La Banque Mondiale dresse un tableau noir de la situation sanitaire en Algérie

Dans un rapport

La Banque Mondiale dresse un tableau noir de la situation sanitaire en Algérie

El Khabar, 11 février 2008

La banque mondiale a considéré dans son rapport sur la santé en Algérie que les objectifs tracés par les Nations Unies dans ce cadre n’ont pas été réalisés. En Algérie on retrouve les maladies et épidémies des pays en voie de développement, pauvres, et même développés à la fois. Le faible rendement du secteur public a contribué à la croissance du secteur privé, ajoute ce rapport.
Le rapport intitulé, « l’amélioration de l’efficacité des dépenses médicales » a révélé que plus de 110% des médecins et spécialistes du secteur public ont rejoint le secteur privé, en une décennie.
Le nombre de médecins travaillant dans le secteur privé est actuellement dépasse les 15 mille, contre 7240 en 1991.
44% des médecins spécialistes et 34% des médecins généralistes travaillent dans le secteur privé, un taux en augmentation permanente, selon le même rapport.
Il prévoit une éventuelle hémorragie du personnel dans le secteur médical public qui souffre de plusieurs lacunes. L’Algérie a consacré des sommes d’argent considérables pour généraliser les services médicaux dans tout le territoire national, et réaliser une couverture médicale à 98%. Ce rapport révèle, cependant, que la qualité des services est reste faible.
Les régions montagneuses souffrent d’un manque d’équipements, de médicaments et de médecins spécialistes, notamment dans le sud algérien.
Le secteur public est marqué par une grande inégalité en termes de répartition des médecins sur nombre d’habitants. Il emploie 0,18 médecin pour 1000 habitants au Sud Est et 1,52 médecin et plus dans les régions du centre. Ce rapport a révélé que les médecins refusent de travailler dans les régions montagneuses.

 

11-02-2008
Par S. Hafid/ Rubrique Traduction