Observatoire des droits humains en Algérie (ODHA)  
   

Suite des violations au jour le jour

 

5 juillet 2005: Arrestation d’Ali Benhadj à Birtouta
Correspondance d’Alger. 17 heures 30.

Ali Benhadj a été arrêté ce jour aux environs de 13h 30 par des policiers à Birtouta alors qu’il se rendait à Blida afin de demander audience au procureur du tribunal militaire concernant le harcèlement dont il fait l’objet depuis sa libération et plus particulièrement depuis quelques mois où il s’est vu interdire de franchir les limites de la wilaya d’Alger mais aussi concernant le harcèlement dont font l’objet les citoyens qui viennent lui rendre visite.
En effet, cette semaine, de jeunes citoyens venus le voir à son domicile se sont vus convoqués aux commissariats de Bachdjarah et de Garidi (Kouba). Selon les témoignages recueillis auprès des proches d’Ali Benhadj, ces jeunes ont été menacés de mort par les policiers s’ils venaient à rendre encore une fois visite à Ali Benhadj qualifié de « terroriste » et d’ « assassin » par ces mêmes policiers.
Ayant été informé de ces accusations, Ali Benhadj s’est rendu à ces commissariats pour protester contre ces atteintes à sa dignité et décida d’aller voir le procureur du tribunal militaire de Blida. Arrivé à Birtouta, à la limite de la wilaya d’Alger, il sera arrêté par les policiers chargés de sa surveillance et emmené au commissariat central d’Alger où il sera gardé jusqu’aux environs de 17h avant d’être libéré.

28 juin 2004: Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed rattaché à la cour d’Alger a condamnéle caricaturiste Ali Dilem et l’ex-directeur de publication du journal Liberté, Farid Alilat (par défaut), à six mois de prison ferme et à 250 000 DA d’amende chacun pour « offense au chef de l’Etat ». La publication, quant à elle, a été condamnée à une amende de 1,5 million de dinars. La plainte a été déposée suite à la parution dans le journal de septembre 2003 d’une caricature qui parlait de la campagne pour l’élection présidentielle d’avril 2004.

24 juin 2005: Arrestation d’Ali Benhadj au Vieux-Kouba. Correspondance d’Alger 15h 30.
Ali Benhadj a été arrêté au quartier du Vieux-Kouba aux environs de 14h 30, à son retour de l’enterrement d’un de ses amis au cimetière de Garidi.
Tout a commencé au cimetière même où Ali Benhadj a pris la parole et prononcé l’oraison funèbre. Cette prise de parole devant une foule nombreuse a provoqué une certaine effervescence au sein de cette dernière et une agitation de son escorte policière qui a tenté de le faire taire mais sans résultats.
Selon des témoins, à la sortie du cimetière, trois jeunes citoyens auraient été également arrêtés et emmenés au commissariat du 14e arrondissement.
A l’heure de la publication de ce communiqué, Ali Benhadj se trouverait selon ses proches au Commissariat Central d’Alger.

18 juin 2005: Ahmed Benaoum, directeur du journal Er Raï, a été relaxé hier, en début de soirée, par le tribunal d'Oran. Il avait été accusé d'évasion fiscale et de faux et usage de faux. Lui-même parlait d'une machination montée contre lui. Après 11 mois de détention préventive, il a été libéré.

17 juin 2005: Ali Benhadj a été arrêté vendredi 17 juin 2005 à 12 heures à l’entrée de la wilaya de Boumerdés par des policiers de son escorte alors qu’il se dirigeait au domicile de sa sœur résidant dans la localité du Figuier. Il devait rendre visite à ses enfants en vacances chez leur tante puis se rendre à la mosquée de Boumerdés pour la prière du vendredi. Les policiers lui ont signifié qu’il lui été interdit de sortir des limites de la wilaya d’Alger. Devant son refus d’obtempérer et de rebrousser chemin, il a été embarqué et conduit au commissariat central d’Alger où il a été gardé à vue jusqu'à 17 heures.

15 juin 2005: Sur les dix détenus qui ont entamé, samedi 4 juin, une grève de la faim dans la prison de Sétif, trois d'entre eux poursuivent pour le onzième jour leur mouvement. Les sept autres ont décidé d'arrêter. L'un d'entre les grévistes, Mohamed Faouzi, est depuis 38 mois en détention préventive.

14 juin 2005: Ali Dilem, caricaturiste du quotidien "Liberté", a été condamnéà six mois de prison ferme et à une amende de 250 000 dinars suite à une plainte pour diffamation du ministère de la Défense nationale.
Kamal Amarni, journaliste au "Soir d'Algérie", a été condamné à six mois de prison ferme et 250 000 dinars d'amende pour offense au chef de l'Etat. Fouad Boughanem, directeur du "Soir d'Algérie", a été condamné pour la même affaire à deux mois de prison ferme et 250 000 dinars d'amende. "Le Soir d'Algérie" a été condamné à une amende de 2,5 millions de dinars.

11 juin 2005: (Correspondance de Constantine) Libération de Boubakeur Souli et Nacereddin Boukhenfar, arrêtés respectivement le 1 juin et 2 juin (voir plus bas), après avoir été présentés devant la justice. Tous deux ont été maltraités durant leur garde-à-vue. Nous ne disposons d'aucune information quant au sort de Aïoun Abdelaziz.

5 juin 2005: Harcèlement de la famille Boukhenfar de Constantine. Correspondance du 05 juin 2005.
Mme Boukhenfar Barguallah, demeurant à la cité des Chalets des pins de Constantine fait l'objet d'un harcèlement policier avec violences verbales à chaque fois que les services de sécurité viennent arrêter son fils Nacereddine âgé de 29 ans et dont la dernière arrestation remonte au 02 juin 2005 en début d'après-midi. Ces multiples "visites" policières au domicile de la famille Boukhenfar et les brutalités verbales terrorisent et traumatisent les enfants selon Mme Boukhenfar. Lors de la dernière arrestation, le jeune Nacereddine a été emmené dans plusieurs maisons du voisinage avant d'être gardé à vue au commissariat central de Constantine.
Ces arrestations répétitives sont en rapport avec l'oncle du jeune Nacereddine qui aurait rejoint le maquis des groupes armés d'opposition et constituerait une forme de pression sur la famille pour tenter de convaincre le maquisard de se rendre, dans le cadre de la "réconciliation nationale".
Cette famille terrorisée lancent un appel à l'opinion publique internationale et aux organisations des droits humains pour que cessent ces intimidations et ce chantage.

5 juin 2005: Harcèlement de Salah-Eddine Sidhoum, défenseur des droits de l'homme et responsable avec Algeria-Watch de l'Observatoire des droits humains en Algérie (ODHA). Deux civils armés venus à bord d'une voiture banalisée bleue de type Renault R19 se sont présentés à son domicile pour lui remettre une convocation de la 14e brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de Birkhadem. C'est la troisième fois depuis sa libération qu'une convocation lui est remise.
Nous ajoutons que durant la durée de la mission de la délégation d'Amnesty International en mai, Salah-Eddine Sidhoum a été filé. Voir sa lettre ouverte

4 juin 2005: Correspondance de Constantine, 19 heures.
La famille Souli Aboud vient de nous informer de l'arrestation de leur fils Boubakeur, 22 ans au domicile familial à Constantine, ce jour 1er juin 2005 à 1h du matin par des policiers du commissariat central de la ville. Une perquisition a été effectuée au domicile. Dès le matin, les parents se sont rendus au commissariat central pour s'informer du motif de l'arrestation. Il leur a été répondu que leur fils devait être gardé à vue durant 12 jours en vue d'un interrogatoire et que durant cette période, sa famille ne pouvait le voir. La famille  nous signale que leur fils Boubakeur est atteint d'asthme, qu'il est sujet à des crises répétitives et qu'il est sous traitement à vie pour son affection pulmonaire.
Boubakeur Souli n'a aucune activité politique. Deux de ses frères figurent parmi les "disparus", suite à leur enlèvement par les services de sécurité durant la décennie de sang. Un troisième frère est mort au maquis.  
Son arrestation fait suite à celle de son ami Aïoun Abdelaziz, arrêté à la mi-mai de cette année.

4 juin 2005: Dix détenus incarcérés à la prison de Sétif sont, depuis ce jour en grève de la faim. « Par cette action ultime, les grévistes veulent attirer l'attention des pouvoirs publics à propos d'une détention préventive qui n'en finit plus. »

31 mai 2005: Le parquet d’Alger a requis douze mois de prison ferme contre le journaliste Kamel Amarni et le directeur de publication du journal Le Soir d’Algérie ainsi qu’une amende de 250 000 DA chacun, et ce, dans l’affaire d’« offense à magistrat » les opposant au président Bouteflika.

21 mai 2005: Correspondance locale 16 heures. Libération du Dr Fekhar et de ses quatre compagnons.
Présentés au juge d’instruction, le Dr Kamal-Eddine Fekhar et ses quatre compagnons ont bénéficié d’un non-lieu et ont été libérés en milieu d’après-midi.

21 mai 2005: Arrestation du Dr Fekhar et de quatre de ses compagnons à Guelma. 18 mai 2005. (Correspondance locale)

Le Dr Kamal-Eddine Fekhar, membre de La ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH), et militant du FFS à Ghardaïa a été arrêté ainsi que quatre de ses compagnons le mercredi 18 mai 2005 par des gendarmes, dans la localité de Kalaât Bousbaâ, à une dizaine de kilomètres de Guelma. Ils seraient accusés de diffuser des CD retraçant la violente répression du mouvement pacifique de Ghardaïa d’octobre 2004. Maintenus en garde à vue depuis mercredi, ils ont été présentés ce matin, samedi 21 mai au parquet qui à son tour les a présentés au juge d’instruction. A l’heure de la rédaction de cette information, les cinq citoyens sont en attente d’être entendus par le magistrat instructeur.
Selon le quotidien algérien Liberté du 21 mai 2005 deux des compagnons de Fekhar sont Mohamed Djelmami, président de la section locale de la Laddh et militant du FFS, et Mesbah Hamou, membre du bureau fédéral du FFS de Ghardaïa et membre de la Laddh également.
Rappelons que Kamel Eddine Fekhar a été libéré le 5 avril 2005 après avoir purgé une peine de 5 mois à la prison de Ghardaïa. Il était accusé d’avoir pris part aux émeutes qui ont secoué, en octobre 2004, la vallée du M’zab. Voir le dossier

24 mai 2005: Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed de la cour d’Alger a rendu, hier, son verdict dans l’affaire d’« offense à magistrat » opposant le journal Liberté, son ex-directeur de publication, Farid Alilat, le caricaturiste Ali Dilem et le chroniqueur Mustapha Hammouche, au chef de l’Etat. Il faut rappeler qu'il s'agit d'une caricature du Président de l'Etat. Farid Alilat a été condamné, par défaut, à une année de prison ferme, assortie d’une amende de 100 000 DA. Dilem, doit payer une amende de 50 000 DA. Une amende de 250 000 DA a été infligée à la publication.

17 mai 2005: Le tribunal correctionnel de la cour de Sidi M’hamed, à Alger, a condamné, hier, Fouad Boughanem, directeur de publication, et Hakim Laâlam, chroniqueur du Soir d’Algérie, à deux mois de prison ferme et à 250 000 DA d’amende chacun et une autre amende de 250 000 DA pour le journal. Le délit : offense au chef de l’Etat.

19 avril 2005: Alger, 16h. Fouad Délici, ex-journaliste à El Forkane, expulsé de Hollande le 07 mars 2005 et arrêté à son arrivée à l’aéroport d’Alger le même jour et incarcéré à la prison de Serkadji a comparu aujourd’hui devant la cour criminelle d’Alger qui a prononcé son acquittement.

17 avril 2005: Un rassemblement de mères « de disparus » devant le ministère de la justice à Alger violemment réprimé. Correspondance d’Alger 17 avril 2005. 14h

A l’appel de leurs associations, une cinquantaine de mères de disparus a tenté de se rassembler, aujourd’hui, dimanche 18 avril 2005 devant le ministère de la justice pour réclamer la vérité sur le sort de leurs enfants, enlevés par les services de sécurité (1992 – 2000) et « disparus » depuis. Le quartier du ministère a été bouclé très tôt par les brigades anti-émeutes qui ont interdit tous les accès aux personnes étrangères au quartier. Une délégation de mères de « disparus » a tenté de rencontrer des responsables du ministère de la justice mais sans résultats. A la mi-journée, les brigades anti-émeutes ont violemment dispersé les participantes à ce rassemblement pacifique, dont la majorité d’entre elles étaient âgées, à coups de pied et de matraques. De nombreuses mères ont été jetées par terre et tabassées devant de nombreux riverains médusés et choqués par ces pratiques répressives contre des personnes âgées.

5 avril 2005: Dr. Kamel Eddine Fekhar, secrétaire fédéral du Front des forces socialistes (FFS) et militant de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH) a été libéré. Il avait été arrêté la veille du cinquantenaire de la Révolution à Aïn Bénian à Alger, lors de la conférence animée conjointement par Abdelhamid Mehri, l'ex-SG du FLN, Mouloud Hamrouche, ex-Chef du gouvernement, et Hocine Aït Ahmed, leader du FFS. Depuis, il était incarcéré à la prison de Ghardaïa où il purgeait une peine de 5 mois. Deux chefs d'inculpation avaient été retenus contre lui : "attroupement illicite" et "obstruction de la voie publique". Il aurait participé aux émeutes qui avaient éclaté dans la vallée du M'zab en octobre dernier à la suite d'une descente des services des douanes chez les commerçants. Voir dossier

14 mars 2005: Arrestation du citoyen Fouad Delici, ancien journaliste, à l’aéroport d’Alger.
Fouad Delici, ancien journaliste à El Forkane a été arrêté le 07 mars 2005 à l’aéroport d’Alger après son expulsion de Hollande.
Ce journaliste avait été auparavant incarcéré à la prison d’El Harrach au milieu des années 90 pour ses activités politiques et son appartenance au FIS. Il quittera l’Algérie au début des années 2000 pour la Hollande où il introduira une demande d’asile politique. Après trois années d’attente, la demande lui sera refusée par les autorités hollandaises. Il gagnera alors la Belgique qui à son tour lui refusera l’asile politique. Il sera remis à nouveau aux autorités hollandaises. Il tentera alors de se réfugier en Suisse où il sera arrêté et remis aux autorités hollandaises. Ces dernières le mettront dans un avion à destination d’Alger le 07 mars 2005, où il sera arrêté à son arrivée à l’aéroport par la police et gardé à vue durant quelques jours avant d’être incarcéré à la prison de Serkadji. Il ne subira aucune violence durant son séjour dans les locaux de la police. Il est à noter cependant que Fouad Delici recevra à la prison de Serkadji la visite d’agents du DRS qui l’interrogeront durant plusieurs heures.
De plus amples informations seront apportées dans les prochains jours sur les motifs officiels de sa détention.

12 mars 2005: Verdict du procès des 17 détenus des événements de Ghardaïa : 7 prévenus ont été condamnés à 4 mois de prison ferme, 4 à une année avec sursis et 5 relaxés.
Le docteur Kamel Eddine Fekhar, secrétaire national chargé du mouvement associatif au FFS, a été condamné, quant à lui, à cinq 5 mois ferme. Le responsable du FFS sera élargi dans une vingtaine de jours. Les 16 autres détenus devaient être libérés hier, car en détention provisoire depuis la fin octobre 2004.

10 mars 2005: Ali Drif est réapparu après dix jours de garde-à-vue au secret. Communiqué de l'ODHA

4 mars 2005: Ali Drif, expulsé de France le 26 février et arrivé en Algérie le 27 a disparu depuis. Communiqué de l'ODHA et communiqué des avocats    Tout le dossier

2 mars 2005: Le ministère de l'Intérieur interdit à la LADDH toute manifestation publique. Communiqué

1 mars 2005: La ville de Ghardaia a connu des confrontations entre un groupe de jeunes et les forces de sûreté après que ces jeunes qui ont été rejoints par les élèves des écoles intermédiaires et ont jeté des pierres sur elles.
Ces confrontations sont venues en réaction à la décision de la cour criminelle de Ghardaia de reporter le procès des accusés impliqués dans les événements de Ghardaia.

28 février 2005: Kamel Eddine Fekhar et ses compagnons, emprisonnés depuis plus de quatre mois à la suite de la répression qui s'est abattue à Ghardaia en octobre 2004, ont annoncé le déclenchement d’une grève de la faim en guise de protestation et pour «demander d’activer leur jugement et leur libération dans les plus brefs délais».

27 février 2005, 10h 30, Correspondance de Ghardaïa: Report du procès du Dr Fekhar
Le procès du Dr Kamel Eddine Fekhar, militant des Droits de l’Homme et de ses compagnons qui devait se tenir aujourd’hui à la Cour criminelle de Ghardaïa a été reporté à une date ultérieure. C’est devant une importante présence populaire, de nombreux militants politiques et des droits de l’homme et sous une surveillance policière que devait s’ouvrir ce procès politique d’un militant des droits de l’homme et de seize autres citoyens accusés d’attroupement illicite, obstruction de la voie publique, destruction de biens de l’Etat, utilisation d’armes blanches et incendie volontaire, suite au mouvement pacifique de protestation organisé en octobre 2004 par les commerçants de la ville soutenus par une grande partie de la population, mouvement qui avait dégénéré suite aux provocations policières et à la répression sauvage qui s’est abattue sur les citoyens. Voir dossier

26 février 2005: A cinq heures du matin, deux heures avant sa libération de prison, Ali Drif, ressortissant algérien né en France, est extrait de la prison Saint-Paul à Lyon et est embarqué dans un bateau en direction d’Alger. Arrivé le 27 février, il a disparu depuis.

26 février 2005: Deux civils armés se déplaçant dans une voiture banalisée se sont présentés au domicile de Salah-Eddine Sidhoum. Ne le trouvant pas chez lui, ces deux hommes qui prétendaient être des policiers de la 14eme BMPJ (Brigade mobile de la Police judiciaire) de Birkhadem ont remis une convocation de S-E Sidhoum à sa tante. En guise de motif la convocation indique une « étude générale » (dirassa aâma) et exige la présentation du livret de famille. Il faut relever qu'aucune date de présentation du convoqué n'est mentionnnée. Lettre

24 février 2005. 12h: Nouvelle arrestation de Ali Benhadj. Ali Benhadj a été arrêté aux environs de 11h à Hussein-Dey (Alger) par des policiers, près de la salle Rouiched où se déroulait une conférence du Parti des travailleurs (PT) et à laquelle M. Benhadj voulait assister. Il a été transféré au commissariat central d’Alger où il est gardé à vue. Il a été libéré dans l'après-midi.

17 février 2005: La chambre d’accusation de la cour de Ghardaïa a confirmé, hier, le caractère criminel de l’affaire du docteur Kamel Eddinne Fekhar, secrétaire national au FFS chargé du mouvement associatif. Les chefs d’accusation retenus contre ce militant des droits de l’homme sont « incitation à attroupement illicite, incendie volontaire, destruction des biens de l’Etat et atteinte à l’ordre public ». (voir les évènements de Ghardia de mi-octobre 2004. Le procès de Dr. Fekhar devant le tribunal criminel est prévu pour le 27 février 2005. Voir dossier

16 février 2005: Mise en libération provisoire de Marzouk Hamitouche (étudiant) en détention préventive depuis le 13 décembre à la suite d'une plainte déposée contre lui par le directeur de la résidence universitaire Abderrahmane-Taleb. Les étudiants avaient organisé un rassemblement après avoir remis une plate-forme de revendications non prise en compte par l'administration Voir rapport.
Deux autres étudiants, Achour Baby et de Farid Ladjimi arrêtés depuis le 11 janvier, sont toujours en détention préventive.

3 février 2005: Le harcèlement policier de Ali Benhadj se poursuit.
Répondant à une invitation de l’association des parents d’élèves du CEM El Badr, situé au lotissement Michel (Kouba. Alger), dans le cadre de son assemblée générale ordinaire, Ali Benhadj s’est rendu le matin de ce jeudi 03 février 2005, au CEM où étudient ses enfants pour assister en tant que parent d’élève à cette dite AG. Les policiers ont fait irruption dans la salle où se tenait l’assemblée générale pour l’arrêter en usant de violence et ce, devant des dizaines de parents d’élèves abasourdis. Il lui a été signifié qu’il lui était interdit d’assister à toute réunion publique. Devant ses protestations, il a été embarqué au commissariat central d’Alger où il est gardé à vue à l’heure où nous rédigeons ces lignes.
Toujours dans le cadre de cet harcèlement continu, Ali Benhadj est allé hier avec ses enfants acheter des livres dans une librairie de la cité Garidi, à Kouba. Quelques instants après sa sortie, des policiers se sont présentés chez le libraire pour savoir quel type de livres Benhadj avait acheté.
Il y a quelques jours le même scénario s’est produit chez le pharmacien de son quartier, où il est allé acheter des médicaments à son épouse. Les policiers se sont présentés chez le pharmacien pour savoir quel type de médicaments il avait acheté.

25 janvier 2005: Mouvement populaire de protestation de Birine (Djelfa) (Voir plus bas).  La justice condamne.
Vingt cinq citoyens avaient été arrêtés lors du mouvement populaire de protestation des 16 et 17 janvier dernier contre l’augmentation du prix du gaz butane en cette saison de froid glacial et contre le non paiement des salaires des enseignants à la veille de l’Aïd El Adha.
Six d’entre eux ont été condamnés le 25 janvier 2005 par le tribunal d’Aïn Oussera à huit mois de prison ferme pour troubles à l’ordre public. Deux autres ont été acquittés
Dix-sept autres attendent leur procès dont la date n’a pas encore été fixée.

22 janvier 2005: Mouvement populaire de protestation dans la wilaya de Bouira
Plusieurs localités de la wilaya de Bouira ont connu un vaste mouvement populaire de protestation le 22 janvier 2005 contre l’augmentation du prix du gaz butane en cet hiver rigoureux.
Au village d’Aït Mansour, situé à une cinquantaine de kilomètres de Bouira, les citoyens sont sortis dans la rue pour bloquer la circulation plus particulièrement la route nationale n° 5, reliant la capitale à Constantine. Une vive tension a régné suite à l’arrivée des gendarmes et à l’arrestation de jeunes manifestants.
Au niveau du village d’Aïn Laloui, la principale route nationale a été fermée par les manifestants en colère à l’aide de pneus enflammés et de pierres. Des échauffourées ont eu lieu avec les services de sécurité. Une vague de répression s’abattra sur les jeunes de la localité. La population parle de nombreux blessés suite à leur tabassage par les services de sécurité et d’une vingtaine d’arrestations.

22 janvier 2005: Mouvement de protestation populaire et répression à Torriche (Tiaret).
Les citoyens vivant dans la précarité ont vivement réagi à l’augmentation incompréhensible du prix du gaz butane, ce moyen de chauffage des pauvres et des carburants qui se sont répercutés sur le prix des transports. Un millier de personnes a décidé de sortir dans la rue samedi 22 janvier 2005, pour protester contre ces augmentations mais aussi contre les conditions de vie misérables de la population et le chômage qui touchent une bonne partie de la jeunesse de la localité. La route nationale reliant Tiaret à Relizane fut barrée par les jeunes du douar à l’aide de troncs d’arbres et de pneus brûlés. Des échauffourées ont eu lieu avec les gendarmes qui tentaient d’ouvrir la route et de disperser les manifestants. Près de trente citoyens ont été arrêtés et présentés à la justice.

20 janvier 2005: Emeutes à Aïn Abid (Constantine).
Le premier jour de l’Aïd El Adha, a vu des citoyens de la commune d’Aïn Abid sortir dans la rue pour protester contre les coupures fréquentes d’électricité dans la localité. Des manifestants auraient saccagé de nombreux locaux commerciaux et tenté d’occuper la mairie. Treize jeunes manifestants ont été arrêtés par les services de sécurité et devraient être traduits en justice.

Dimanche 16 et lundi 17 janvier 2005. Emeutes dans la localité de Birine (Djelfa) suite à l'augmentation du prix du gaz butane. Violente répression et nombreuses arrestations.
L'augmentation du prix du gaz butane a été le catalyseur d'une explosion populaire les dimanche 16 et lundi 17 janvier 2005 dans la localité de Birine.
Cette région est connue pour sa pauvreté et son climat très rigoureux. Le gaz butane constitue le seul moyen pour la population déshéritée, de se chauffer et se protéger du froid glacial. L'augmentation du prix de ce combustible et la pénurie organisée par la maffia locale ajoutée au non paiement des très maigres salaires des enseignants a provoqué une émeute dans la localité. Les enseignants des collèges et lycées avaient décidé d'organiser une grève à compter de ce jour pour réclamer le paiement des salaires et des diverses indemnités et heures supplémentaires en cette veille d'Aïd El Adha. Le même jour, des milliers de citoyens sont sortis dans la rue pour dénoncer leurs conditions de vie précaires. La jeunesse a déversé sa colère sur les édifices publics, symboles à ses yeux de la « hogra ». Mairie, poste, service des impôts, daïra (sous-préfecture) ont été saccagés et incendiés. De nombreux véhicules de l'administration locale ont été détruits. De violentes échauffourées ont eu lieu avec les services de sécurité. De nombreux blessés sont à déplorer de part et d'autre. Une vague d'arrestations s'est abattue sur la localité. Près de trente citoyens auraient été arrêtés selon les premières informations. Le lendemain, soit le lundi 17 janvier, les jeunes ont poursuivi leur mouvement de protestation, réclamant la libération des détenus et le départ des brigades anti-émeutes.

10 janvier 2005: Suite à un sit-in organisé par des étudiants de l'institut de sciences politiques dans l'enceinte universitaire pour protester contre l'incarcération de Hamitouche Merzouk, les forces de l'ordre sont brutalement intervenues, violant les franchises de l'université.Plusieurs étudiants ont été blessés, d'autres arrêtés. Voir ODHA

02 janvier 2005: Suite à une fuite d'eau au domicile du citoyen Ali Benhadj situé à Kouba, ce dernier fera appel à 18 heures à un plombier pour réparer la fuite. Le malheureux plombier sera interpellé à 22h par des policiers et sa carte d'identité confisquée. Cette dernière lui sera restituée quelques heures plus tard. Et le burlesque continue !

30 décembre 2004: Ali Benhadj a été arrêté à nouveau à Birtouta (wilaya d'Alger) le jeudi 30 décembre 2004 à 7 heures par des policiers chargés de sa surveillance alors qu'il se rendait à Adrar en visite familiale. Il a été conduit au commissariat central d'Alger où il a été gardé à vue jusqu'à 15 heures 30, avant d'être relâché. Le commissaire lui a signifié qu'il avait reçu des ordres de sa hiérarchie lui interdisant de sortir de la wilaya d'Alger. Ali Benhadj a exigé un écrit officiel d'interdiction de sortie de la wilaya, ce que refusa l'officier de police.

23 décembre 16h: Ali Benhadj a été libéré du commissariat central d'Alger. Il lui est dorénavant intedit de quitter la wilaya d'Alger. Ali Benhadj s'est dirigé vers la Présidence de la République pour demander des explications sur cet 11e interdit.

23 décembre 2004 12h: Arrestation d'Ali Benhadj à Alger. Ali Benhadj a été arrêté jeudi 23 décembre 2004 à 6h 30 du matin dans le quartier d'Appreval (Kouba) par des policiers alors qu'il était dans un véhicule en compagnie de sa famille, avec l'intention de se rendre à Tlemcen pour passer quelques jours de repos avec ses enfants durant ces vacances scolaires. Les policiers lui ont signifié qu'il lui était désormais interdit de sortir de la wilaya d'Alger. Devant les protestations d'Ali Benhadj, les policiers ont fait appel à leurs supérieurs qui sont arrivés et l'ont invité à prendre place dans leur véhicule pour qu'ils puissent lui donner les explications voulues. Le véhicule des officiers avec Ali Benhadj à bord, a alors démarré, laissant sa famille sur la route. Il est actuellement en garde à vue au commissariat Central d'Alger. Des membres de sa famille et ses amis sont actuellement devant ce commissariat, dans l'attente de sa libération. (Information de 12h) Voir communiqué

20 décembre 2004: Condamnation des citoyens arrêtés lors du mouvement populaire de contestation de Sidi Chaïb (Sidi Bel Abbès). Le tribunal de Telagh a condamné sept jeunes manifestants à 6 mois de prison avec sursis et dix autres à 8 mois avec sursis pour « troubles à l'ordre public ». Ces citoyens avaient été arrêtés lors du mouvement de protestation du 11 décembre dernier, contre la répartition inéquitable des logements sociaux par le maire de la localité.

20 décembre 2004: Condamnation de manifestants du quartier d'El Kerma (Oran). Le tribunal d'El Senia (Oran) a condamné quatre jeunes citoyens arrêtés lors des émeutes du 12 décembre dernier, à 18 mois de prison ferme, sept à 6 mois de prison ferme et six autres à 6 mois avec sursis pour « attroupement et destruction des biens de l'Etat ». Six autres manifestants ont été acquittés.

19 décembre 2004: Mouvement de protestation de la population d'Ouled Sidi Brahim (wilaya de M'sila). Des centaines de citoyens du village d'Ouled Sidi Brahim ont bloqué la route principale pour protester contre le chômage endémique et les conditions de vie déplorables dans leur village. Les autorités ont répondu à ces revendications légitimes de la population par une répression sauvage. Des hommes cagoulés et armés ont fait irruption dans certains domiciles à la recherche de jeunes accusés d'avoir participé au mouvement de protestation. De nombreux citoyens ont été tabassés et une dizaine d'autres arrêtés.

Le lendemain, et pour protester contre la vague de répression, des centaines de citoyens sont sortis dans la rue et ont à nouveau bloqué la route principale, reliant Boussaâda à Alger.

19 décembre 2004: Grève de la faim des prisonniers de Ghardaïa. Douze détenus arrêtés lors du mouvement de protestation des commerçants de la ville de Ghardaïa, soutenus par la population à la mi-octobre, ont décidé d'entamer une grève de la faim à partir du dimanche 19 décembre 2004 pour protester contre les lenteurs de l'instruction judiciaire. Parmi ces détenus, figure le Dr Kamel-Eddine Fekhar, militant des Droits de l'Homme.

15 décembre 2004: Un vaste rassemblement d'étudiants a eu lieu devant la faculté centrale Benyoucef Benkhedda pour protester contre l'arrestation de Hamitouche Merzouk il y a deux jours. Devant l'afflux des étudiants, le recteur décidera de fermer la faculté. Des brigades anti-émeutes encercleront la faculté centrale sans intervenir.
Des rassemblements similaires ont eu lieu le même jour à l'institut des sciences politiques et de journalisme de Ben Aknoun et à la faculté des sciences sociales de Bouzaréah.
Devant le vaste mouvement de protestation contre l'arrestation arbitraire de cet étudiant, touchant plusieurs établissements universitaires de la capitale, le rectorat a décidé d'avancer d'une journée la date des vacances universitaires d'hiver pour tenter de briser le mouvement.

13 décembre 2004: Hamitouche Merzouk, étudiant à l'Institut des Sciences politiques et de journalisme, a été arrêté à l'entrée de l'institut par des policiers. Il est accusé d'avoir saccagé les locaux de la Cité universitaire Taleb Abderrahmane où il réside, au cours d'un mouvement de protestation contre la dégradation des conditions de vie dans cette cité.
Suite à cette arrestation, les étudiants de l'Institut des Sciences politiques ont décidé d'entamer une grève jusqu'à la libération de leur camarade. De nombreux policiers en civil auraient investi l'Institut, violant les franchises universitaires.
Des informations de sources estudiantines font état de la mise sous mandat de dépôt de l'étudiant. Son procès serait fixé pour le dimanche 19 décembre 2004.

12 décembre 2004: Des dizaines de citoyens sont sortis dans la rue à El Kerma (Oran) le dimanche pour protester contre les passe-droits lors de l'attribution de logements sociaux. De violents affrontements ont eu lieu avec les gendarmes qui ont usé de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants. Vingt cinq citoyens dont deux mineurs ont été interpellés par la gendarmerie. Vingt trois d'entre eux seront présentés au Parquet le 13 décembre et mis sous mandat de dépôt pour atteinte à l'ordre public et destruction de biens de l'Etat.

11 décembre 2004: Mouvement populaire de protestation à Sidi Chaïb (wilaya de Sidi Bel Abbès).
Après avoir tenu deux sit-in pacifiques durant la semaine dernière, plusieurs centaines de citoyens de la localité, lésés dans l'octroi d'une aide financière pour réparer leurs vieilles demeures, se sont rassemblés le lundi 11 décembre 2004 devant la mairie de la commune, bloquant toutes les issues de l'institution, pour réclamer le départ du maire et de ses collaborateurs. Des affrontements ont eu lieu en milieu de journée avec les brigades anti-émeutes de la gendarmerie qui ont utilisé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants. Des bureaux de la mairie ont été saccagés par les jeunes protestataires. Dix neuf manifestants ont été interpellés par la gendarmerie et présentés le lendemain au parquet. Dix sept d'entre eux ont été mis sous mandat de dépôt pour « troubles à l'ordre public ».

9 décembre 2004: Le collectif des droits de l'homme et du citoyen, affilié à la LADDH, a indiqué que l'administration de wilaya n'a pas donné d'autorisation à une conférence que devait animer Me Ali Yahia Abdennour, manifestation organisée à l'occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de l'homme. Le collectif organisateur n'a pas reçu de notification de refus, mais a été informé de l'absence du document des autorités permettant la tenue de la conférence.
Les animateurs de Amnesty International (section Algérie, groupe de Tizi Ouzou) avaient programmé pour aujourd'hui une exposition photo et une conférence que devait animer Arezki Abbout, l'un des anciens détenus du MCB et acteur du printemps berbère. Elle a reçu hier une réponse négative signée par le wali et émanant du service de la réglementation générale.

05 décembre 2004: (Correspondance)
Le citoyen Noureddine Kaabachi, 39 ans, demeurant au quartier du Faubourg Lamy (Constantine) est décédé dans la nuit du 03 au 04 décembre 2004 au commissariat de police du 3 e arrondissement de la ville, plongeant sa famille et ses voisins dans la consternation. Selon des témoins, ce citoyen, après une querelle familiale, s'était présenté au commissariat pour se plaindre. Il aurait été frappé par l'un des policiers de permanence et se serait effondré. Transporté à l'hôpital il est mort au cours du transfert.
Des membres de sa famille et ses voisins se sont regroupés devant le commissariat et l'ont attaqué à coups de pierre pour protester contre cette agression.
Une autopsie doit être réalisée. Affaire à suivre.

29 novembre 2004: Les vingt-trois personnes arrêtées et écrouées la semaine dernière, à la suite des événements qui se sont produits dans la commune de Sidi Amar, ont comparu devant le tribunal d'El Hadjar qui, après délibérations, a condamné quinze d'entre eux à 18 mois de prison ferme, trois autres à 18 mois avec sursis alors que les cinq autres ont été acquittés. Au moins deux des prévenus sont originaires de Jijel et se trouvaient par hasard sur les lieux où ont été commis les arrestations. Voir Article.

28 novembre 2004 : Des citoyens de Bayada (El Oued) protestant contre la non construction d'un lycée dans le quartier sud de leur ville ont barricadé durant la journée du 28 novembre 2004 la route menant vers la localité de Robbah. Des échauffourées ont eu lieu avec les brigades anti-émeutes qui ont chargé les manifestants en utilisant de grenades lacrymogènes. Des blessés ont été dénombrés de part et d'autre et une quarantaine de manifestants auraient été appréhendés par les services de police.

24 novembre 2004: Vingt-trois personnes ont été arrêtées par les forces de gendarmerie, à la suite du mouvement de protestation survenu pour la deuxième fois en l'espace de trois mois dans la commune de Sidi Amar, située au sud de la ville de Annaba.

24 novembre 2004: Hafnaoui Ghoul a été libéré. Voir dossier.

22 novembre 2004: Le tribunal de Ghardaïa a rendu son verdict, dans le procès en appel des vingt-cinq détenus des événements survenus au début du mois d'octobre dernier dans la capitale du M'zab. Onze personnes ont été condamnées à huit mois de prison avec sursis alors que les autres prévenus ont été relaxés.

18 novembre 2004: Correspondance de Constantine .
Les citoyens des bidonvilles de Gammas, situés dans la banlieue de Constantine ont bloqué la route le mercredi 17 novembre 2004 pour protester contre les conditions de vie misérables. Des échauffourées ont eu lieu avec les services de sécurité. Une dizaine de citoyens ont été interpellés.

8 novembre 2004: Le juge d’instruction près le tribunal de Ghardaïa a auditionné le docteur Kamel Dinne Fekhar, fédéral du FFS nommé jeudi dernier premier secrétaire national au mouvement associatif. Quatre chefs d’inculpation ont été retenus contre le docteur Fekhar, à savoir « attroupement illicite, incendie volontaire, destruction des biens de l’Etat et obstruction de la voie publique ». Son avocat, Me Nourreddine Ben Issad, dit que son mandant risque de graves peines, compte tenu du traitement réservé à son dossier qui passera devant la criminelle.

01 novembre 2004: Le Dr Kamel Eddine Fekhar, élu du FFS à Ghardaïa, militant des droits humains et co-animateur avec Mme Salima Ghezali de la conférence-débat regroupant Mrs Hocine Aït Ahmed, Abdelhamid Mehri et Mouloud Hamrouche, organisée le 31 octobre 2004 à la salle omnisports de Aïn Benian, a été enlevé à sa sortie de la salle, aux environs de 00h 30 par trois civils dont l'un d'eux semblerait être le commissaire de police de la localité selon les témoins présents.
Aux dernières nouvelles, le Dr Kamel Eddine Fekhar aurait été localisé lundi matin au commissariat central d'Alger où il serait gardé à vue, en exécution d'un mandat d'arrêt lancé contre lui suite aux évènements qui avaient secoué la ville de Ghardaïa le mois écoulé.

22 octobre: Mouvement de protestation populaire à Ghardaïa. Voir la synthèse des évènement de l'ODHA.

19 octobre 2004: Procès contre les personnes arrêtées à Ghardaia pour attroupement illicite et incitation à attroupement illicite. 11 personnes ont écopé de 4 mois de prison ferme, 7 de 8 mois de prison avec sursis et 7 autres ont bénéficié de la relaxe. (EW, 20.10.04)

18 octobre 2004: Après 4 jours de grève pacifique de plus de 2800 commerçants à Ghardaia pour protester contre "la descente" d'une équipe de la Direction du contrôle des prix et de la qualité, des brigades antiémeutes sont intervenues violemment. Durant les affrontements entre civils et forces de l'ordre, 30 personnes ont été arrêtées et prés de 100 personnes ont été blessées dans les deux rangs. L'ensemble des membres du Bureau de Wilaya de la LADDH fait l' objet d'un mandat d'arrêt lancé par les autorités judiciaires de Ghardaïa, et doit comparaître devant le juge le mardi 19 octobre, pour l'accusation d'attroupement, atteinte à l'ordre public et obstruction à la circulation. LADDH

16 octobre 2004: Le PDG du groupe de presse «Erraï El-Aâm», Ahmed Benaoum, a été condamné, hier, à six mois de prison ferme pour atteinte à corps constitué pour avoir publié, le 19 juillet 2003, un article jugé attentatoire envers la direction générale de la sûreté nationale (DGSN), laquelle s'était constituée partie civile; et à trois mois de prison ferme dans une autre affaire de diffamation.

13 octobre 2004: Onze citoyens des communes de Menaâ et de Medjedel (M'Sila) ont été arrêtés dans la nuit du 13 au 14, non sans résistance aux gendarmes, qui avaient pour mission de faire évacuer des dizaines de citoyens observant un sit-in sans discontinuité depuis le 13 septembre devant le cantonnement du Détachement de la sécurité et de protection (DSP), revendiquant des postes d'emploi au sein de cette structure en charge, sous l'égide de Sonatrach, de la surveillance du gazoduc. (EW, 16.10.04)

11 octobre 2004: Ahmed Ghoul, le frère cadet de Hafnaoui qui est incarcéré depuis le 24 mai dernier, a été mis, avant-hier, sous mandat de dépôt à la prison de Ouargla. Ahmed est membre à la fois du Mouvement des citoyens du Sud pour la justice (MSJ) et du comité Benchicou pour les libertés. Il a été mis sous mandat de dépôt alors qu'il répondait présent au procès des animateurs - il en était concerné - du Mouvement des citoyens du Sud pour la justice. (Soir d'Alg. 13.10.04)

5 octobre 2004: Répression violente contre les familles de disparus voulant faire une marche de protestation. Mr Mohamed Smaïn est appréhendé aux environs de 9heures par des policiers et embarqué vers une destination inconnue. Mme Cherguit, vice-présidente de SOS-Disparus est arrêtée.
Quelques personnes étaient encore en début d'après-midi gardées à vue dans les différents commissariats d'Alger.
Voir communiqué ODHA; SOS-Disparus

20 septembre 2004: Lors d'un rassemblement devant le siège de la commission ad hoc sur les disparus à la cité Daksi à Constantine de familles de disparus pour protester contre les manoeuvres de ladite commission présidée par F. Ksentini, la police est intervenue pour disperser les manifestants.Plusieurs femmes ont été tabassées. Mme Louisa Saker a été interpellée par des élements de la brigade mobile de police judiciaire et emmenée à la caserne de la BMPJ de la zone Palma à Constantine. Ni les membres de sa famille, ni son avocat Me Sofiane Chouiter n'ont été autorisés de lui rendre visite. Mme Farida Oughlissi, mère de disparu, a été frappée et son corps est marqué par de nombreuses ecchymoses. M. Hmamlia, un participant qui tentait de venir en aide aux personnes malmenées, a été arrêté et conduit au poste de police où il se trouve toujours détenu au soir du 20 septembre.
Voir Communiqués: ODHA - AFDF - AW - LADDH - Observatoire des défenseurs

16 août 2004: Ali Benhadj, numéro 2 du FIS dissous, a été arrêté alors qu'il participait à la fête de mariage de la fille de Abdelkader Hachani, assassiné en novembre 1999 (As-Safir). D'après El-Moustaqbel cette arrestation ferait suite aux déplacements dans le pays et aux prises de paroles de ces derniers jours alors que toute expression publique lui est interdite depuis sa libération il y a un an. Ali Benhadj a fait plusieurs fois l'objet d'arrestation pour quelques heures ou une journée.

11 août 2004: Le procès en appel du directeur du quotidien Le Matin, qui s’est tenu à la cour d’Alger a confirmé le premier verdict tombé le 14 juin dernier au tribunal d’El Harrach. Mohamed Benchicou qui avait été condamné à deux ans de prison ferme et une amende de 200 000 euros pour " infraction au contrôle des changes "doit donc contre l'attente de ses avocats rester en prison.

9 août 2004: Hafnaoui Ghoul entame une grève de la faim pour protester contre l'arbitraire de la Justice dont il est victime

8 août 2004: Hafnaoui Ghoul, représentant de la LADDH à Djelfa et correspondant de presse, a été condamné une nouvelle fois par la cour de Djelfa à trois mois de prison ferme, à 50 000 DA d’amende et à 1 000 000 DA de dommages et intérêts. Un de ses avocats Ahmed Triki, se posera la question : «Est-il conforme à la loi que 17 plaintes émanant de différentes institutions composent un même dossier, sachant qu’elles sont toutes identiques et dans la forme et dans le fond.»

6 août 2004: La grève de la faim des prisonniers politiques à Serkadji été brisée par le transfert massif des grévistes vers d’autres prisons à l’intérieur du pays. Du fait de leur éloignement, ils sont privés d’avocats qui ne peuvent se déplacer à des centaines de km et de la visite de leurs familles pour le même motif.

3 août 2004: Près de 80 détenus politiques de la prison de Serkadji (Alger) observent depuis le samedi 31 juillet 2004 une grève de la faim pour protester contre la lenteur des procédures d’instruction et les dépassements de la durée légale de la détention préventive.
Dès le déclenchement de ce mouvement de protestation, ces détenus politiques ont été mis en isolement dans un premier temps puis une trentaine d’entre eux ont été immédiatement transférés vers d’autres prisons du pays pour tenter de d’étouffer ce mouvement, selon les témoignages d’avocats et de familles de détenus.
A la date du 03 août, ces détenus étaient toujours en grève de la faim.

28 juillet 2004: Seulement quelques jours après sa libération, Ahmed Benaoum, directeur du journal E-Rai a été place encore une fois sous mandat de dépôt par le juge d'instruction prés le tribunal d'essedikia d'oran suite a une plainte déposée par la direction des impôts de la wilaya d'Oran pour fraude fiscale .

26 juillet 2004: La date du procès en appel du directeur de publication du journal Le Matin, Mohamed Benchicou, est prévue pour le 11 août prochain. Elle a été arrêtée hier par le tribunal d’Alger. (Liberté, 26.07.04)

24 juillet 2004: Le bureau de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) de la wilaya d’El-Bayadh a dénoncé dans un communiqué rendu public l’incarcération arbitraire et les tortures au niveau de la brigade de Gendarmerie nationale de la ville de Naâma de M. Hadi Abdelkader. Ce dernier a été arrêté sans raison évidente et torturé à l’aide de fil électrique placé derrière ses oreilles. (JI, 25.07.04)

24 juillet 2004: le Tribunal d'Es-Seddikia (Oran ) a rendu son verdict dans l'affaire opposant l'O.P.G.I d'Oran ( Office de promotion et de gestion immobilière ) à Ahmed Bennaoum. Ahmed Bennaoum a été condamné à six mois de prison avec sursis et 10 000 DA d'amendes.

19 juillet 2004: Deux détenus algériens séquestrés à Guantanamo ont déposé plainte pour «arrestation et emprisonnement arbitraire» devant la cour de Washington, a fait savoir avant-hier le chef du collectif des avocats Me Stephen Oleskey qui dirige l’affaire à partir de Boston. Lakhdar Boumediene et Mohamed Nechla travaillaient pour une association d’aide humanitaire en Bosnie lorsqu’ils ont été arrêtés dans la nuit du 17 au 18 janvier 2002 par la police de la Fédération de Bosnie-Herzégovine. (JI, 24.07.04)

14 juillet 2004: Le procès intenté contre Le Soir d’Algérie, pour “offence au chef de l’Etat”, a été reporté au 16 novembre prochain. C’est à cette date que MM. Fouad Boughanem, directeur de la publication, Bouhamidi Mohamed et Hakim Laâlam, chroniqueurs, ainsi que Kamel Amarni, journaliste, se présenteront à nouveau devant le juge. Par ailleurs, l’affaire opposant Saâdaoui au quotidien Le Matin a également reçu le même traitement. La journaliste S. Azzouz et Benchicou, le directeur de la publication sont convoqués pour le 2 novembre prochain. (Soir d'Alg. 14.07.04)

11 juillet 2004: Interpellés en flagrant délit le 3 juillet dernier, alors qu’ils manifestaient contre la détention jugée abusive de onze délégués du Mouvement citoyen du Sud, Maâche Tahar, Bensaci Ahmed et Touahir Mohamed Abdallah ont été jugés et condamnés à un an de prison avec sursis par la cour de Ouargla.

11 juillet 2004: Hafnaoui Ghoul, représentant de la LADDH dans la wilaya de Djelfa, et correspondant de presse, a été condamné en appel par la cour de Djelfa à trois mois de prison fermes et à 100 000 dinars d’amende. Voir le communiqué de la LADDH.

11 juillet 2004: Le tribunal d’Es Sedikia (Oran) devait juger hier l’une des nombreuses plaintes déposées par M. Imadali, directeur général de l'Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) d’Oran, contre Ahmed Benaoum, directeur du journal Er Raï El Aâm, pour complicité de dilapidation de deniers publics. «Le juge a décidé de renvoyer l’affaire au 2 octobre prochain, afin que la partie plaignante puisse être entendue», selon un communiqué du quotidien Er Raï El Aâm interdit de parution, rendu public hier et signé par le collectif des journaux
Er Raï El Aâm, Le Journal de l’Ouest et Détective. (EW, 11.07.04)

4 juillet 2004: Salah-Eddine Sidhoum à qui les autorités algériennes avaient refusé l'octroi d'un passeport l'a enfin obtenu. Voir son message.

6 juillet 2004: Mme Malika Bennaoum a été effarée par la subite dégradation de l'état de santé de son époux Ahmed Bennaoum, PDG du journal Errai, qui se touve en prison. Depuis son incarcération, Ahmed Bennaoum connaît des pics réguliers de tension artérielle et son maintien, dans les conditions actuelles de détention, lui fait encourir de graves et sérieux dangers.

4 juillet 2004: trois citoyens ont été arrêtés, dimanche dernier, lors d’un sit-in devant le palais de justice de Ouargla pour protester contre l’arrestation abusive des 8 détenus, membre du mouvement citoyen du Sud du pays et demander leur libération. En tout 11 personnes sont détenues, dont 6 font la grève de la fin depuis le 26 juin.

3 juillet 2004: Le tribunal d'Es-Seddikia (Oran) a condamné messieurs Ahmed Bennaoum et Ahmed Oukili, respectivement, PDG et directeur de publication du journal Erraï à deux mois de prison ferme et 10 000,00 DA d'amende pour "outrage à corps constitué", suite à une plainte déposée
par le Directeur de la DGSN ( Direction générale de la sûreté nationale ).

30 juin 2004: Les autorités Algériennes ont décidé de geler l'activité du bureau de la chaîne Qatariote Al-Jazeera à Alger "pour une durée illimitée" . Cette mesure est prise une semaine après la diffusion du programme "directions opposées", de Faisal Al-Qassem , sur la situation en Algérie, au lendemain de la dernière élection présidentielle. Y intervenait l'ancien diplomate algérien en Libye, Larbi Zitout qui a fortement critiqué le pouvoir algérien aux mains d'une poignée de généraux-majors.

27 juin 2004: Monsieur Ahmed Bennaoum, directeur du journal Er Raï, a été arrêté dans les couloirs de la Cour d'Oran alors qu'il s'apprêtait à comparaître devant le juge pour une accusation en diffamation intentée par la Direction de la Santé publique et de la Population.

26 juin 2004: Six des huit délégués du mouvement citoyen du Sud du pays observent une grève de la faim depuis le 26 juin 2004, pour protester contre leur mise en détention provisoire et le traitement humiliant dont ils ont fait l’objet durant leur incarcération à la prison de Ouargla.

26 juin 2004: Le siège social du quotidien Le Matin, sis à Hussein Dey, à Alger, objet d'une saisie par l'administration fiscale (mis sous scellés par le fisc le 21 juin), a été vendu aux enchères .

23 juin 2004: Le correspondant du quotidien algérien El-Youm et militant des droits de l'homme, membre de la LADDH, Hafnaoui Ghoul a été condamné par le tribunal de Djelfa à deux mois de prison ferme et à plusieurs amendes concernant l'entretien qu'il a fait avec un journaliste du quotidien Le Matin et l'article qu'il a publié dans le quotidien "El Jazaïr News" au mois de mai 2004.

20 juin 2004: Cheikh Ali Benhadj (N° 2 du FIS interdit) a été interpellé aujourd'hui par la police d'Alger. Il a été empêché d'assister à un rassemblement de familles de disparus qui se tenait au quartier El-Mouradia.

20 juin 2004: Ali Djerri, directeur du quotidien Al-Khabar, a été condamné pour diffamation à deux mois de prison ferme par le tribunal de Constantine. Le général à la retraite, Mohammed Betchine, ex-conseiller à la présidence avait déposé plainte, en avril dernier, pour un article indiquant qu'il était copropriétaire d'une usine de boisson alcoolisée, à Annaba, et qu'il bénéficiait de facilités en alimentation électrique.

14 juin 2004: Le directeur du quotidien algérien Le Matin, Mohamed Benchicou, a été condamné à deux ans de prison ferme et une amende de 200 000 euros pour " infraction au contrôle des changes ". Cette condamnation est certainement motivée par les attaques répétées de M. Benchicou sur le Président A. Bouteflika.

13 juin 2004: Le collectif des familles de disparus en Algérie alerte l'opinion sur la situation de Boualem BOURDISSA qui est en grève de la faim illimitée depuis le 1er Juin 2004. Cet étudiant entend ainsi protester contre l’ajournement de son procès alors qu’il est détenu sans jugement depuis près de 5 années.

6 juin 2004: 11 familles ont été expulsées de leurs domiciles à Zeralda, à 30km d’Alger. Elles avaient été sommées, deux jours avant, de quitter les lieux. Les maisons ont été détruites ce jour-même.

5 juin 2004: Huit délégués du mouvement citoyen du Sud du pays, parmi eux deux militants de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), ont été incarcérés. Il leur est reproché d’avoir procédé à la récolte de signatures dans le cadre de comités de quartiers pour demander aux habitants de ne pas payer leurs factures d’électricité, et aux deux militants du bureau de la LADDH de Labiod Sid Cheikh (wilaya d’El Bayadh), d’avoir assisté aux réunions des membres du mouvement citoyen du Sud.

fin mai 2004: La demande de passeport de Salah-Eddine Sidhoum, défenseur des droits humains a été refusée, alors que ce dernier l'a déposée en janvier 2004. La police judiciaire a émis un avis défavorable sans toutefois donner ni verbalement ni par écrit le motif de ce refus arbitraire, alors que la loi stipule que l'administration doit signifier par écrit le motif du refus et ce, un mois après le dépôt du dossier.

24 mai 2004: Vingt et un jeunes ont été présentés au tribunal d’Arris. Les tentatives des avocats pour aborder le sujet les tortures subies par les victimes ont été bloquées par le juge. Les jeunes ont été condamnés à des peines de prison allant de 3 à 12 mois. Ces peines ont été confirmées lors du procès de six d’entre eux le 31 mai. Voir dossier

17 mai 2004: des troupes spéciales de militaires et des gendarmes ont été dépêchées le 17 mai à T’kout, où elles se sont déchaînées contre la population. 150 personnes ont été arrêtées.

14 mai 2004: Des émeutes se sont déclenchées dans la ville de T’kout (wilaya de Annaba à l’est de l’Algérie) pour exiger la vérité sur la mort de Argabi Chouaïb, âgé de 19 ans, abattu la veille par un garde communal dans le village voisin de Taghit.

 

 
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