A. Keramane: «L’avocat de la partie civile se trompe»

Abdelouahab Keramane

«L’avocat de la partie civile se trompe»

Le Jour d’Algérie, 21 février 2007

Toute autre insinuation relève de la malveillance, voire de la diffamation, comme le prétendu lien avec le recrutement de sa nièce.

Suite aux propos tenus par l’avocat de la partie civile, lors de l’audience du tribunal de Blida du 19 février, la famille Keramane tient à apporter les précisions suivantes : au cours de l’audience du 19 février du tribunal de Blida, l’avocat de la partie civile a tenu à l’endroit de notre famille des propos inacceptables que nous tenons à démentir de la manière la plus

formelle :Nous rappelons les termes du communiqué du 24 janvier de Abdelouahab Keramane, ancien gouverneur de la Banque d’Algérie : «Comme je l’ai indiqué au juge dès la première audition, je n’ai rencontré Abdelmoumène Khalifa qu’en trois occasions : la première fois à mon bureau, en présence de mes collaborateurs, l’été 98, pour l’audience traditionnelle que j’accorde, après l’agrément donné par le Conseil de la monnaie et du crédit, aux responsables de toute nouvelle banque agréée; la deuxième fois, en juin 2000, en présence du secrétaire général du Conseil de la monnaie et du crédit, à mon bureau où je l’avais convoqué pour une mise en garde et des mesures conservatoires que me permettait la loi, suite au contrôle de l’inspection; une troisième fois, fin 2001, alors que je n’étais plus gouverneur mais minis-tre, Abdelmoumène Khalifa était venu nous saluer, l’ambassadeur de France et moi, alors que nous sortions du Palais des nations où un dîner avait été offert par le Président de la République, suite à un match de football entre l’équipe nationale et l’Olympique de Marseille, l’évènement sportif ayant été sponsorisé par Khalifa.»

Toute autre insinuation relève de la malveillance, voire de la diffamation, comme le prétendu lien avec le recrutement de sa nièce.

En effet, en ce qui concerne Yasmine Keramane, comme le précise notre communiqué du 14 janvier, elle a été recrutée par la compagnie Khalifa Airways sur place à Milan (Italie) où elle était résidente depuis 1995, dans les conditions identiques à celles de milliers d’Algériens, dont de nombreux enfants de responsables encore en fonction aujourd’hui, comme cela a été rappelé au cours du procès. En contrat de travail et les pouvoirs signés par la direction de la Compagnie, il est stipulé que sa mission consistait à «mettre en place un bureau de représentation ayant pour principale activité l’information et la promotion», et non l’ouverture d’une ligne aérienne Alger-Milan, comme le prétend l’avocat de la partie civile sans aucune preuve. Ce bureau a effectivement été créé et mis en place comme l’attestent l’inscription à la Chambre de commerce et d’industrie et l’enregistrement au registre des entreprises de Milan. En ce qui concerne la somme reçue de 1 million de francs français (et non 1 million d’euros comme le déclare l’avocat en se trompant d’unité), elle ne s’est pas volatilisée, comme il le prétend : l’état détaillé des dépenses, avec les pièces justificatives (factures et attestations présentées sous la signature de plus de vingt (20) administrations officielles ou sociétés italiennes dûment identifiées, qui ont été versées au dossier d’instruction et diffusées à la presse) montrent que l’intégralité de ces sommes ont été effectivement dépensées pour le fonctionnement de ce bureau.

A. Keramane