Affaire Nezzar : Le général Maïza témoigne en Suisse pour « balayer des inepties »

Affaire Nezzar : Le général Maïza témoigne en Suisse pour « balayer des inepties »

Tarek HafidImpact24, 01.07.2015

Le général à la retraite Abdelkader Maïza, confirme avoir témoigné devant la procureure de Berne en faveur du général Khaled Nezzar dans l’affaire qui l’oppose à l’association suisse Trial. Le témoignage de l’ancien chef d’état-major de la 1ère Région militaire durant les années 90 visait à « balayer des inepties » sur le rôle de l’armée dans sa lutte contre le terrorisme.
Le général Khaled Nezzar bénéficie de la solidarité du général Abdelkader Maïza dans le procès intenté en Suisse par les défenseurs des thèses « quituquistes ».

Le journaliste Hichem Aboud relance son quotidien Mon Journal par des révélations sur les derniers déroulements de la plainte pour « crimes de guerre » déposée par l’association suisse Trial.

Mon Journal précise que plusieurs ex-hauts responsables algériens, en poste durant les années 90, ont été auditionnés par la procureure du tribunal de Berne. Le général à la retraite Abdelkader Maïza ; Ali Haroun, ex-membre du Haut Comité d’Etat ; le colonel à la retraite Belkacem Boukhari, ex-procureur du tribunal militaire de Blida ; Ahmed Djebbar, ex-conseiller de feu le président Mohamed Boudiaf et ex-ministre de l’Education nationale se sont présentés devant cette juridiction en qualité de témoins.

Des faits confirmés par le général Abdelkader Maïza, ancien chef d’état-major du secteur opérationnel d’Alger (SOAL). « Je me suis présenté devant madame le procureur du tribunal de Berne en qualité de témoin de la défense. L’audition s’est déroulée au courant du mois de juin », explique l’officier supérieur à la retraite en précisant que la magistrate avait exigé que cette phase de la procédure « reste confidentielle ».

L’effet Souadia

« Tout s’est très bien déroulée, elle souhaitait savoir comment l’armée algérienne et les services de sécurité procédaient dans la lutte contre le terrorisme. J’ai apporté mon témoignage de militaire, sans aucune restriction. Je l’ai fait par le passé devant les membres du panel onusien qui était venu en Algérie en 1998 et en 2002 lors du colloque international sur le terrorisme qui s’est tenu à Alger ».

Le général Maïza dit avoir constaté que la justice suisse ne disposait que de « faits révélés par la partie adverse ». « La partie plaignante se base sur des déclarations et des écrits qui chargent l’armée algérienne, à l’instar du livre de Habib Souadia. Il était impératif de balayer toutes ces inepties et de rétablir la vérité ». Le général Abdelkader Maïza précise avoir été convoqué devant la juridiction suisse à la demande du général Khaled Nezzar.

Ancien ministre de la Défense et membre du Haut Comité d’Etat, le général Nezzar est sous le coup d’une procédure judiciaire enclenchée par l’association Trial le 19 octobre 2011. Le 20 octobre, Khaled Nezzar était arrêté par la police suisse et auditionné durant 48 heures par le Ministère public de la Confédération. Il a été remis en liberté sur la base d’engagements de se présenter durant la suite de la procédure.

T.H.