FFS à propos des assises ntionales de l’industrie

Alger, le 2 mars 2007

DECLARATON

Fidèle à sa démarche autoritaire, basée sur l’exclusion, le pouvoir a organisé «Les premières assises nationales de l’industrie », sans concertation préalable avec les partenaires sociaux et les forces politiques du pays. Ni les syndicats autonomes, ni les partis politiques n’ont été associés à la préparation de cette rencontre qui engage, pourtant, l’avenir d’un secteur important de notre économie.

Engagés à mettre en péril l’avenir des Algériens, les décideurs, partisans de l’ultra-libéralisation et du bradage de l’économie nationale, ont conçu un avant-projet de texte nommé «stratégie et politiques de relance industrielle» qui n’a, à aucun moment, pris en considération les besoins économiques, sociaux, culturels et environnementaux des Algériens.

Les concepteurs de l’avant-projet ont fait l’impasse sur les matières premières (pétrolières et minières) alors que leur transformation locale et un axe stratégique fondamental de toute politique de développement. La « nouvelle stratégie » porte uniquement sur le volet industriel (hors hydrocarbures) et n’intègre pas les autres secteurs de l’économie nationale qu’elle est censée entrainer (agriculture, BTP, services).

Par ailleurs, aucune évaluation du potentiel industriel existant n’a été faite. Pis, « la stratégie » conçue n’a pas tenu compte de l’expérience accumulée depuis trente ans par le secteur public, par les PME et PMI privées ainsi que par la main-d’œuvre algérienne.

L’objectif recherché par cette « stratégie » est le désengagement de l’Etat et l’ouverture totale de l’économie algérienne au capital étranger en marginalisant les opérateurs nationaux.

Cette stratégie industrielle a des implications très graves sur l’avenir de l’Algérie. Il s’agit en premier lieu de la remise en cause de la souveraineté nationale, chèrement acquise par les Algériens.

Sous prétexte d’une économie mondialisée, les tenants du pouvoir n’ont cessé de promulguer, en catimini, des lois ouvrant le marché algérien à des investisseurs étrangers, alors que l’expérience à démontré que l’investissement direct étranger ne transfère pas réellement la technologie qui est l’essence même de son existence et de son profit.

Par ailleurs, toutes les politiques économiques suivies, jusque-là, ont démontré leur échec et ne sont, en réalité, conçues que pour satisfaire des cercles étrangers en contrepartie d’un soutien politique à la dictature et le silence sur les violations des droits de l’Homme.

Le Front des Forces Socialistes considère que la stratégie industrielle proposée s’inscrit dans le processus de démantèlement et de bradage de l’économie algérienne par des décideurs qui n’ont pour souci que leur maintien au pouvoir et leur main mise sur les richesses du pays.

Le Front des Forces Socialistes met en garde les tenants de cette stratégie qui ouvrent le pays à la captation des ressources et du marché national par des forces étrangères, sans contrepartie équivalente.

Le Front des Forces Socialistes rappelle que le pouvoir assumera seul les conséquences désastreuses, de ses choix économiques, sur l’avenir du pays: perte de contrôle des ressources et des moyens de production nationaux, perte d’emplois générée par la disparition de pans entiers de l’économie publique et privée locale en l’absence de protection…

Face à cette politique de bradage de l’économie nationale et de destruction du tissu social, le Front des Forces Socialistes appelle les forces sociales autonomes à la construction d’une alternative économique et sociale durable dans le but de préserver des secteurs stratégiques et la construction d’une économie indépendante avec les moyens publics et privés nationaux.

/ Le Secrétariat national
Le premier secrétaire
Ali Laskri

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