200 milliards de dinars par an pour l’agriculture

200 milliards de dinars par an pour l’agriculture

L’Etat continuera à mettre la main à la poche

par Djamel B., Le Quotidien d’Oran, 1er septembre 2010

L’Etat poursuivra son soutien au développement du secteur de l’agriculture. C’est dans ce sens que le Président de la République a instruit le gouvernement de veiller à l’application continue du programme de soutien à hauteur de 200 milliards de DA par an.

Le chef de l’Etat, qui intervenait à l’issue de l’exposé du ministre de l’Agriculture, a en outre relevé les efforts déployés en matière «de modernisation et de développement des filières agricoles de large consommation, de financement et de modernisation des assurances agricoles» qui ont permis d’atteindre un taux de croissance appréciable de la production agricole, une meilleure couverture des disponibilités agricoles par la production nationale et une baisse significative de la facture alimentaire». Abordant la mise en oeuvre du processus de sécurisation foncière, notamment à travers la loi fixant les conditions et modalités d’exploitation des terres agricoles du domaine privé de l’Etat, le Président de la République a chargé le gouvernement d’accélérer la finalisation des textes d’application pour protéger l’exploitant agricole et réunir les conditions de préservation et de valorisation économique de ce patrimoine foncier. Bouteflika a enfin lancé un appel à « la mobilisation des agriculteurs, éleveurs et opérateurs économiques pour assurer le succès de la mise en oeuvre du plan quinquennal et relever le défi de la sécurité alimentaire, composante indissociable de la souveraineté nationale».

L’exposé présenté par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a porté sur les résultats des activités du secteur pour l’année 2009, les prévisions pour 2010 et un état des actions et réalisations projetées dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014. S’agissant de la mise en oeuvre des différents programmes de la politique de renouveau agricole et rural durant l’année 2009, l’évaluation a fait ressortir, entre autres, une croissance importante, notamment en matière de céréales et de pommes de terre, 1330 projets de proximité de développement rural intégré lancés dans 1481 localités. Elle a contribué également à la relance de l’industrie mécanique à travers la production de moissonneuses batteuses et de tracteurs, et l’industrie chimique pour la production d’engrais afin de faire face à l’accroissement de la demande en fertilisants, et à la création de plus 240.000 équivalents emplois permanents au cours de l’année 2009.

Ces résultats ont été accompagnés par la mise en oeuvre d’un ensemble de mesures institutionnelles additionnelles, notamment l’apport de la BADR dans l’accompagnement des grands investissements du secteur, la promotion de la profession et de l’interprofession par la réactivation des organisations existantes ou la création de comités interprofessionnels aux niveaux national et local dans les filières des céréales, du lait, de la datte, de la pomme de terre et de l’oléiculture, la remise à niveau des entreprises publiques rattachées au secteur…

L’ensemble de ces résultats permettra de poursuivre, dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014, la mise en oeuvre de la politique de renouveau agricole et rural dans un contexte d’opérationnalité optimale. Mobilisant 1000 milliards de dinars, ce plan se fixe pour objectifs, entre autres, l’amélioration du taux de croissance de la production agricole moyenne, l’accroissement de la production nationale et l’amélioration de son intégration à travers la modernisation et l’intensification des filières de production de large consommation grâce à la mécanisation de l’agriculture, l’utilisation plus large des fertilisants et le développement des serres multi chapelles, le renforcement du développement durable et équilibré des territoires ruraux et l’amélioration des conditions de vie de leurs populations à travers le lancement de 10.200 projets de proximité de développement intégré dans 2.174 localités.

Par ailleurs, le ministre a indiqué qu’un suivi constant sera accordé à la politique de recherche-développement, de formation, de vulgarisation, au renforcement de la filière, de l’interprofession et des systèmes de régulation, à une mécanisation systématique favorisant une agriculture moderne, à une extension de la surface agricole utile (SAU).