Affaire Hacène Fellah: Le procès prévu pour le 13 avril

AFFAIRE HACÈNE FELLAH

Le procès prévu pour le 13 avril

Le Soir d’Algérie, 4 avril 2010

Le procès du magnat des déchets ferreux et non-ferreux d’Annaba, Hacène Fellah, et de ses co-accusés, aura lieu le 13 avril au tribunal criminel d’Annaba, a-t-on appris auprès de l’un des 24 avocats de la défense.
Ce procès n’a pas été officiellement inscrit au rôle de la première session criminelle de cette cour, qui s’est étalée du 21 février au 28 mars 2010, où figuraient 52 affaires. A l’ouverture de cette session, une source judiciaire n’avait pas écarté une prolongation au-delà de la date arrêtée précédemment qui pourrait intégrer ce procès, expliquant que cela est tributaire de sa présentation par la chambre d’accusation. Cette affaire, qui a éclaté en mars 2009, a défrayé la chronique à Annaba. Le mis en cause n’est pas n’importe qui. Il occupait au moment de son arrestation, le poste de vice-président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) d’Annaba sous l’étiquette RND et était également président d’honneur du club-phare de la ville, l’USM Annaba en l’occurrence. Il est considéré comme l’un des hommes d’affaires ayant réussi à amasser une grosse fortune en un laps de temps relativement court. Après son arrestation par le CTRI d’El Hadjar au début du mois de mars 2009 et sa présentation au tribunal territorialement compétent, le mis en cause a été placé sous mandat de dépôt et incarcéré à la maison d’arrêt de Bouzaâroura où il séjourne depuis. Il lui est reproché plusieurs griefs, notamment la fraude, l’évasion fiscale, fausses facturations et blanchiment d’argent. L’enquête aurait abouti à la découverte de biens immobiliers acquis par le mis en cause ou ses proches dans un pays voisin et même dans l’un des Emirats du Golfe. Le dossier relatif au blanchiment d’argent est pris en charge par le pôle judiciaire spécialisé de Constantine. Les services des impôts d’Annaba et d’El Tarf, où sont implantés ses entreprises, se sont constitués partie civile pour des préjudices estimés respectivement à 5 et 7 milliards de dinars. Pour sa part, l’expertise effectuée à la demande du juge d’instruction de la cour d’Annaba a évalué à 80 millions de dinars le montant de l’évasion fiscale. Principal co-accusé dans cette affaire, pour complicité, faux et usage de faux, le directeur général de Fersid, filiale du groupe Sider, a rejoint l’homme d’affaires, au centre de détention de Bouzaâroura, quelques temps après. De son côté, le collectif de défense, constitué d’une vingtaine d’avocats, estime que le dossier de l’accusé est vide et que leur mandant a fait l’objet d’un règlement de compte. Pour la défense, le déroulement du procès prouvera son innocence.
A. Bouacha