La justice traitera le dossier des prisonniers du FIS dissous, en octobre

La justice traitera le dossier des prisonniers du FIS dissous, en octobre

Selon l’avocat de l’intérieur, leur plainte n’a pas de fondement juridique

El Khabar, 27 août 2009

La chambre administrative près la cour d’Alger aura en octobre prochain les résultats de l’enquête ouverte suite à la plainte déposée par les « prisonniers du Sahara » contre le ministère de l’intérieur, exigeant le paiement d’un montant de 1.5 milliard de centimes, en guise d’indemnités pour les années qu’ils ont passé dans des prisons au sud, entre 1992 et 1996, à l’exemple de Ain Amgeul et Tamanrasset.

A cet égard, la plainte déposée par les militants du FIS dissous a exigé des indemnités, pour le préjudice dont ils étaient victimes. Ceux-ci ont soutenu dans la même plaine que les autorités étaient au courant que la région de Ain Amguel est polluée par les déchets nucléaires. Ils considèrent cela comme « un crime avec préméditation », ainsi ils ont exigé au ministère de l’intérieur des indemnités estimées à 1.5 milliards de centimes, pour chaque prisonnier d‘entre eux.

A relever que les autorités, à l’époque du président du conseil de l’Etat, le défunt Mohamed Boudiaf, ont mis 18 mille militants du FIS dissous ont en prison, juste après l’abrogation du processus électoral, sous le prétexte qu’ils constituaient un danger au ordre public. Selon certains prisonniers, quelques uns de leurs collègues sont décidés de suite du cancer, qui pourrait être causé par les radiations nucléaires.

Abdelaziz Abdenacer, l’un des six militants qui ont déposé la plainte, a indiqué la justice a traité le dossier d’une manière individuelle et non collective. Par la suite, la présidente de la chambre administrative a ordonné l’ouverture de deux enquêtes concernant deux personnes appartenant au groupe. Selon notre interlocuteur, la plainte a été déposée à la suite d’une consultation de M. Farouk Ksentini, le président de la commission consultative des droits de l’homme, CCDH, qui les a informé que l’affaire a été étouffée, quand elle a été adressée à la présidence.

Dans sa réponse au contenu de la plainte introduite en justice, l’avocat du ministère de l’intérieur a annoncé que les indemnités exigées n’ont pas été mentionnées par aucun texte juridique, y compris l’ordonnance présidentielle portant la mise en œuvre de la loi de la réconciliation nationale. Cette plainte n’a aucun fondement juridique, il a conclu.

 

27-08-2009
Par H.Y/ Traduit par R.K