Khelil plaide pour une révision des prix du gaz

Marché des hydrocarbures

Khelil plaide pour une révision des prix du gaz

Par : Meziane Rabhi, Liberté, 10 avril 2007

Le ministre de l’Énergie et des Mines, M. Chakib Khelil, a appelé, hier à Doha, les participants à la 6e session du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) à la nécessité d’élaborer des études stratégiques globales sur le développement, à long terme, du marché gazier à travers le monde, notamment par la révision des indicateurs de référence relatifs à la détermination des prix du gaz naturel et l’adoption d’une tarification “rationnelle qui refléterait les avantages de l’utilisation du gaz”.
M. Khelil a précisé, dans une allocution, que les mutations géopolitiques et économiques, survenues dans le monde depuis la création de ce forum, et le développement des industries énergétiques en général ont amené les membres du forum à revoir leurs priorités en vue de relever les nouveaux défis de l’industrie du gaz.
Ces facteurs, a précisé le ministre, ont également induit de nouveaux critères en matière de prix de référence du gaz sur la base d’études stratégiques à long terme dans ce domaine, notamment en ce qui concerne le développement du marché et l’adéquation des prix avec les avantages offerts par l’utilisation du gaz comme énergie alternative non renouvelable, mais dont les réserves sont autrement plus importantes que celles du pétrole.
Le ministre de l’Énergie et des Mines a indiqué que le forum conviendra probablement de la mise en place d’un groupe de travail pour la création d’une organisation préservant leurs intérêts.
La création effective de ce groupe aura lieu lors de la prochaine session du forum prévue à Moscou, a précisé M. Khelil à l’APS en marge du forum, ajoutant que ce groupe aura pour mission d’“identifier les modalités de développer et d’organiser le marché du gaz”. “Nous ne pouvons pas parler actuellement d’une organisation de gestion du marché du gaz, ce dernier étant différent de celui du pétrole régi par des contrats à court terme”, a-t-il soutenu.
Selon M. Khelil, qui préside un importante délégation de son secteur, la création d’une telle organisation pourrait être envisagée si l’industrie gazière connaissait un net développement à l’échelle mondiale, “ce qui est, dira-t-il, peu probable, la liquéfaction du gaz ne représente qu’un taux infime du volume du marché mondial”.
Il a, par ailleurs, rappelé que ce forum, créé à Téhéran en 2001 et dont l’Algérie a abrité la deuxième session en 2002, a permis en six ans d’existence de réaliser d’importants acquis, notamment l’échange d’expériences et de partenariat entre les pays membres.
Selon ses fondateurs, le forum est une organisation informelle qui constitue le cadre idéal de concertation entre les pays exportateurs de gaz.

Synthèse M. R.