Projet de loi stipulant l’interdiction aux imams de se joindre à des partis politiques

Invité de Fatour Essabah

Le ministre des Affaires Religieuses, Abou Abdullah Ghlamallah

El Khabar, 13 mars 2007

Le ministre des Affaires Religieuses, Abou Abdullah Ghlamallah, qui était l’invité de Fatour Essabah, a indiqué hier que son ministère préparait un projet de loi stipulant l’interdiction aux imams de se joindre à des partis politiques et de se présenter à des élections. Il a affirmé que toutes personnes désirant se présenter devait d’abord quitter la mosquée car c’est un lieu de prière et non de pratique politique.
Concernant la désignation d’imams Salafiste pour encadrer plusieurs mosquées, ouvrant ainsi la porte aux idées Salafistes qui nourrissent le terrorisme, le ministre a expliqué que l’Algérie était un pays Maliki et que c’était indiscutable, pour ce qui est des imams, la plupart d’entre eux viennent aux mosquées en étant influencés par des idées qu’ils ont découvert à l’université. Il a ajouté dans le même contexte « nous en avons discuté et il nous est arrivé d’exclure ceux qui refusaient de faire le Dars du Vendredi (une première prêche de l’imam qui traite en général d’un sujet d’actualité) et rejetaient les instructions et directives du ministère ». Le ministère commence à examiner les demandes d’emplois des imams, se basant sur le principe que le citoyen Algérien est libre de travailler peu importe sa tendance.
Le ministre a été interrogé sur des graines de sectarisme qui poussent lentement, ce dernier a indiqué qu’en réalité c’était aux autorités d’estimer la gravité du sectarisme et non au ministère, précisant qu’il n’hésiterait pas à intervenir s’il constate des dépassements au sein des mosquées. Il a ajouté « dire qu’il y a une communauté Chiite c’est faux ».
Au sujet de l’affiliation du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, GSPC, à l’organisation El Qaida, il a déclaré que le terrorisme a été fabriqué par des parties qui l’ont soutenu au début, et « j’ai indiqué cela à un conseiller à l’ambassade des Etats-Unis qui m’a rendu visite il y a quelque temps ».
A propos de la présence de livres portant des idées radicales et extrémistes lors du dernier salon du livre, et de l’importance de revoir les commissions de contrôle créées à cet effet, il a avoué que des infiltrations survenaient quelque fois, la commission examine les livres qui lui sont soumis, les plus dangereux sont ceux qui concernent des fatwas.

2007-03-13
Par Y. Hamid/ B. Mohamed