Epanouissement de la femme entrepreneur

Epanouissement de la femme entrepreneur :

Les élections, un défi à relever

par Kahina Benarab, Le Jeune Indépendant, 16 mai 2007

«Les législatives et la femme algérienne», tel est le thème débattu hier par les femmes chefs d’entreprise et cadres, lors d’une rencontre au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) coïncidant avec le rendez-vous électoral prévu demain.

Les débats ont tourné autour de cet événement national. Les intervenantes ont souligné la nécessité pour la femme d’aller donner sa voix le jour du scrutin afin de faire valoir ses droits en tant que citoyenne à part entière. Sur la participation de la femme algérienne au vote, le chargé de communication de l’UGCAA, M. Belnouar, a indiqué que l’Algérie est classée à la 120e place en matière de représentativité de la femme dans le Parlement.

Il a fait savoir qu’actuellement, sur les 389 députés à l’APN, 24 sont des femmes, au niveau du Conseil de la nation, 4 femmes figurent parmi les 144 sénateurs. Mme Khadidja Belhadi, chef d’entreprise dans le domaine du bâtiment, a invité la femme algérienne, quels que soient sa couleur politique, son niveau d’instruction, femme au foyer ou travailleuse, à voter demain afin de «se positionner» dans la société.

L’oratrice a exhorté les femmes responsables à prendre leur courage à deux mains et à entrer dans le monde de la politique afin que la femme ne soit pas éternellement marginalisée. Lui emboîtant le pas, Mme Boukaoucha Fella, cadre et candidate FLN à Alger, estime que c’est la femme qui ne s’implique pas suffisamment dans la vie politique.

Elle prône cependant le concept qui dit que c’est dans le pouvoir qu’on peut changer et faire aboutir – ses revendications. Pour la femme, il s’agit, précise cette même candidate, avant tout de l’avenir de ses enfants, particulièrement celui des filles.

Intervenant de son côté, Mme Kouadri Aïcha, présidente de l’Association des femmes cadres, a proposé d’initier une série d’enquêtes nationales sur le nombre de femmes responsables en Algérie. «On a même envoyé un mémorandum au président Bouteflika, sans obtenir de suite favorable à notre demande», a indiqué Mme Kouadri avant de souligner que le combat de la femme algérienne est un combat de longue haleine vu toutes les embûches qu’elle rencontre sur tous les plans.

Le problème, explique Mme. Kouadri, est lié au fait que la femme n’arrive toujours pas à concilier entre la vie professionnelle et la vie familiale. La femme est très méritante ; elle nécessite tout le respect, relève cette oratrice, tout en justifiant cette réalité par l’engagement de la femme à ses exercices au détriment de sa famille notamment.

L’ex-ministre chargée de la Communauté algérienne à l’étranger, Mme Sakina Bensâdi, a relevé que le combat de la femme ne s’est jamais interrompu. Cette ancienne ministre s’est félicitée du travail que réalisent les femmes cadres et responsables exerçant dans les différents domaines (santé, justice…).

K. B.