« Les réserves de change de l’Algérie sont de 102 milliards de dollars »

« Les réserves de change de l’Algérie sont de 102 milliards de dollars » (Loukal)

Ahmed Bounour, Maghreb Emergent 1 novembre 2017

« Nous avons les outils pour maîtriser l’inflation et il n’y aura pas d’inflation », a assuré le gouverneur de la Banque d’Algérie.

Les réserves de change de l’Algérie sont de 102 milliards de dollars, a déclaré, hier à la presse, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal.

Concernant l’apport des banques dans le financement du secteur économique, M. Loukal a assuré que ces institutions financières « ont les capacités pour poursuivre leur soutien à l’économie nationale si bien que le taux de croissance des crédits reste autour de 10%, ce qui augure une performance assez remarquable ».

Interrogé au sujet du financement non conventionnel, le gouverneur de la Banque d’Algérie a indiqué que la mise en place de ce dispositif était en cours, ajoutant qu’il sera accompagné d’un encadrement « très rigoureux » de façon à permettre à financer le déficit du Trésor public et de sa dette sans générer d’inflation.

« Nous avons les outils pour maîtriser l’inflation et il n’y aura pas d’inflation », a-t-il dit sans donner davantage de précisions.

De son côté, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya a annoncé l’installation prochaine d’un Observatoire national de l’épargne chargé, entre autres, de mettre en place de nouveaux mécanismes susceptibles d’attirer davantage de liquidité.

Dans le cadre des activités de cette observatoire, dont le ministre n’a pas précisé la date de création, il sera question de mettre au point des études et de réunir des statistiques relatives à l’épargne et dont les résultats devraient être exploités par les banques algériennes, selon les explications de M. Raouya qui s’exprimait à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau siège de la Cnep Banque.

Appuyant les dires du ministre, le président de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), M. Boualem Djebbar a indiqué que la « préoccupation permanente » des banques est l’augmentation et le développement de l’épargne et qu’il était nécessaire d’explorer toutes les voies possibles en vue d’attirer davantage de fonds. Il a expliqué le recul du volume de l’épargne dans les banques algériennes essentiellement par une importante consommation des crédits.

Il a ajouté, enfin, que la mise en place de l’Observatoire national de l’épargne travaillera sous la direction de l’ABEF.