Grève nationale de trois jours des communaux affiliés au SNAPAP

Ils ne lâchent pas prise

Liberté, 20 mars 2017

Décidément, les communaux affiliés au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) ne lâchent pas prise dans leur combat pour faire aboutir leurs revendications socioprofessionnelles.
En effet, la Fédération nationale dudit syndicat a lancé, encore une fois, un appel à tous les travailleurs communaux affiliés à observer une grève générale de trois jours à partir d’aujourd’hui, lundi 20 mars 2017. La décision de recourir à des grèves cycliques de trois jours a été prise par le conseil national du secteur des communes, affiliées au Snapap, lors de sa réunion tenue le 28 février dernier.
C’est ainsi qu’un premier débrayage national des communaux a été observé les 13, 14 et 15 du mois en cours, et appuyé par une marche nationale des communaux à Tazmalt au dernier jour de leur mouvement de grève en guise de soutien aux travailleurs de cette commune qui “font face à des sanctions et des pressions de la part du président de l’APC en raison de leur engagement syndical”.
Les communaux reviennent ainsi à la charge par un second débrayage de trois jours à compter d’aujourd’hui. Un mouvement de grève qui sera, selon Hani Hocine, président de la fédération Snapap du secteur des communes de la wilaya de Béjaïa, appuyé à son deuxième jour par un rassemblement national des communaux grévistes de 24h, à partir de 13h, devant le siège de la wilaya de Béjaïa.
La Fédération nationale des secteurs des communes du Snapap exige “le retrait du nouveau code du travail, la loi de finances 2017 et la loi sur la retraite, le respect des libertés syndicales et la satisfaction de la plateforme de revendications des communaux”.
À rappeler que la plateforme de revendications des communaux porte sur “l’abrogation de l’article 87bis, le maintien de la retraite proportionnelle et sans condition d’âge, la révision du code du travail, la révision du statut particulier, la révision du statut général de la Fonction publique, l’intégration des travailleurs contractuels du secteur de l’éducation, la réintégration des syndicalistes arbitrairement licenciés, la révision du régime indemnitaire et des allocations familiales, l’augmentation de l’indemnité de la femme au foyer, l’augmentation des salaires…”

L. OUBIRA

 
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