Le jeune Hammouni écope d’une peine avec sursis

Après une arrestation controversée à Chlef

Le jeune Hammouni écope d’une peine avec sursis

El Watan, 30 septembre 2008

Le tribunal de Chlef a rendu hier (lundi 29 septembre) son verdict dans l’affaire qui opposait le jeune Hammouni (22 ans) à des policiers de la sûreté urbaine de Ouled Mohamed dans la banlieue sud de la ville de Chlef.

Une peine de 6 mois avec sursis a été prononcée contre le mis en cause qui était poursuivi pour outrage à agents de l’ordre public. Sa famille, ses proches, ses amis et voisins ont accueilli tout de même avec soulagement la décision du tribunal, à la veille des fêtes de l’Aïd. L’arrestation de l’accusé, devant le domicile familial, avait, rappelons-le, provoqué le mécontentement des voisins et jeunes du quartier. D’après leurs témoignages, le jeune Hammouni avait subi des « violences lors de sa fouille par cinq éléments de la police ». Ses avocats n’ont pas hésité à parler de « provocation », allant jusqu’à remettre en cause les conditions d’arrestation de leur mandant.

Ils ont fait remarquer que le « traumatisme physique » subi par le jeune Hammouni n’est nullement mentionné dans le certificat médical versé au dossier de l’intéressé, alors que celui présenté par un des policiers comporte une « incapacité physique de 14 jours ». De même, Mes Bennegouche, Matou et Bouziane ont relevé plusieurs contradictions dans les propos des victimes, notamment sur le lieu de l’arrestation et le mobile de leur descente, pendant que le jeune Hammouni et ses camarades faisaient une partie de rami après le f’tour. De leur côté, les jeunes, qui ont témoigné devant le juge, ont indiqué avoir été empêchés par des éléments de la sûreté de faire la moindre déclaration sur cette affaire. Toujours est-il, le verdict des juges vient clôturer une histoire regrettable qui a défrayé la chronique dans la région.

Par A. Yechkour