Le chômage à moins de 10% en avril

Selon les chiffres de l’ONS

Le chômage à moins de 10% en avril

Le Soir d’Algérie, 31 juillet 2016

Le taux de chômage en Algérie a baissé à 9,9% en avril 2016 contre 11,2% en septembre 2015, avec une population en chômage estimée à 1,198 million de personnes, a appris l’APS auprès de l’Office national des statistiques (ONS).
En avril dernier, le nombre de la population active a atteint 12,092 millions de personnes contre 11,932 millions en septembre 2015.
La population active est l’ensemble des personnes en âge de travailler et disponibles sur le marché du travail, qu’elles aient un emploi ou qu’elles soient en chômage.
Quant à la population occupée (personnes ayant un emploi), elle a été estimée à 10,895 millions de personnes en avril dernier, composée de 8,83 millions d’hommes (81,1% de la population occupée) et de 2,06 millions de femmes (18,9%). Il est constaté que le taux de chômage a baissé essentiellement chez les hommes à 8,2% en avril 2016 (contre 9,9% en septembre 2015) tandis que chez les femmes, le taux de chômage a connu une quasi-stagnation en s’établissant à 16,5%.
En outre, des disparités significatives sont observées selon l’âge, le niveau d’instruction et le diplôme obtenu.
Pour les personnes âgées de 25 ans et plus, le taux de chômage est de 7,5% avec un taux de 5,9% chez les hommes et de 13,7% chez les femmes.
Quant au taux de chômage des jeunes âgés entre 16 et 24 ans, il a baissé à 24,7% en avril dernier (contre près de 30% en septembre dernier) avec 21,8% chez les jeunes hommes contre 40% chez les jeunes femmes.
Par niveau de qualification, il est observé que la baisse enregistrée dans le taux de chômage a concerné davantage la population non qualifiée et celle pourvue d’un diplôme de la formation professionnelle que les universitaires. Le taux de chômage des personnes sans diplôme a baissé à 8,3% en avril dernier (contre 9,6% en septembre), celui des diplômés de la formation professionnelle à 12,1%, tandis que le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur s’est établi à 13,2% (contre 12,3% en septembre).
Au sein de la population en chômage, il est constaté que 53,3% sont des personnes non diplômées (639 000 chômeurs), 24,1% sont des diplômés de
la formation professionnelle (289 000 chômeurs) et 22,6% sont des universitaires (270 000 chômeurs). Par ailleurs, l’ONS indique que les chômeurs de longue durée (cherchant un emploi depuis une année ou plus) constituent 66,7% de la population en chômage. La part des chômeurs qui accepte des emplois inférieurs à leurs aptitudes professionnelles est de 71,6%, ne correspondant pas à leur profil pour 68,4%, des emplois pénibles pour 28,7% et des emplois mal rémunérés pour 73,1%. A préciser que les chômeurs sont les personnes qui ne travaillent pas, disponibles pour travailler et qui sont à la recherche d’un travail.
Mais il existe également une population située dans le «halo du chômage», c’est-à-dire des personnes en âge d’activité (16 à 59 ans), qui déclarent être disponibles à travailler mais qui n’ont pas effectué des démarches pour chercher un emploi durant le mois précédant l’enquête effectuée par l’ONS, car elles pensent qu’il n’y a pas d’emploi ou qu’elles n’ont pas pu trouver un emploi par le passé, ou qu’elles ont déjà effectué des démarches pour trouver un emploi, et ce, avant avril 2016 (mois durant lequel l’ONS a mené son enquête).
Cette catégorie de population a atteint 869 000 personnes en avril 2016 (dont près de 51% de femmes) qui se caractérisent par leur faible niveau d’instruction: 72,5% n’ont aucun diplôme alors que 61,5% n’ont pas dépassé le cycle moyen.
La population occupée (près de 10,9 millions de personnes) est répartie entre 3,11 millions d’employeurs et d’indépendants et 7,58 millions de salariés ainsi que 192 000 aides familiaux. Le secteur public emploie 4,56 millions de personnes (42%) contre 6,33 millions dans le secteur privé et mixte (58%).
En fonction du milieu de résidence, une population occupée de 7,33 millions de personnes travaille dans le milieu urbain contre 3,56 millions dans le monde rural.
Selon le secteur d’activité (y compris les entités administratives), il est observé que celui du commerce et services est le plus grand employeur (61,7% de population active), suivi du secteur du BTP (16,6%), de l’industrie (13%) et de l’agriculture (8,7%).
APS


Alors que le chômage baisse à 9,9% selon l’ONS

Les femmes toujours mal loties

El Watan, 31 juillet 2016

Le chômage a connu une baisse sensible durant les sept derniers mois, excepté pour la gent féminine, pour qui les taux stagnent à 16%, tandis que leur proportion dans la population active baisse à 18%.

«Le taux de chômage en Algérie a baissé à 9,9% en avril 2016 contre 11,2% en septembre 2015, avec une population en chômage estimée à 1,198 million de personnes», annonce ainsi l’Office national des statistiques (ONS), repris par l’APS.

Le nombre de la population active, soit l’ensemble des personnes en âge de travailler et disponibles sur le marché du travail, qu’elles aient un emploi ou qu’elles soient en chômage, a atteint 12,092 millions de personnes contre 11,932 millions en septembre 2015.

Pour ce qui est de la population occupée, soit les personnes ayant un emploi, elle a été estimée à 10,895 millions d’éléments en avril dernier.

La place de la gent féminine sur le marché du travail demeure quant à elle inchangée, malgré le fait que les femmes sont majoritaires à être diplômées de l’université. Seules 2,06 millions de femmes ont une activité professionnelle, soit un taux de 18,9%, ce qui représente une baisse de près de 1%, puisqu’elles représentaient 19,4% de la population active en septembre 2015, période durant laquelle elles étaient 2,31 millions, tandis que les hommes sont 8,83 millions sur le marché du travail, soit les 81,1% restants. Le taux de chômage a baissé essentiellement chez les hommes à 8,2% en avril 2016, contre 9,9% en septembre 2015, tandis que chez les femmes, le taux de chômage a connu une quasi-stagnation en s’établissant à 16,5%.

Disparités

De même, et toujours selon l’ONS, des disparités significatives sont observées selon l’âge, puisque pour les personnes âgées de 25 ans et plus, le taux de chômage est de 7,5% avec un taux de 5,9% chez les hommes et de 13,7% chez les femmes.

Quant au taux de chômage des jeunes âgés entre 16 et 24 ans, il a baissé à 24,7% en avril dernier, contre près de 30% en septembre dernier, avec 21,8% chez les jeunes hommes contre 40% chez les jeunes femmes. Pour ce qui est du taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur, il s’établit à 13,2%.

Les universitaires représentent 22,6% de la population au chômage, soit un nombre de 270 000, tandis que les personnes non diplômées sont 53,3%, soit 639 000 chômeurs, et les diplômés de la formation professionnelle sont 24,1%, soit 289 000 chômeurs. Pour ces deux dernières catégories, le taux de chômage des personnes sans diplôme a baissé à 8,3% en avril dernier, contre 9,6% en septembre et celui des diplômés de la formation professionnelle à 12,1%.

A souligner que le taux de chômage le plus bas, selon le niveau d’instruction, est celui des personnes sans instruction, qui ne sont que 4,6% de la population sans emploi. Concernant la population occupée, qui représente quelque 10,9 millions de personnes, l’ONS annonce que ce sont majoritairement des salariés, 7,58 millions, contre 3,11 millions d’employeurs ou d’indépendants, et 192 000 aides familiaux. Le secteur privé et mixte emploie 58% d’entre eux, soit plus de 6 millions d’employés.

En fonction du milieu de résidence, 7,33 millions de personnes travaillent dans le milieu urbain contre 3,56 millions dans le monde rural. «Selon le secteur d’activité (y compris les entités administratives), il est observé que celui du commerce et des services est le plus grand employeur (61,7% de la population active), suivi du secteur du BTP (16,6%), de l’industrie (13%) et de l’agriculture (8,7%)», conclut l’ONS.
Ghania Lassal