«Orascom Telecom Algérie n’est pas à vendre»

Elle prévoit 500 millions de dollars d’investissements en 2009

«Orascom Telecom Algérie n’est pas à vendre»

par Mohamed Mehdi, Le Quotidien d’Oran, 24 août 2009

Le directeur général d’Orascom Telecom Algérie (OTA) a démenti les rumeurs faisant état de la volonté de la société mère, Orascom Telecom Holding (OTH), de vendre des parts de sa filiale algérienne. «OTA n’est pas à vendre», a déclaré Tamer El Mahdi, lors d’une conférence de presse organisée, hier, à l’hôtel Hilton, et qui a été consacrée à la campagne de solidarité de l’opérateur de téléphonie mobile et aux nouvelles promotions de Djezzy. Tamer El Mahdi a également annoncé que l’opérateur va clôturer l’année 2009 avec environ 500 millions $ d’investissements.

Après plusieurs actions de solidarité menées durant les années précédentes pour soutenir des domaines liés à l’action sociale et la santé, OTA contribue, à partir de cette année, au soutien du secteur de l’enseignement supérieur. Ainsi, le premier opérateur de téléphonie mobile (en nombre d’abonnés), a signé 6 des conventions de partenariat avec 6 institutions universitaires qui bénéficient ainsi d’une aide matérielle, d’un soutien pédagogique et de la possibilité d’offrir des stages pratiques à certains de leurs étudiants avec, à la clé, une possibilité de recrutement des diplômés parmi eux. Les institutions de l’enseignement supérieur (dont les recteurs étaient présents hier) sont les universités d’Alger et de Constantine, l’Ecole supérieure de commerce d’Alger (ESC), l’Université des Sciences et de la Technologie (USTHB), l’Institut national des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication d’Oran, et l’Ecole nationale polytechnique (ENP) d’Alger. Pour Tamer El Mahdi, il s’agit là d’un «investissement dans les ressources humaines» qui «ne va pas profiter uniquement à OTA, mais à l’ensemble des opérateurs du secteur des télécommunications». Globalement, les 6 accords, dont certains ont été signés il y a 3 mois, permettront aux institutions concernées de profiter de l’expérience d’OTA qui «emploie 30.000 personnes» dans différentes spécialités aussi bien techniques qu’en matière de gestion et de marketing, et des centres de recherches dont dispose le groupe en Italie et en Grèce.

Pour le recteur de l’université d’Alger, Tahar Hadjar, un des plus importants points de convention c’est de permettre de trouver des opportunités de stages pratiques pour les étudiants dans les spécialités dont a besoin son établissement. Selon Abderrahmane Djakoun, recteur de l’université Mentouri de Constantine, l’accord permettra en outre d’organiser des workshops pour les étudiants. Abdelmadjid Boutaleb, directeur de l’Institut des télécommunications d’Oran, a rappelé de son côté que les relations entre son institution et OTA «est ancienne», d’ailleurs, «beaucoup parmi nos ingénieurs travaillent chez OTA», précisera-t-il. OTA est également membre du Conseil de perfectionnement de l’Institut, et participe ainsi à «l’enrichissement des programmes de formation des ingénieurs». Le renouvellement de l’accord entre les deux partenaires prévoit la prise en charge par l’opérateur des projets de fin d’études (PFE) sanctionnant le cursus de formation. «Vous aurez dans 3 ans, des ingénieurs très bien formés. Nous avons orienté nos programmes selon les besoins des opérateurs de téléphonie mobile», a également déclaré M. Boutaleb qui a proposé à OTA de réfléchir à des modalités de création de micro-entreprises dans la sous-traitance pour le secteur des télécommunications.

Le Dr Benzaghou Ben Ali, recteur de l’USTHB, dont la convention de partenariat avec OTA est en phase de finalisation, a rappelé que son université a déjà signé des accords avec plusieurs entreprises dont celle du secteur des télécommunications, et qu’elle dispose d’un potentiel de 4.000 étudiants inscrits dans les filières de l’informatique et de l’électronique. Le directeur de l’ESC, M. Benmadi, a fait état de la signature de deux conventions avec OTA dont l’une concerne le développement des programmes de formation. Au nom de la directrice de l’ENP, M. Boubekeur, souhaite orienter la coopération avec OTA dans la création d’entreprises dans les secteurs liés aux télécommunications.

 

Les nouvelles promotions de «Djezzy» et «Allo OTA»

 

La seconde partie de la conférence de presse d’hier a été consacrée à l’annonce des nouvelles promotions des marques commerciales «Djezzy» et «Allo OTA» pendant ce mois de Ramadhan. Pour Djezzy carte, OTA a lancé son «numéro magique», le «30», qui se présente sous deux formules. Dans la première, l’abonné qui souscrit à la promotion bonus de 30 DA, «recevra immédiatement un bonus de 60 DA», valable «pour tous les appels et tous les réseaux en Algérie tout au long de la journée jusqu’à minuit». La seconde formule, dénommée «Liberty 24h», avec le même «numéro magique», l’abonné pourra bénéficier de Liberty 24h et ce pour 30 DA de plus que le tarif Liberty1, soit pour 129 DA pour des «appels gratuits et illimités vers Djezzy et Allo OTA, à partir de la première seconde pendant 24 heures». Toujours pour le prépayé, les abonnés d’Allo OTA bénéficient de tarifs réduits (sur la tranche horaire 1h du matin à 16h, et ce jusqu’au 29 septembre 2009), soit 1,5 DA l’appel (30 secondes) Allo vers le réseau OTA, et de 2,5 DA l’appel (30 secondes) Allo vers tous les autres réseaux nationaux.

Pour les abonnements post-payés, OTA offre, à partir du 30 août au 6 septembre, l’«Illimité 500» pour Djezzy Classic et l’«Illimité 400» pour Djezzy Control. Dans le premier cas, pour 500 DA, les appels sont «gratuits et illimités vers tout le réseau OTA 24h/24 et 7j/7 pendant 15 jours». Pour les nouveaux abonnés de Djezzy Classic, ils bénéficieront de «50% de remise sur les frais d’accès et 100% de remboursement de ces frais sur la première facture». Pour ce qui est de l’option «Illimité 400», l’offre permet des appels «gratuits et illimités vers tout le réseau OTA, tous les jours de la semaine de minuit à 18h, pendant 15 jours», pour un montant de 400 DA. Les nouveaux abonnés seront remboursés à 100% de leurs frais d’accès lors de la prochaine facture.