Accord Gouvernement-UGTA: Les salaires impayés versés

Accord Gouvernement-UGTA

Les salaires impayés versés

Par : N. Sebti, Liberté, 16 mai 2007

Cet accord tant attendu permettra à pas moins de 33 000 travailleurs d’empocher leurs arriérés de salaires, dont le montant global est de 2 milliards de dinars.

Bonne nouvelle pour les travailleurs concernés par le problème des salaires impayés, car le dossier est enfin finalisé. C’est ce que nous indiqué hier Abdelmadjid Sidi-Saïd en personne, tout heureux que ce dossier, facteur de tension chronique à l’UGTA, aboutisse. Dans la matinée, un communiqué du ministère des Participations et de la Promotion de l’investissement, fait état de cette information en expliquant que les ministères des Finances, du Travail et de la Sécurité sociale, de l’Intérieur et des Collectivités locales ainsi que l’UGTA qui constituent la commission chargée de l’examen de la situation des arriérés de salaires des entreprises publiques “informant que des décisions ont été prises à l’effet de prendre en charge de façon imminente, le règlement des salaires impayés des travailleurs”. Cette commission, qui est à pied d’œuvre depuis six mois, a tenu pas moins de quatre réunions de travail, dans le cadre du suivi de cet épineux dossier. Et ce n’est que mercredi dernier qu’il a été déposé sur le bureau du Chef du gouvernement qui l’a aussitôt endossé. Instruction par la suite est donnée au MPPI pour procéder au paiement immédiat de ces salaires. En tout, ce sont
30 000 travailleurs qui vont percevoir leurs salaires. Soit une enveloppe de 2 milliards de dinars. Abdelmadjid Sidi-Saïd a tenu à remercier le Chef du gouvernement, le MPPI et particulièrement le ministre du Travail. Pour rappel, le même problème s’est posé en 2005 et il aura fallu toute la force de négociation de Sidi-Saïd pour permettre, à l’époque, à 45 000 travailleurs de toucher leurs salaires. Maintenant que le problème est réglé, la question est de savoir si, à l’avenir, il ne se posera plus. Au sein de la Centrale syndicale, on reste assez dubitatif car, nous explique-t-on, “tant qu’il y a des entreprises déstructurées financièrement, le problème risque de ressurgir, dans la mesure où ces entreprises sont en incapacité d’assurer les salaires”. La solution radicale c’est d’en finir définitivement avec les entreprises qui sont en difficulté financière, soit en les liquidant, tout en versant des indemnités à leurs travailleurs, pour celles qui sont irrécupérables, soit en les cédant à des privés, soit en les mettant en partenariat.

N. Sebti