Affaire du diplomate Hasseni: Le parquet de Paris requiert le non-lieu

Affaire du diplomate Hasseni: Le parquet de Paris requiert le non-lieu

par Salah C., Le Quotidien d’Oran, 10 février 2010

e parquet de Paris a requis un nonlieu en faveur du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, chef du protocole au ministère des Affaires étrangères, interpellé en France, en 2008, et placé sous contrôle judiciaire dans l’enquête sur l’assassinat de l’opposant Ali Mecili, en 1987 à Paris, a indiqué, hier, l’AFP qui cite des sources concordantes.

 Ainsi, les doutes formulés aussi bien par le présumé que par sa défense, en l’occurrence Me Jean-Louis Pelletier, sur le fait que M. Hasseni a été victime d’une homonymie se sont avérés fondés, notamment après le volte-face de son principal accusateur dans cette affaire, Mohamed Samraoui, lors d’une visio-conférence organisée le 4 août 2009, à Paris.

 A la fin du même mois, une requête avait été déposée par la défense de M. Hasseni aux fins de non-lieu auprès du juge d’instruction chargé de l’affaire Alain Philibeaux, à qui il revient, désormais, de suivre ou pas ces réquisitions de non-lieu concernant M. Hasseni.

 Ce jour, Me Jean-Louis Pelletier avait déclaré: «la preuve de la culpabilité de M. Hasseni n’a pas été apportée, trop de doutes subsistent». Les mêmes sources ont rappelé qu’au début du mois en cours, le parquet de Paris a décidé de soutenir cette requête.

 Pour sa part et clamant son innocence, M. Hasseni, placé sous contrôle judiciaire ciblé dès le départ par un mandat d’arrêt international et qui lui a valu de rester dans la capitale française, a déclaré, à maintes reprises, qu’il poursuivra ses démarches jusqu’à l’éclatement de la vérité, en demeurant sur le sol français.

 Réagissant à chaud à l’issue des propos contradictoires de Mohamed Samraoui qui a, particulièrement, nuancé ses accusations, l’avocat de M. Hasseni, Me Jean-Louis Pelletier avait indiqué à l’AFP que «cette confrontation à distance est venue conforter les éléments biographiques que nous avons fournis depuis plusieurs mois et qui montrent que M. Hasseni n’est pas la bonne personne». De son côté, l’avocat de la famille Mecili, Me Antoine Comte, a, lui aussi, noté que «M. Samraoui avait pas mal reculé dans ses certitudes en étant moins affirmatif en maintenant quelques doutes». Le même avocat avait admis que «l’évolution des déclarations de Samraoui est de nature à déboucher, peut-être, sur une modification de la situation de Hasseni».

 A l’origine de cette scabreuse affaire, l’accusateur s’était basé sur le fait qu’un ordre de mission avait été trouvé, lors d’une perquisition chez le tueur présumé, Abdelmalek Amellou et que ce document était signé d’un certain capitaine Rachid Hassani.