Mohammed Samraoui, l’ex-officier qui fait toujours peur à Alger

Mohammed Samraoui, l’ex-officier qui fait toujours peur à Alger

Par Pierre Puchot, Mediapart.fr, 28.8.08

«Pour le pouvoir algérien, Samraoui, c’est le diable.» Dans la courte liste des officiers repentis, Mohammed Samraoui demeure, de l’aveu de tous les journalistes algériens que Mediapart a sollicités, celui qui dérange le plus Alger. C’est aussi celui dont on ne parle pas, ou seulement sous couvert de l’anonymat.

«Personne ne vous parlera de Samraoui en Algérie, confie à Mediapart un journaliste politique, dont la signature est bien connue des lecteurs d’un des principaux quotidiens algériens. C’est un sujet absolument tabou. Et on comprend bien pourquoi : il s’agit d’un des témoignages les plus percutants, les plus rares, et je pense les plus justes. Il faut être honnête : en dehors des journaux du régime, comme Liberté, personne en Algérie n’a accès à ce monde-là, celui du département des renseignements et de la sécurité (DRS), l’épine dorsale du régime. C’est pour cela que son livre est assez fascinant.»

Ce livre, paru en 2003 aux éditions Denoël, est une Chronique des années de sang, sous-titrée : Algérie, comment les services secrets ont manipulé les groupes islamistes. (Lire ici le sommaire et de l’ouvrage).

Mohammed Samraoui s’y raconte, et y narre par le menu sa vision de l’action de l’armée et des services secrets sur le Front islamique du salut (FIS, vainqueur des premières élections algériennes démocratiques avant le coup d’Etat de l’armée en 1992) et les Groupes islamiques armés (GIA). Infiltration, déstabilisation, radicalisation.

«Officier supérieur des services secrets de l’Armée nationale populaire algérienne (ANP), écrit-il, j’ai participé au coup d’Etat qui a destitué le président Chadli Bendjedid. Tout au long du début des années 90, j’ai pris part à la lutte contre les réseaux du terrorisme intégriste, parce j’estimais qu’il était de mon devoir de contribuer à sauver le pays. La suite des événements m’a permis de réaliser qu’en fait je me faisais le complice des bourreaux du peuple algérien.»

De là date la prise de recul volontaire de cet ex-officier qui, en 1992, pouvait être considéré «comme le numéro 3 du DRS, derrière les généraux Toufik et Lamari (décédé récemment), rappelle Addi Lahouari, professeur de sciences politiques à l’université Lyon II. Il a fui car sa conscience n’a pas supporté que le DRS infiltre et manipule les islamistes dans les proportions considérables que l’on sait».

Muté à l’ambassade algérienne d’Allemagne en 1992, on lui demande d’organiser la «liquidation physique» de deux islamistes algériens en 1995. Il refuse, et déserte un an plus tard. Réfugié politique en Allemagne, revenu à l’objet de ses premières études, il est depuis biochimiste dans une entreprise allemande.

En 2002, un an avant la parution de son propre livre, il témoigne au procès de l’ex-lieutenant Habib Souaïdia, auteur de La Sale guerre et poursuivi en diffamation par le général Khaled Nezzar, un des piliers du DRS et donc du pouvoir algérien. Ce procès s’achèvera par un non-lieu, grâce notamment au témoignage de Samraoui.

Un témoin clé

L’ex-directeur du «service de recherche et d’analyse» de l’armée algérienne (SRA) est donc un personnage central de toutes les tentatives de mise à nu du pouvoir algérien et des massacres perpétrés par le GIA au cours des années 1990, pour lesquels Alger refuse toujours la venue d’une commission d’enquête indépendante…

Un témoin plus crédible que les autres? Plus digne de foi en tout cas que l’ex-officier Abdelkader Tigha, auteur au printemps de Contre-espionnage algérien, et qui, dans un entretien accordé au Parisien, confirmait simultanément la manipulation par le DRS des groupes islamistes armés … et leur parfaite autonomie.

Directeur des éditions La Découverte et animateur, avec Salima Mellah, du site de référence Algéria watch, François Gèze a «aidé» Samraoui dans la publication de son livre en 2003. Il continue depuis à le considérer comme «un homme courageux, sérieux. Il est l’un des rares dissidents que l’on peut considérer comme fiables. Dans son livre, il a apporté tout un ensemble d’informations inédites, qui ont recoupé d’autres informations parcellaires, et que l’on a pu vérifier depuis. La véracité de ces informations ne peut donc être mise en doute, de même que la sincérité de l’homme».

Aujourd’hui âgé de 56 ans, la limite de Mohammed Samraoui est certes, comme le glisse ce journaliste algérien spécialiste du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, vraisemblablement formé à partir d’une scission des GIA), d’avoir «quitté l’Algérie depuis longtemps. De témoin, il est passé au rôle d’analyste».

Son statut continue cependant de gêner Alger. En 2007, le pouvoir algérien a tenté de le reprendre. Le 22 octobre, alors qu’il participait à un colloque en Espagne, il est arrêté à Benalmádena, à la demande d’un juge espagnol, suite à un mandat international lancé par Alger. Accusé de terrorisme, d’escroquerie et en particulier de «nuire à l’image de l’armée algérienne», il est relâché courant novembre, la justice n’ayant pu fournir le moindre élément étayant les accusations avancées par Alger.

Revenu depuis en Allemagne, il livrait la semaine dernière à Mediapart, en réaction notamment à une interview de l’ancien fondateur du GIA, Abdelhak Layada – dont nous nous faisions l’écho ici –, une analyse face à la caméra qui sonnait comme un résumé de son engagement depuis sa désertion en 1996:
http://www.dailymotion.com/search/samraoui/video/x6jo7k_mohammed- samraoui-biographie_news

URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/280808/mohammed-
samraoui-l-ex-officier-qui-fait-toujours-peur-a-alger
Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/pierre-puchot
[2] http://www.algeria-
watch.org/fr/article/div/livres/samraoui_sommaire.htm
[3] http://ffs1963.unblog.fr/tag/interviews/
[4] http://www.algeria-watch.org/francais.htm
[5] http://www.mediapart.fr/journal/international/200808/attentats-
en-algerie-l-explication-trop-simple-d-al-qaida
[6] http://www.algeria-
watch.org/fr/article/mil/annees_sang/reecriture.htm
[7] http://www.algeria-
watch.org/farticle/nezzar_souaidia/presse_analyse.htm


Affaire Mecili: les révélations de l’ex-espion algérien

Par Fabrice Arfi, Mediapart.fr, 28.8.08

Il ne lui aura fallu que quelques secondes pour reconnaître le visage du suspect. «C’est lui, sans le moindre doute possible», a lâché l’ancien agent secret en regardant les photos que nous lui avons présentées. Le colonel Mohammed Samraoui, plus haut gradé de l’armée algérienne en exil et témoin clé de l’affaire Mecili, est aujourd’hui en mesure d’affirmer à Mediapart que Mohamed Ziane Hasseni, le diplomate algérien arrêté le 14 août à Marseille, est bien la personne qui a commandité l’assassinat, en avril 1987 à Paris, de l’opposant au régime d’Alger André Ali Mecili.
Avant sa mort, cet avocat franco-algérien avait réussi l’unification des principaux mouvements d’opposition en Algérie. L’affaire, jamais élucidée, a brusquement resurgi du passé cet été avec l’interpellation à l’aéroport de Marseille-Marignane d’un diplomate algérien suspecté par la justice d’être le commanditaire des faits. Mis en examen pour «complicité d’assassinat», ce dernier proteste de son innocence, affirmant que les autorités françaises se sont trompées de personne.
Les révélations du colonel Samraoui, si elles sont confirmées dans les prochains jours par l’enquête du juge Baudoin Thouvenot qui tente de faire la lumière sur cette affaire Ben Barka bis (opposant marocain assassiné à Paris en 1965), viennent ainsi anéantir les dénégations du gouvernement algérien et des avocats du suspect dans cette affaire diplomatiquement sensible.
Mohamad-Khaled Lasbeur et Jean-Louis Pelletier, les défenseurs du diplomate algérien, parlent en effet «avec certitude» depuis plusieurs jours d’une grossière méprise dans l’identification de leur client. Le quotidien Liberté (journal très proche du pouvoir) a même évoqué le 25 août une nouvelle «affaire Dreyfus», et a taxé l’événement d’«erreur judiciaire» invoquant une confusion sur le nom et le prénom du diplomate interpellé, comme Mediapart en déjà fait état.
Nous avons rencontré Mohammed Samraoui (photo), dimanche 24 août, quelque part en Allemagne où l’ancien haut gradé de la toute-puissante Sécurité militaire algérienne a trouvé l’exil en 1997. Il y exerce depuis plusieurs années le métier de biochimiste, sa formation initiale.
Considéré par les dignitaires successifs algériens comme la bête noire du régime, notamment depuis la publication de son ouvrage Chronique des années de sang (voir son portrait par Pierre Puchot), Mohammed Samraoui est l’un des rares militaires capables d’identifier les responsables de la mort d’André Ali Mecili, victime d’un crime politique majeur, commis il y a vingt ans en France.
Deux ans avant sa mort, en 1985, André Ali Mecili avait réussi à fédérer depuis Londres les principales composantes de l’opposition algérienne, incarnées par le leader historique du Front des forces socialistes (FFS), Hocine Aït Ahmed, et l’ancien président algérien, Ahmed Ben Bella. Mecili était devenu l’homme à abattre. Il le fut, de trois balles, dans le hall de son immeuble du Quartier latin, à Paris, où il résidait depuis 1965.
«Là, il a sorti une mallette et lui a remis de l’argent»
En 2003 dans un témoignage à la justice, Mohammed Samraoui a confié au juge Thouvenot avoir été le témoin direct en 1987 d’une remise d’argent entre le commanditaire du crime et son exécutant, un proxénète répondant au nom d’Abdelmalek Amellou, quelques semaines après l’assassinat d’André Ali Mecili.
Abdelmalek Amellou avait été arrêté par la police française dans les jours qui ont suivi le meurtre, puis expulsé en «urgence absolue» vers l’Algérie dès la fin de sa garde à vue par le ministre de l’intérieur de l’époque, Charles Pasqua (ex-RPR). Une décision incompréhensible qui avait lancé la thèse d’une couverture du crime par le gouvernement français.
En 1987, Mohammed Samraoui était l’un des responsables de la Sécurité militaire (aujourd’hui Département du renseignement et de la sécurité, DRS) pour toute la région de Constantine. C’est là, dans un hôtel cossu de la ville de Skikda, que le tueur a été caché après son expulsion express. Avant sa «fuite» organisée par la France, la brigade criminelle avait toutefois retrouvé dans les vêtements d’Abdelmalek Amellou un ordre de mission pour tuer André Ali Mecili paraphé par un certain «Rachid Hassani», capitaine de la Sécurité militaire.
Vingt ans après, Mohammed Samraoui se souvient parfaitement de sa rencontre avec Hassani. Il raconte: «Au début de l’été 1987, le directeur de la Sécurité militaire de Constantine m’a convoqué. Dans son bureau, je trouve quelqu’un, ce prétendu Rachid Hassani que je ne connaissais pas auparavant. Il m’a dit de l’accompagner pour une mission. Je suis allé avec lui à Skikda. Là, on s’est dirigé vers l’hôtel Es-Salem (photo) où étaient cachés Amellou et sa concubine. Amellou a commencé à rouspéter, il n’était pas d’accord, il s’inquiétait pour son véhicule. Hassani tentait de le calmer par tous les moyens. L’autre était vraiment hors de lui. Là, il [Hassani] a sorti une mallette et lui a remis une partie de l’argent» pour l’assassinat de Mecili. Mohammed Samraoui évoque la somme de 800.000 francs (120.000 euros).
Ci-dessous, la vidéo de son témoignage intégral sur cet épisode:
http://www.dailymotion.com/search/samraoui/video/x6ko1p_samraoui1_news
Mohammed Samraoui assure n’avoir, depuis, jamais revu Rachid Hassani, un ancien gendarme passé à la Sécurité militaire au début des années 1980, puis entré dans le corps diplomatique dans les années 1990, en poste au Mali et en Allemagne, notamment, selon l’ancien agent secret.
Les photos qui accusent
En décembre 2007, le juge Thouvenot a délivré deux mandats d’arrêt internationaux à l’encontre du commanditaire de l’assassinat, un certain Mohamed Ziane Hassani (et non Rachid Hassani, ni Hasseni), et le tueur, Abdelmalek Amellou, lequel résiderait tranquillement aujourd’hui vers la ville de Koléa, située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d’Alger, selon des informations glanées «à droite, à gauche» par Mohammed Samraoui.
Depuis le 14 août et l’arrestation du diplomate algérien, tout l’enjeu du dossier est donc de savoir si l’homme interpellé, qui s’appelle Mohamed Ziane Hasseni (et non Hassani), selon son avocat et le gouvernement algérien, est la même personne que l’ex-capitaine Rachid Hassani qui a donné l’ordre par écrit d’abattre André Ali Mecili en 1987.
Une chose paraît acquise: l’homme arrêté à Marseille exerce depuis plusieurs années la fonction de chef du protocole au ministère des affaires étrangères algérien. Son nom, Mohamed Ziane Hasseni, apparaît dans les archives du site internet du ministère, comme en témoigne la capture d’écran ci-dessous.

Lors de notre rencontre, Mediapart a présenté à Mohammed Samraoui deux clichés de visites diplomatiques de ministres étrangers en Algérie sur lesquels figurent, en second plan, ledit Mohamed Ziane Hasseni, que des sources très bien informées nous ont aidés à identifier. La première photo a été prise le 15 novembre 2006 par Fayez Nureldine pour l’AFP et Getty Images (ci-dessous) à l’occasion du déplacement à Alger du ministre allemand des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.

La seconde (ci-dessous) est beaucoup plus récente. Elle date du 9 juillet 2008. Où l’on voit le ministre algérien des affaires étrangères, Mourad Medelci, accueillir sur le tarmac de l’aéroport d’Alger son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos.

Au premier coup d’œil, le colonel Samraoui a identifié formellement l’homme au second plan, lunettes, petite moustache, grande carrure (photo), comme étant le capitaine Rachid Hassani qui a remis l’argent de l’assassinat au tueur à l’été 1987. Si Mohammed Samraoui dit vrai, c’est toute la défense du suspect, portée haut par ses avocats et le gouvernement algérien, qui s’écroulerait comme un château de cartes. Le 25 août dernier, le ministre algérien de la communication, Abderrachid Boukerzaza, a ainsi parlé d’un «regrettable incident» à propos de l’interpellation de Mohamed Ziane Hasseni, assurant que la police et la justice françaises s’étaient trompées sur l’identité de la personne recherchée. Le ministre a par ailleurs affirmé que le diplomate avait «subi un traitement humiliant» après son arrestation, sans donner plus de précision.
Ces déclarations furent les seules émises publiquement par le gouvernement algérien depuis l’éclatement de l’affaire à la mi-août. Avant cela, d’autres s’étaient chargés de crier à la bévue française. Ce fut par exemple le cas du célèbre avocat français Jacques Vergès qui, malgré son absence dans le dossier, a qualifié l’interpellation du diplomate Hasseni de «scandale». «Il n’a pas le même nom. Il n’a pas le même prénom. Il n’a pas la même date de naissance. Il n’a pas le même métier. Et on l’arrête», s’est ainsi étonné Me Vergès, un proche du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, dans les colonnes de Liberté.

Jacques Vergès s’en mêle

Avant Jacques Vergès, l’ancien militaire Hichem Aboud, auteur de La Mafia des généraux, avait confié à Mediapart ses «doutes» sur l’identité de l’homme arrêté à Marseille. «Je ne suis pas du tout sûr que ce soit le même Hassani que je connais, qui est de la même tribu berbère que moi», avait-il assuré, précisant que Rachid Hassani était originaire de Oum el Bouaghi et Mohamed Ziane Hasseni natif de Tolga – les deux villes sont distantes de 200 kilomètres. M. Aboud, reconverti aujourd’hui dans le journalisme sportif, avait ajouté qu’«une autre personne que [lui] connaît le visage du vrai Hassani, c’est Mohammed Samraoui, même si je n’ai aucune estime pour lui».
Me Antoine Comte, l’avocat de la veuve d’André Ali Mecili (photo), pense lui aussi que Mohammed Samraoui est l’homme de la situation: «S’il (Mohamed Ziane Hasseni, ndlr) tente d’échapper à la justice au prétexte d’une homonymie, la solution est très simple: il faut le confronter à Mohammed Samraoui et le doute sera levé.» L’intéressé ne demande rien d’autre. «Si je suis convoqué, je serai demain à Paris», nous a-t-il confié.
Avant d’identifier sur photo Mohamed Ziane Hasseni comme étant le commanditaire du crime, le colonel Samraoui nous avait assuré qu’il nourrissait l’intime conviction que l’homme interpellé à Marseille était bien le bon, tout en prenant quelques précautions d’usage. «Mais je ne crois pas qu’il y a méprise. On veut dissimuler la véritable identité de Rachid Hassani», a-t-il assuré, précisant avoir à sa disposition «d’autres éléments qui [l’]incitent à croire qu’il s’agit du véritable Hassani». Mais ces éléments, il les réserve à la justice française.

Si les affirmations du colonel Samraoui sont véridiques, cela voudrait donc dire que les services algériens ont fabriqué une fausse identité à Rachid Hassani, transformé pour les besoins de la dissimulation en Mohamed Ziane Hasseni. Ou que Rachid Hassani était, en 1987, un pseudo. «Changer une indentité, c’est un jeu d’enfants», glisse dans un petit rire l’ex-agent secret algérien, qui ne mâche pas ses mots sur la classe dirigeante algérienne: «De la pourriture qui doit partir. La démocratie, pour eux, c’est avoir une justice à leurs ordres, une presse sous leur contrôle et avoir une armée qui réprime tout mouvement de contestation.»

Le point de vue de Mohammed Samraoui sur la fabrication d’une fausse identité au profit de Rachid Hassani, ci-dessous:
http://www.dailymotion.com/search/samraoui/video/
x6koiu_samraoui3_news

Mohamed Ziane Hasseni doit être entendu sur le fond du dossier par le juge Thouvenot le 1er septembre. En attendant, ses avocats ont fait appel de sa mise en examen et de son contrôle judiciaire qui lui impose de résider à Paris, de ne pas quitter la région Ile-de-France et de pointer deux fois par semaine au Palais de justice. Quant au ministère des affaires étrangères français, contacté par Mediapart, il n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire.
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URL source: http://www.mediapart.fr
/journal/france/280808/affaire-mecili-les-revelations-de-l-ex-espion-
algerien
Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/fabrice-arfi
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/280808/mohammed-samraoui-l-
ex-officier-qui-fait-toujours-peur-a-alger
[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/200808/affaire-mecili-le-juge-
le-prenom-et-l-assassin