Khalifa: Rebondissement dans l’affaire des 460 milliards

BDL – ex-Khalifa Bank

Rebondissement dans l’affaire des 460 milliards

Le Jour d’algérie, 31 mai 2005

Cette tournure, inattendue peut-être pour la partie plaignante, à savoir le PDG de la BDL, a attiré l’attention des magistrats chargés de l’instruction de l’important dossier qualifié de «scandale du siècle»

L’affaire du placement de 460 milliards de centimes par la BDL dans l’ex-Khalifa Bank vient de connaître son épilogue avec le jugement rendu le 25 du mois en cours par la cour de Blida en faveur de Amar Zoutal, directeur central dans cette banque, et déboutant son actuel président-directeur général. Suite à un appel introduit par le procureur de la République près le tribunal de Chéraga, cette affaire a été jugée par la cour de Blida, reconduisant le verdict prononcé par le tribunal de Chéraga, à savoir l’acquittement du directeur central concernant l’accusation de «diffamation» portée contre lui par le premier responsable de la BDL. Cette tournure, inattendue peut-être pour la partie plaignante, à savoir le P-DG de la BDL, a attiré l’attention des magistrats chargés de l’instruction de l’important dossier qualifié de «scandale du siècle», à savoir le dossier de l’affaire Khalifa. Cette affaire remonte à février 2004, date à laquelle le P-DG de cette banque déposa plainte pour «diffamation» contre Amar Zoutal, suite à la divulgation de l’affaire de placement de 460 milliards de centimes par la BDL dans les caisses de l’ex-Khalifa Bank, en plusieurs placements. «Quatre placements ont été opérés après le retrait de l’agrément à Khalifa Bank le 27 novembre 2002 en matière d’opérations de commerce et représentant la plus grande partie des fonds perdus. Ils ont été effectués en décembre 2002 et février 2003». Ce directeur central de la BDL a déclaré, au cours du procès, que cette banque a perdu 460 milliards de centimes placés dans les caisses de l’ex-Khalifa Bank. Son avocat a évoqué «dans une lettre adressée aux autorités du pays», l’existence de «documents irréfutables, situations de trésorerie, décisions, circulaires, procès-verbaux, rapports, notes et autres écrits signés par le plaignant personnellement (l’actuel P-DG de la BDL) prouvant le placement de cette importante somme d’argent dans l’ex-Khalifa Bank». L’accusé dénonce «le refus de réponse du plaignant aux convocations qui lui ont été adressées par la justice». Pour Amar Zoutal, cette plainte déposée par l’actuel P-DG de la BDL est «une tentative de disculpation qui a échoué». Il dit attendre des autorités qu’«elles persistent dans la lutte contre la mauvaise gestion d’une manière générale». «Vous imaginez! C’est la première fois que les Algériens parlent de loi au-dessus de tous», ajoute-t-il. «Dans le cadre de mon travail, j’ai exécuté les directives des autorités en matière de gestion des fonds publics. Résultat : mon salaire est bloqué depuis le 1er novembre 2001 et ce, malgré deux jugements définitifs en ma faveur», poursuit Amar Zoutal. «Décisions que s’entête à ne pas exécuter mon employeur qui multiplie les procédures judiciaires abusives en puisant dans les caisses de l’Etat, lequel, fort heureusement, commence à prendre en charge les dossiers d’intérêt général et à faire appliquer la loi», dit-il.

M. Abi