Khalida Messaoudi: « Les généraux n’ont pas un sou à El Khalifa Bank »

Khalida Toumi veut mettre fin aux rumeurs

«Les généraux n’ont pas un sou à El Khalifa Bank»

Par Sihem H.; Le Jeune Indépendant, 22 avril 2003

La ministre de la Culture et de la Communication et porte-parole du gouvernement a affirmé que les généraux algériens «n’ont aucun sou à El Khalifa Bank contrairement a ce qui a été prétendu par une certaine presse étrangère». Dans une conférence de presse animée, hier, à Alger à l’issue du conseil du gouvernement, Mme Khalida Toumi a voulu, à travers cette déclaration, mettre fin aux rumeurs faisant état de l’existence d’un conflit entre le président de la République et les généraux qui auraient été à l’origine des graves tumultes que connaît le groupe Khalifa ces derniers temps.

«Seuls les dépôts des entreprises et organes publics et ceux des particuliers sont à El-Khalifa Bank», a-t-elle déclaré. Toute autre information qui va à l’encontre de cette affirmation est qualifiée, par la porte-parole du gouvernement, de «simples rumeurs qui rejoignent les campagnes médiatiques qui visent les institutions de l’Etat depuis le début des années 1990».

Parlant de la commémoration du Printemps berbère, Mme Toumi a tenu à préciser que c’est «le printemps de toute l’Algérie auquel l’Etat accorde une attention particulière comme pour tous les autres événements qui ont marqué l’histoire de notre pays». A cet effet, elle annoncera que l’Etat a pris des engagements pour l’application de la décision de constitutionnaliser la langue amazighe prise, il y a une année, par le président de la République.

Dans cette perspective, ajoute-t-elle, les problèmes auxquels sont confrontés les enseignants de la langue amazighe, notamment ceux des salaires et du statut, ont été réglés par le gouvernement dans leur quasi-totalité. Aussi, plusieurs mesures visant la facilitation de l’enseignement de cette langue sont actuellement prises en charge par le ministère de l’Education nationale. Il s’agit, entres autres, de l’installation d’un groupe au sein de la commission nationale des programmes qui se chargera d’élaborer les programmes officiels de l’enseignement de cette langue ainsi que l’ouverture dès la prochaine rentrée scolaire du Centre d’aménagement linguistique en tamazight, «tant attendu». Parlant de la disparition des 31 touristes dans le Sahara algérien, Mme Toumi a estimé que «c’est une affaire très sérieuse pour laquelle l’Etat algérien a déployé tous les moyens pour retrouver ces personnes». Elle ne nie pas, dans ce sens, que dans ce genre de situation «toutes les hypothèses sont posées» et qu’«aucune piste n’est à écarter». «Dès que les recherches connaîtront des résultats, elles seront rendues publiques», a-t-elle promis. Interrogée sur les raisons du retrait de la garde rapprochée ainsi que de chauffeur pour Sid-Ahmed Ghozali, que d’aucuns qualifient de représailles après la dernière sortie médiatique de l’ancien chef du gouvernement, Mme Toumi s’est contentée de répondre que «ce n’est pas le gouvernement qui prend ce genre de décision». Pour ce qui est du retrait ou non du projet de la loi sur les hydrocarbures, la ministre précise, encore une fois, que la question n’a même pas lieu d’être soulevée dans la mesure où ce projet n’a même pas été déposé pour prétendre à un quelconque retrait. S. H.