Ksentini fait part aux britanniques de « l’incompréhension » de l’Algérie au sujet de l’extradition de Khalifa

Ksentini fait part aux britanniques de « l’incompréhension » de l’Algérie au sujet de l’extradition de Khalifa

El Khabar, 9 février 2010

Le président de la Commission consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CCPPDH), M. Farouk Ksentini, a fait part à un haut responsable britannique « l’incompréhension » de l’Algérie au sujet des tergiversations du juge chargé du dossier du milliardaire algérien en fuite, Abdelmoumen Khalifa. Dans ce sens, M. Ksentini a constaté que la responsable britannique a une image très négative de la situation des droits de l’homme en Algérie ; celle-ci  est dûe, selon le président de la CCPPDH, à la falsification des vérités relatives à ce dossier.
Dans ce contexte, la responsable chargée des affaires maghrébines au sein du foreign office a entamé, hier, des entretiens avec des défenseurs des droits de l’homme algériens, entre autres le président de la CCPPDH, et M. Hocine Zahouane. Dans ce sens, M. Ksentini a déclaré à El Khabar qu’il a rencontré, durant la matinée, la responsable britannique, ajoutant qu’elle a exprimé son souhait d’entendre le point de vue algérien sur le dossier des droits de l’homme. Selon le même interlocuteur, la rencontre lui a permis de corriger certaines vérités méconnues ou falsifiées. « Nous avons abordé plusieurs dossiers, à savoir la réconciliation nationale, les prisons et la situation des droits de l’homme en Algérie », affirme-t-il.
A ce titre, M. Ksentini s’est dit stupéfait de constater que « la responsable britannique a eu plusieurs faux concepts ». Malheureusement, elle m’a fait part que les anglais ont une mauvaise image des droits de l’homme en Algérie, soutient-elle. Cela peut être vrai, mais ça ne veut pas dire que c’est la réalité, accusant certaines organisations de défense des droits de l’homme de ne rapporter que des points négatifs.
Par ailleurs, la responsable britannique a affiché un intérêt particulier aux dossiers de la justice algérienne, la démocratie et la liberté de la presse lors de ses entretiens avec des parlementaires et des défenseurs de droits de l’homme proches de la présidence. A relever que cette visite traduit l’intérêt que porte la Grande Bretagne aux affaires maghrébines et en particulier les dossiers en suspens avec l’Algérie.

09-02-2010
Par A.K/ Traduit par R.K