Loi du 23 février: L’APN prépare une riposte le 11 décembre

Loi française du 23 février 2005

L’APN prépare une riposte le 11 décembre

par Nabila K., Le Jeune Indépendant, 3 décembre 2005

Les groupes parlementaires de l’Assemblée populaire nationale (APN) projettent d’engager une démarche pour répondre, le 11 décembre, à l’Assemblée française qui vient de voter une seconde fois la loi du 23 février 2005, consacrant dans son quatrième article la glorification de la présence française dans ses anciennes colonies.

Les élus des partis MSP, RND, FLN et El-Islah ainsi que les indépendants entendent, indique-t-on, rédiger un texte dénonçant cette loi qui porte atteinte à l’histoire. Les présidents des groupes parlementaires ont décidé, selon le président du groupe parlementaire du MSP, M. Boumechra, rencontré jeudi au siège du parti, de travailler dans un premier temps de manière informelle, avant de passer à une seconde étape.

Celle-ci consiste, a-t-il précisé, en l’ouverture d’un débat en plénière autour de cette loi. Une tentative qui a échoué la première fois, a précisé à M. Boumechra. Notre interlocuteur a fait savoir que cette fois-ci rien ne pourra faire reculer les parlementaires, mais dans le cas contraire chaque formation politique «doit assumer sa responsabilité devant le peuple».

A noter que le groupe parlementaire du FLN a dénoncé encore une fois l’attitude du parlement français par rapport à l’adoption, une nouvelle fois, de la loi du 23 février 2005. Le FLN condamne et dénonce, dans un communiqué de presse transmis à la rédaction, l’idée de tromper les consciences et l’utilisation des manœuvres visibles par certaines parties ayant créé cette loi.

Le groupe parlementaire du FLN affiche son regret par rapport au niveau qu’a atteint l’institution législative française qui, par cette loi, a déçu l’opinion publique internationale et les peuples qui ont souffert des affres de la colonisation.

Devant la persistance de l’Assemblée française de ne pas vouloir reconnaître ses erreurs et les corriger, le groupe parlementaire du FLN, lit-on dans le communiqué de presse, rappelle sa «position ferme contre la loi de la honte». Le communiqué paraphé par le président du groupe, M. Laâyachi Daâdoua, précise que «la loi est apparue au moment où l’on espérait que la France allait regretter son geste vis-à-vis des Algériens et qu’elle allait reconnaître de façon officielle ses erreurs qui ne peuvent être décrites».

Il y a lieu de rappeler que le Parlement a décidé de se réunir en ses deux chambres il y a quelque temps au Club des pins afin de répondre de manière officielle au Parlement et au gouvernement français pour le vote de la loi du 23 février 2005.

Cependant, cette tentative est resté vaine, chaque parti ayant finalement réagi et répondu à la France de façon individuelle. N. K.