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CHRONOLOGIE 2008

17e année de violences politiques

Etablie par Salah-Eddine Sidhoum, publiée par Algeria-Watch, 30 janvier 2009

L’Algérie « pacifiée » par une réconciliation nationale factice et une paix des cimetières, vient en réalité de boucler sa 17e année de violences politiques. Plus de 400 morts et de 600 blessés, tel est le bilan non exhaustif de l’année 2008, basé sur les décomptes de la presse nationale et des agences internationales. Et ce bilan est loin de refléter la triste réalité du fait de la censure sur l’information dite « sécuritaire ». Plus de 500 citoyens ont été arrêtés pour appartenance ou soutien aux groupes armés ou suite à des mouvements populaires de protestation qui secouent régulièrement le pays. Près de 300 citoyens, toujours selon la presse, ont été condamnés à la peine capitale (dont une très grande majorité par contumace) pour appartenance aux groupes armés.

Cette année a été marquée par l’apparition d’une nouvelle violence sauvage et aveugle et que représente le phénomène des bombes humaines qui a provoqué la mort de plus d’une centaine d’innocents.
Le phénomène des harragas continue à se développer et à s’étendre à pratiquement toutes les grandes villes côtières. Près de 1400 jeunes citoyens ont bravé les dangers d’une mer déchaînée pour trouver une hypothétique vie meilleure….ailleurs, sur les rivages espagnols et italiens. Mais malheureusement, beaucoup périront dans les profondeurs de la Méditerranée. Des dizaines de cadavres de harragas se trouveraient dans les morgues espagnoles, prêtes à être incinérés selon la commission nationale pour la sauvegarde de la jeunesse algérienne.

Cette chronologie, loin de s’en tenir à une triste comptabilité macabre, est une modeste contribution pour permettre à l’opinion publique de connaître la réalité de la sombre situation sur les plans sécuritaire et sociale de cette Algérie Potemkine que présente le pouvoir illégitime au monde et que ne peuvent cacher des faits quotidiens faits de sang, de larmes, de morts, de blessés, d’émeutes et d’une fuite éperdue d’une malheureuse jeunesse sans présent ni avenir.

Janvier-Mars

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