Cette précision est du ministre de la Justice, garde des Sceaux, qui répondait, hier dimanche à la préoccupation de sénateurs à l’occasion des débats puis de l’adoption en toute fin de journée de la loi sur la prévention du blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Car «les engagements internationaux ont dicté la signature d’accords internationaux de lutte contre le financement du terrorisme et du crime organisé.
D’où le renforcement de l’arsenal juridique et son adaptation aux normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme», expliquera Tayeb Louh pour qui cela «ne contredit en rien les positions politiques concernant le soutien aux organisations de libération».
Car ce texte définit avec «précision» les crimes du terrorisme et celui de son financement. Une définition autour de laquelle, par ailleurs, ajoutera encore le ministre de la Justice et garde des Sceaux, «le débat à l’international est toujours de mise» «même si des traités le définissent». Et puis, ajoutera-t-il, «l’Algérie distingue un groupe terroriste d’un mouvement pour la libération». Aussi, Louh a justifié la prérogative conférée au procureur général près le tribunal de Sidi-M’hammed, d’Alger, en terme de gel et de saisie des avoirs et de leurs bénéfices, propriétés ou destinés à un terroriste ou un groupe terroriste et en relation avec les crimes consacrés dans la présente loi par le souci de «créer une banque de données», faisant part d’un «projet de réforme du code de procédures pénales dans le sens de protéger au mieux les dénonciateurs et les témoins de crimes liés au blanchiment d’argent et financement du terrorisme».
Cela dit, le ministre de la Justice et garde des Sceaux a invité la presse à suivre de près les dossiers liés au phénomène du blanchiment d’argent. Surtout que les audiences sont publiques, dira-t-il, manière de signifier que la lutte contre ce fléau relève du quotidien et ne nécessite pas que l’on «communique à chaque affaire traitée». Ceci sans que Louh n’aille jusqu’à «chiffrer» ces affaires, se contentant de dire que ces affaires sont «importantes».
Aussi, le ministre de la Justice, garde des Sceaux a annoncé l’organisation prochaine d’une conférence internationale sur le terrorisme et les sources de son financement, à l’instar du paiement de rançons et du trafic de drogue.
Ce conclave, à organiser de concert avec le ministère des Affaires étrangères, aura, selon lui, à examiner les questions liées au «trafic de drogue et à la criminalisation du paiement de rançon, principales sources de financement du terrorisme, notamment au Sahel».
M. K.