Investissements directs étrangers: 9,5 milliards de dollars en cinq ans

Investissements directs étrangers en Algérie

9,5 milliards de dollars en cinq ans, selon Khelil

Par Faïçal Medjahed Liberté, 11 octobre 2004

Le volume des investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur des hydrocarbures est passé de 671 millions de dollars en 1999 à 2,3 milliards de dollars en 2003. C’est ce qu’a indiqué M. Chakib Khelil, ministre de l’énergie et des mines lors de l’ouverture, hier, du 3e salon international de l’énergie organisé par Fairtrade à la Safex (Alger). Ces investissements concernent essentiellement, selon le ministre, l’exploration, l’industrie pétrolière et gazière et le dessalement de l’eau de mer. Plus explicite, il a déclaré que “les mines et carrières ont enregistré 33 millions de dollars, les hydrocarbures 8,8 milliards de dollars et le dessalement d’eau de mer 640 millions de dollars”. Continuant sur sa lancée, il a souligné que “la recherche et l’exploration totalisent 874 millions de dollars d’IDE, le développement des gisements 7,7 millions de dollars et 241 millions de dollars pour l’aval”. Il précisera, par ailleurs, que “les sociétés américaines totalisent près de 33% des investissements directs étrangers contre 14% et 9% respectivement pour l’Italie et l’Australie”.
Concernant les activités de développement, la plupart des IDE proviennent de l’Angleterre, soit 30% contre 20% pour les USA et 16% pour l’Australie.
Le ministre estimera, toutefois, que “les besoins d’investissements dans le secteur des hydrocarbures sont estimés à 25 milliards de dollars dans les cinq prochaines années”. De même, il a évoqué les différents projets d’investissements prévus dans le secteur des hydrocarbures tels que la raffinerie de condensat de Skikda, le projet gazier de In Salah d’une capacité de 9 milliards de m3 qui sera inauguré en novembre prochain. Il y a également le projet de construction d’une centrale électrique de 1200 MW à Hadjret Enouss (Tipaza) et une troisième usine d’hélium qui sera inaugurée en novembre prochain.
Concernant le salon international de l’énergie, il dira : “nous avons enregistré la participation de 120 sociétés de 17 pays étrangers dont 80 % d’entre elles participent pour la première fois à ce salon.” Ce rendez-vous, ajoutera-t-il, est très important pour les opérateurs étrangers en termes d’examen des opportunités de partenariat offert par le marché algérien. Ce salon est considéré, notera-t-il, comme étant le plus important salon spécialisé dans son genre en Afrique et en Méditerranée. Il permettra, selon lui, de créer une plateforme favorable au dialogue entre les producteurs africains et leurs plus importants marchés dans l’union européenne d’une part, et leurs partenaires dans le domaine de la technologie et de l’équipement, d’autre part.