Procès EL Khalifa Bank : L’ex-directrice de Khalifa TV Alger affirme avoir été désignée par Khalida Toumi

Procès EL Khalifa Bank : L’ex-directrice de Khalifa TV Alger affirme avoir été désignée par Khalida Toumi

El Watan, 20 mai 2015

Les dernières auditions du procès El Khalifa Bank auront lieu aujourd’hui avec les 8 accusés poursuivis pour «abus de confiance». Hier, 9 accusés ont comparu pour les mêmes délits.

Parmi eux l’ex-chargé de la sécurité de Khalifa TV, ancien chauffeur de la cheferie du gouvernement, qui avait exercé au sein du groupe durant six mois avant de reprendre son poste. Il y avait aussi la directrice de Khalifa TV Alger qui a affirmé avoir été désignée par Khalida Toumi, mais aussi la chargée du recructement des équipages qui a surpris l’assistance en affirmant qu’il n’est pas nécessaire d’avoir le bac pour piloter un avion…

Le procès Khalifa s’est poursuivi hier par l’audition d’une dizane d’accusés. Parmi eux, Bensouda Samira, ancienne directrice du bureau de Khalifa TV à Alger. Elle occupait le poste de directrice centrale chargée de la presse au niveau du ministère de la Culture et de la Communication, alors dirigé par Khalida Toumi. Elle affirme avoir été nommée à la tête du bureau de Khalifa TV, en octobre 2002, à la demande de Khalida Toumi. «J’ai été appelée par la ministre, qui m’a présentée à Mme Djazourli, en présence de Nadjia Bouzeghrane et Fatima Benhouhou, elle m’a remis un dossier pour l’étudier.

C’était une demande d’accréditation présentée par Mme Djazourli, directrice de Khalifa TV, pour l’ouverture des bureaux de Khalifa TV et Khalifa News à Alger. Djaouida Djazourli a demandé à Zahia Yahi et à Khalida Toumi de lui conseiller des noms de journalistes qui peuvent diriger ces bureaux. Quelques jours après, la ministre m’a appelée pour me dire de prendre en charge le bureau. J’ai accepté. Khalifa News avait au niveau de la rédaction des journalistes parmi les meilleurs. Khalifa TV était dirigée par Mounir Boudjemaa et Khalifa News par Bouamama. A l’époque, les deux chaînes étaient très prisées des journalistes algériens.

Les meilleurs voulaient nous rejoindre. En trois mois, nous avions réussi à dépasser en terme d’audimat la 2M et MBC. Elles travaillaient en toute liberté et dans le respect de la déontologie. Nous avions réussi à faire entendre la voix de l’Algérie et à donner une autre image du pays.» Elle affirme que les deux chaînes étaient dotées des meilleurs équipements qui étaient du même niveau que ceux de CNN. Le juge : «Vous dites que vous aviez été désignée par la ministre, voulez-vous dire qu’il y avait une intention politique derrière cette affaire ?» L’accusée : «Je ne sais pas.

Demandez à la ministre.» Elle signale avoir restitué tous les équipements, y compris ceux pour lesquels elle n’avait aucune décharge. «Je ne sais pas ce qui s’est passé et à ce jour, je n’ai toujours pas de réponse à certaines de mes questions», dit-elle avant que le juge ne lui demande lesquelles. «Les problèmes ont commencé avec les attaques de la presse française et d’un député de l’extrême droite. J’ai interrogé la ministre, mais elle n’avait pas de réponse. J’ai décidé alors de démissionner.» Le juge : «Vous voulez dire que c’est cette image de l’Algérie que vous donniez qui a gêné les Français ?» L’accusée : «Certainement. Nous faisions un travail extraordinaire grâce aux journalistes professionnels que nous avions.» Le juge : «Vous aviez été chargée par le ministère de la Culture et de la Communication.

C’est une mission nationale ?» L’accusée : «Peut-être… » Le juge : «Que s’est-il passé ?» L’accusée : «Lorsque les problèmes ont commencé, j’entendais des employés dire je vais prendre une caméra, un ordinateur, etc.» Le juge : «Vous aviez établi un inventaire ?» L’accusée : «J’ai ramené l’huissier de justice à mes frais pour faire l’inventaire.» Le juge : «Aou ! C’est vraiment une mission nationale !» Elle continue : «J’ai appelé le liquidateur, il n’a pas voulu me répondre. Je lui ai adressé deux courriers, en vain. Après j’ai publié un placard publicitaire.

C’est à partir de là que j’ai reçu un des représentants du liquidateur auquel j’ai remis l’inventaire. Il m’a autorisé à garder le véhicule. J’ai démissionné au mois de mars et j’ai rejoint mon mari à l’étranger.» Le juge : «Et vous aviez pris la voiture.» L’accusée : «Pas du tout. C’est le liquidateur qui m’a autorisée à la garder. Lorsque les gendarmes sont venus la prendre, j’étais à l’étranger. Je suis rentrée exprès pour la restituer en très bon état…»

Le juge commence à lire le procès-verbal de constat effectué par le liquidateur qui démontre que la voiture n’était pas en bon état. L’accusée : «Ce n’est pas vrai. Cette voiture je ne l’ai jamais utilisée. Dans ma famille, il y a un concessionnaire de Volvo, et nous avons tous un véhicule de cette marque…» Le procureur général lui demande si elle s’est déplacée à Paris pour voir le siège de Khalifa TV. «Il n’y avait pas encore les bureaux. C’était au début, vers le mois de décembre 2002.

Il y avait juste des journalistes accrédités», répond-elle. Elle confirme que le salaire de 200 000 DA a été proposé par Djamel Guellimi, alors PDG, qui était dans l’obligation de verser les salaires, précisant qu’elle n’a jamais été payée, parce qu’elle percevait toujours son salaire de directrice centrale au ministère de la Culture et de la Communication. Elle ajoute avoir reçu la visite de Djamel Guellimi, en tant que PDG, au bureau de Khalifa TV à Alger, début 2002.

Le procureur général lui rappelle que Guellimi avait été arrêté à l’aéroport avec 2 millions d’euros et l’accusée lance : «J’ai démissionné moins d’un mois après et j’ai remis 150 stations de caméras, et des ordinateurs…» Elle nie catégoriquement avoir remis une quelconque somme en devise, tel que rapporté par le procureur général. Me Lezzar lui demande si Khalifa TV aurait pu couvrir ses dépenses, si elle n’avait pas été fermée. «En trois mois, nous avions pu avoir de la publicité. S’il n’y avait pas eu de problème, elle aurait pu aller très loin.» Le procureur général lui demande si c’est normal qu’il y ait des factures de 15 millions d’euros et de 200 000 dollars pour des achats de Khalifa TV virés par swift. L’ accusée répond que cela ne la concernait pas.

Poursuivis pour n’avoir pas restitué les voitures

L’accusé Rabah Belkacem, ex-directeur adjoint des moyens généraux à Khalifa Airways, est poursuivi pour «abus de confiance», parce qu’il n’a pas rendu un véhicule d’El Khalifa Bank. «Cela est intervenu au moment où je m’occupais de mon épouse, qui était gravement malade. Dès mon retour de France, où elle a été évacuée, j’ai restitué le véhicule au liquidateur avec lequel j’avais travaillé jusqu’à la maladie de mon épouse», déclare l’accusé.

Majda Laagoune, poursuivie pour les mêmes faits, lui succède à la barre pour expliquer pourquoi elle n’a pas rendu les deux véhicules, loués auprès de Khalifa Rent Car (KRC). «Je ne savais pas que KRC avait été mise en liquidation. Ce n’est qu’en juin 2004 que M. Tigmouni, liquidateur de KRC, m’a contactée pour me demander de les restituer. Je lui ai expliqué que la location de ces véhicules n’avait pas expiré, il m’a dit que je pouvais les garder.»

Le juge lui demande s’il lui a fait un écrit, et l’accusée infirme mais souligne qu’elle continuait à s’acquitter des mensualités. «Il m’avait dit que je pouvais les acheter lors de leur vente aux enchères. Je les ai gardés sur cette base, peut-être que mon tort est de ne pas avoir demandé un écrit…», dit-elle. Le juge lui demande pourquoi avoir restitué un seul véhicule à la gendarmerie et non pas les deux. «L’autre était à Mostaganem au 2e siège de la société», dit-elle, mais le président lui précise : «Il était chez votre père. Est-ce qu’il est gérant de votre société ?» L’accusé : «Non, je lui ai demandé de le récupérer.»

Le juge appelle Hakim Boukerma, affecté par Khalifa groupe protection et sécurité (KGPS) à la sécurité de Khalifa TV, et lui demande de s’expliquer à propos de la Citroën Berlingo qu’il aurait prise. «Lorsque le groupe a commencé à avoir des problèmes, chacun des travailleurs disait : ‘Je vais prendre les caméras, un autre les micro-ordinateurs.’ Nous avions une grande responsabilité.

J’ai demandé un véhicule à la directrice, Mme Bensouda Hadjillani, pour inspecter de nuit. Un jour, un type est venu nous dire qu’il a été chargé par Moumen Khalifa de prendre la direction. Il était accompagné d’un huissier de justice pour faire le constat des lieux et des équipements. J’ai appelé Hafid Chachoua, le responsable de la sécurité du groupe, pour lui en parler.

Il m’a répondu qu’il ne faut laisser personne…» Le juge : «Qu’avez-vous fait lorsque vous aviez entendu les gens parler ?» L’accusé : «J’ai eu très peur. Les agents commençaient à ne plus venir. J’ai parlé avec les plus anciens et nous avions assuré la sécurité des lieux. Le lendemain, lorsque ce monsieur est venu, je lui ai expliqué qu’il ne pouvait pas entrer…» Le juge : «Avait-il un document ?» L’accusé : «Il avait un document, qu’il a dit signé par Abdelmoumen. Il m’a dit qu’il l’avait rencontré. J’ai appelé la directrice, elle m’a dit laisse-le faire son constat.» Le juge : «Pourquoi un huissier de justice ?» L’accusé : «Parce qu’il voulait prendre la place de la directrice !»
Salima Tlemçani


Affaire Khalifa Bank : Une facture d’hôtel de 56 milliards

par Tahar Mansour, Le Quotidien d’Oran, 20 mai 2015

Les prévenus appelés à la barre par le président du tribunal criminel, M. Antar Menouar, en ce treizième jour du procès, ne sont pas comme les autres : ils sont accusés d’avoir causé des torts à Khalifa Bank ! Le premier à rejoindre la barre fut M. Belkacem Rabah, ancien directeur des moyens généraux à Khalifa Airways, accusé d’abus de confiance dont a été victime Khalifa Bank. Le prévenu est accusé d’avoir gardé la voiture de service qu’il a utilisée bien longtemps après la liquidation de Khalifa Airways. En réponse à la question du président sur les causes qui l’ont poussé à ne pas rendre la voiture de service, il rappela qu’il a travaillé longtemps après l’arrêt de la société avec le liquidateur et qu’il l’utilisait, donc, pour ses déplacements dans ce cadre. En outre, il déclara que sa femme était mourante et qu’il se déplaçait, constamment, entre l’Algérie et la France pour voir sa femme qui est décédée aussitôt après, ce qui l’a empêché de penser à rendre la voiture de marque Golf Série 4. Il rappela, enfin, qu’il a procédé à sa restitution, le 4 avril 2005, aux gendarmes qui l’avaient interpellé pour cela. En réponse à une question du procureur général, M. Belkacem nie avoir gardé la voiture dans le but de se l’approprier ni pour l’utiliser à des fins personnelles. Enfin et concernant les billets d’avions gratuits, il reconnut avoir bénéficié de deux voyages gratuits : l’un en Algérie et l’autre à l’étranger, mais il estimait que : « c’était un droit légitime des travailleurs, et comme j’étais un employé de la compagnie d’aviation, je pensais que j’étais dans mon droit » a-t-il précisé.

MADJDA LAGGOUN : «LE MOT ABUS DE CONFIANCE M’A BEAUCOUP AFFECTEE, ALORS QUE JE N’AI PAS VOLE CES VOITURES»

Propriétaire d’une entreprise spécialisée dans le conditionnement des produits d’alimentation pour l’hôtellerie, Mme Madjda Laggoun se dit étonnée d’être poursuivie pour abus de confiance, alors qu’elle n’avait fait que louer deux voitures, une Toyota et une Toyota Ico, auprès de Khalifa Rent a Car. Elle a été la deuxième à être appelée à la barre pour répondre de ces accusations. Questionnée sur les raisons pour lesquelles elle n’avait pas restitué les deux voitures au liquidateur, elle affirma qu’elle avait l’intention de les racheter et qu’elle a obtenu l’accord verbal du liquidateur mais elle n’a aucun document qui prouve ses dires. Elle précisa que les voitures avaient été louées pour être utilisées dans le cadre des déplacements professionnels de ses employés. Elle nia avoir eu l’intention de s’approprier les deux voitures, après la liquidation de Khalifa Bank et des filiales du groupe Khalifa.

BOUKERMA KARIM : «JE N’AI PAS RENDU LA VOITURE AU LIQUIDATEUR CAR J’IGNORAIS JUSQU’A SON EXISTENCE»

M. Boukerma Karim était chauffeur à la présidence de la République mais il démissionna pour intégrer le groupe Khalifa en qualité de chargé de la sécurité de Khalifa TV, à Chéraga et il est maintenant accusé d’abus de confiance après qu’il n’ait pas rendu la voiture de service qui était en sa possession, lors de la liquidation du groupe Khalifa. L’accusé dit avoir regretté d’avoir travaillé au sein du groupe Khalifa, mais il a, quand même, réintégré son ancien poste après la mise en liquidation du groupe Khalifa. Seulement il n’a rendu la voiture qu’après avoir été convoqué par les gendarmes qui lui ont demandé de la leur remettre.

LADJLET LILYA : DE CHARGEE DE LA CLIENTELE A ATTACHEE A LA DIRECTION DU GROUPE KHALIFA

Ladjlat Lilya a occupé au début de son recrutement le poste de chargée de la clientèle et du personnel de Khalifa Airways, pour lesquels elle réservait les chambres d’hôtel et s’occupait de leurs séjours. Mme Ladjlet est, aussi, accusée d’abus de confiance, à l’encontre de Khalifa Bank. En réponse aux questions du juge Antar Menouar, elle affirma qu’elle a été recrutée au vu de ses diplômes, puisqu’elle est titulaire d’une licence en droit, et non après l’intervention de sa sœur qui travaille dans une banque étatique. Elle nia aussi toute intervention pour faire recruter sa sœur en qualité d’hôtesse au sein de Khalifa Airways ni pour l’obtention d’une place pour une formation de pilote dont a bénéficié son frère, qui est actuellement pilote à Air Algérie. Elle reconnaît aussi, avoir participé à des diners d’affaires avec les clients et les fournisseurs étrangers et nationaux de Khalifa Airways mais : « tout cela était dans le cadre de mon travail » a-t-elle précisé. Elle reconnaît, aussi, avoir bénéficié d’une voiture de service pour ses déplacements, dans le cadre de ses différentes missions, au sein du groupe ainsi que d’un téléphone portable. Mme Ladjlet avoue aussi avoir bénéficié d’un prêt d’un montant de 130 millions de centimes de la banque de Khalifa mais qu’elle l’a remboursé dans sa totalité. Enfin, elle déclara que Khalifa Airways avait loué, à l’année 100 chambres à l’hôtel Hilton d’Alger et le procureur général lui fait remarquer que la facture relative à ces chambres s’est élevée à la somme trop importante de plus de 56 milliards de centimes.


Treizième jour du procès Khalifa

Des voitures de service qui n’ont pas été restituées

Le Soir d’Algérie, 20 mai 2015

La treizième journée du procès Khalifa a été consacrée, hier, à l’audition d’ex-fonctionnaires de Khalifa Bank et Khalifa Airways, qui n’ont pas restitué des voitures de service après la faillite du groupe. Ils sont aussi accusés d’avoir bénéficié d’autres privilèges et de passe-droits.
Rabah Belkacem, ex-directeur adjoint au service des moyens généraux de Khalifa Airways, était le premier à passer à la barre, hier, à l’ouverture de la treizième journée du procès Khalifa, au tribunal criminel près la cour de Blida.
Ayant bénéficié en 2002 d’une Golf série 5, qu’il n’a pas restituée jusqu’en 2005, il est poursuivi pour abus de confiance. Le juge Antar Menouar entame de l’interroger et veut savoir pourquoi Rabah Belkacem, qui travaillait pour Khalifa Airways, utilisait une voiture de service appartenant à Khalifa Bank, et surtout pourquoi il a gardé le véhicule après la faillite de la banque, en mars 2003.
L’accusé explique qu’il était occupé à accompagner son épouse en France, pour des soins médicaux. Il ajoute que c’est durant cette période qu’il a perdu sa femme, n’ayant pas survécu à la maladie. Le juge, visiblement pas très convaincu, lui rappelle qu’il a fallu sa convocation par les services de la Gendarmerie nationale pour qu’il daigne restituer, en 2005, le véhicule.
Antar Menouar l’interroge également sur les voyages gratuits dont il a pu bénéficier auprès de Khalifa Airways. Rappelant sa qualité de fonctionnaire au sein de la compagnie aérienne, Rabah Belkacem dit avoir voyagé gratuitement une fois à l’intérieur du pays et deux fois à l’étranger. Le juge réplique que le dossier en sa possession prouve, au moins, deux voyages gratuits à l’intérieur du pays et trois autres à l’extérieur. Akkoune Majda était plutôt cliente chez Khalifa Rent Car (KRC).
Les deux voitures de marque Toyota qu’elle a louées en 2002 et qu’elle devait remettre en 2004, elle 0ne les a restituées qu’en 2005, après sa convocation par la Gendarmerie nationale. Le juge, qui lui a rappelé qu’elle n’avait pas réglé auprès du liquidateur la facture de la location entre 2004 et 2005, voulait aussi savoir pourquoi c’est son père, résidant à Mostaganem, qui utilisait l’un des deux véhicules. Elle commence par expliquer que lorsqu’elle a été convoquée la première fois en 2004 par le liquidateur, le contrat de location était toujours en marche. «Je pouvais donc garder encore les deux véhicules et comme j’étais la locataire, mon père pouvait en disposer à sa guise. Néanmoins, j’avais proposé au liquidateur d’acheter les deux véhicules après expiration du contrat. Il m’a dit d’attendre l’ouverture des ventes et c’est ainsi que je les ai gardés jusqu’en 2005», tente-t-elle de convaincre.
Le troisième accusé, Hakim Boukarma, était chargé de la sécurité à Khalifa TV et n’a pas restitué lui aussi son véhicule de service jusqu’à juin 2003. Il dit ne pas l’avoir fait pour la simple raison qu’il ne savait pas à qui le restituer étant donné que le siège de son entreprise était fermé. Il affirme, toutefois, l’avoir fait juste après que le liquidateur eut pris attache avec lui.
Ledjmet Lilia occupait plusieurs postes à Khalifa Bank en 1998, puis à Khalifa Airways, à partir de 1999. Elle affirme avoir remboursé le crédit de 130 millions de centimes qu’elle a obtenu auprès de Khalifa Bank. Elle nie, par contre, avoir intercédé en faveur de sa sœur qui, après sa réussite à l’examen du baccalauréat, a bénéficié d’une formation de pilote au Canada et en Arabie Saoudite, offerte par Khalifa Airways.
Ledjmet Lilia a, également, indiqué au juge qu’elle rendu sa voiture et son téléphone portable de service au liquidateur.
M. M.