Affaire des moines de Tibhirine: Les autorités algériennes gardent le silence

Affaire des moines de Tibhirine: Les autorités algériennes gardent le silence

par Z. Mehdaoui, Le Quotidien d’Oran, 12 juillet 2009

Interpellé en marge de la clôture de la session d’automne de l’APN au sujet des déclarations de l’ex-général français, François Buchwalter, sur l’assassinat des sept moines de Tibhirine, le Premier ministre Ahmed Ouyahia est resté de marbre. «C’est la journée du Parlement», s’est-il contenté de répondre quand les journalistes l’ont sollicité sur le sujet.

Le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN, Abdelaziz Belkhadem, prolixe d’habitude, a pareillement refusé de faire la moindre déclaration sur les propos tenus par l’ex-général français.

Hier, aucun responsable interrogé par les journalistes n’a voulu avancer le moindre mot.

En fait, on avait l’impression que tous les responsables se sont donnés le mot pour ne rien dire sur le sujet. Le seul peut-être qui a fait allusion à cette attaque contre l’armée et notre pays c’est le président de l’APN Abdelaziz Ziari. Lors de son discours, le président de la première Chambre, en rendant un hommage appuyé à l’armée et aux services de sécurité dans leur lutte contre le terrorisme, a abordé brièvement, et sans faire référence à personne, le sujet.

«J’ai voulu insister sur les efforts de l’Armée nationale populaire et les forces de sécurité en ce moment précis, parce qu’il existe ceux que la stabilité de l’Algérie dérange et qui utilisent tous les moyens pour faire revivre les allégations mensongères de ‘qui tue qui’», a-t-il déclaré devant les députés et le staff gouvernemental en présence du président du Sénat, Bensalah.

Est-ce les déclarations «apaisantes» du président français Nicolas Sarkozy qui sont à l’origine du «silence» observé hier par nos responsables ou le désir seulement de ne pas amplifier une polémique ?