Gaz vendu à l’Espagne via le GME

Gaz vendu à l’Espagne via le GME

Le prix est inférieur de 20% à celui du marché

El Watan, 22 mars 2007

La renégociation du prix du gaz acheminé à travers le gazoduc Maghreb-Europe (GME), menée actuellement entre Sonatrach et le groupe espagnol Gas Natural concerne « approximativement 32% de l’approvisionnement total de l’Espagne » en gaz algérien.

C’est ce qu’a indiqué hier le ministre de l’Energie et des Mines, Ckakib Khelil, dans un entretien au quotidien économique espagnol Expansion. Le ministre a relevé que la différence entre le prix du gaz vendu via le GME et celui en cours sur le marché espagnol est « d’environ 20 % ». « Nous proposons de l’augmenter en deux phases », a-t-il précisé. En réponse à une question sur les avantages que présenterait la commercialisation directe du gaz par Sonatrach en Espagne, Chakib Khelil dira qu’« évidemment, le gaz commercialisé directement par Sonatrach sera moins cher pour le consommateur espagnol que le même gaz vendu à travers des intermédiaires ». S’agissant de l’entrée de Gas Natural dans Medgaz, M. Khelil a rappelé que « Sonatrach s’est engagée à appuyer sa participation » dans le projet. « A la demande des autorités espagnoles, la partie algérienne à travers Sonatrach a accepté de vendre 10% de son volume de gaz, soit 0,8 milliard de mètres cubes/an, à Gas Natural, volume requis par les statuts de la société Medgaz pour permettre à Gas Natural de détenir 10% des actions de la société, à condition que les autres actionnaires approuvent sa participation », a-t-il précisé. Interrogé sur le projet de Gassi Touil, M. Khelil a indiqué que la partie algérienne a demandé aux compagnies espagnoles Repsol et Gas Natural, partenaires dans le projet, « d’honorer leurs engagements » prévus dans le contrat après que ces deux compagnies eurent fait état de « retard » dans la réalisation du projet. « La situation engendre des préjudices pour l’Etat algérien, en termes de retards fiscaux, et pour Sonatrach, en termes de ne pas pouvoir répondre à des engagements avec des tiers relatifs au gaz liquéfié devant provenir de l’usine de GNL », a-t-il expliqué. A la question de savoir si Sonatrach a l’intention « d’élargir ses activités en Espagne et en Europe », M. Khelil a répondu : « Oui, parce que Sonatrach participe déjà dans le terminal de Isle of Grain, dans le Royaume-Uni, dans le terminal de regazéification de Reganosa (Galice), dans l’usine pétrochimique de Tarragone (Catalogne), en partenariat avec la compagnie allemande BASF, et dans le terminal français de Montoir. »

Salah Slimani