Procès Khalifa en France: Le verdict renvoyé au 7 octobre

Procès Khalifa en France: Le verdict renvoyé au 7 octobre

El Watan, 19 juin 2014

Le verdict concernant l’affaire du volet français du scandale Khalifa, jugée depuis le 2 juin dernier au Tribunal de grande instance de Nanterre, dans la région parisienne, est renvoyé au mois d’octobre prochain.

Telle est la décision prise hier par Fabienne Siredey-Garnier, présidente de la 14e chambre correctionnelle, qui traite ce dossier. «A cause de la reprise du cours ordinaire des audiences dans notre chambre, l’assurance du service de vacation durant les mois de juillet et août et la préparation de la rentrée judiciaire de septembre, notre tribunal a décidé de renvoyer notre délibération au 7 octobre 2014 à 9h30», a-t-elle expliqué à la fin de la plaidoirie de la défense, qui a duré deux jours.

Même si le procureur de la République de Nanterre, Bourion Philippe, avait requis trois ans de prison ferme à l’encontre de Rafik Khalifa ainsi que plusieurs peines de prison avec sursis et des amendes pour les autres prévenus, tout semble indiquer que nous allons droit vers une relaxe presque générale dans cette affaire. Les avocats de la défense, non sans un talent remarquable, ont essayé individuellement, mais avec des plaidoiries très complémentaires, de décomposer toutes les thèses et preuves défendues par les parties civiles et exposées par le tribunal. L’un des points communs dans l’argumentaire de la défense des prévenus est l’insistance sur «l’irrecevabilité des parties civiles constituées dans ce dossier».

L’un après l’autre, les avocats des accusés ont plaidé l’innocence de leurs clients en signalant notamment : «La période de prévention qui ne contient rien», «des contradictions concernant les jugements antérieurs prononcés sur ce dossier dans la qualification des délits et dans la désignation des dates de cessation de payement de Khalifa Airways et KRC en France», «l’instrumentalisation politique de la justice française», «l’absence d’autres personnes à la barre, citées dans le dossier, qui sont exactement dans la même situation par rapport aux faits litigieux reprochés au reste des prévenus», etc. Ils ont tous réfuté les peines requises à l’encontre de leurs clients et demandé la relaxe.

Ghezlaoui Samir