Mohamed Ziane Hasseni a subi des tests ADN et graphologiques

Affaire Mecili

Mohamed Ziane Hasseni a subi des tests ADN et graphologiques

El Watan,15 novembre 2008

Les tests ADN détermineront l’innocence ou la culpabilité du diplomate algérien, Mohamed Ziane Hasseni, inculpé par la justice française dans l’affaire de l’assassinat de l’avocat et opposant Ali Mecili. Le diplomate et chef du protocole au ministère des Affaires étrangères s’est soumis à des tests ADN et graphologiques « pour prouver son innocence », a affirmé jeudi à l’AFP un de ses avocats.

Après avoir été auditionné par le juge d’instruction, « M. Hasseni s’est soumis à des tests ADN et à des prises d’écriture », a souligné maître Jean-Louis Pelletier afin de prouver « la bonne foi » de son client. Placé sous contrôle judiciaire, Ziane Hasseni, qui est inculpé de complicité d’assassinat, a depuis son arrestation « clamé son innocence » et se dit victime d’une méprise liée au fait que son nom ressemble à celui de Rachid Hassani qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en décembre 2007. C’est d’ailleurs la griffe de ce dernier qui est portée sur l’ordre de mission trouvé chez l’assassin de Ali Mecili. L’analyse graphologique et le test ADN devront apporter les précisions nécessaires pour faire toute la lumière sur cette affaire qui est restée longtemps dans les tiroirs de la justice française et qui a connu un spectaculaire rebondissement depuis l’arrestation et l’inculpation en août dernier de Ziane Hasseni. Pour rappel, c’est l’ancien colonel du DRS Mohamed Samraoui qui a appuyé l’accusation sur Hasseni, en témoignant qu’il s’agit bel et bien de la même personne qui a signé l’ordre de mission de l’assassin de Mecili. Outre les tests subis par l’accusé, y aura-t-il confrontation entre les deux hommes ? La justice française n’a pas encore tranché et les autorités algériennes retrouvent le silence. Ces dernières s’étaient exprimées le 15 octobre dernier par la voix du chef de la diplomatie, Mourad Medelci, qui a sollicité des autorités françaises « un règlement rapide de la situation du diplomate algérien ». Rappelons que l’avocat et militant des droits de l’homme Ali Mecili a été assassiné à l’âge de 47 ans, au bas de son immeuble, le 7 avril 1987 à Paris.

Par N. B.