ILS ONT OBSERVÉ UN SIT-IN DEVANT LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION

De la matraque pour 150 enseignants

Par Amar CHEKAR, L'Expression, 26 décembre 2011

Le siège du ministère de l'Education nationale au Ruisseau (à Alger), a renoué, hier, avec la protesta. Pas moins de cent cinquante enseignants et enseignantes contractuels ont observé un sit-in devant le siège de ce ministère qui n'arrive toujours pas à caser les 2500 enseignants contractuels dont le statut est inchangé depuis le mois de septembre 2011.
Selon des témoignages recueillis sur les lieux, ce sont des dizaines, si ce n'est des centaines d'enseignants contractuels qui ont repris le travail. Mais quelques semaines après, ils ont étés obligés de quitter les lieux, en invoquant le fait qu'une erreur administrative avait été commise.
«On ne comprend pas le fonctionnement de cette administration qui décide le matin et revient sur sa décision l'après-midi», a clamé une enseignante qui s'exprimait sous l'effet de la colère. Comportement irresponsable de la direction des ressources humaines, selon les manifestants qui sont venus nombreux pour défendre leurs droits légitimes: les décisions sont prises à contre-courant et contre toute la famille de l'éducation nationale, ont-ils regretté. Empêchés de tenir leur rassemblement afin de faire entendre leur voix et préoccupations sociales et professionnelles, une dizaine de personnes ont étés arrêtées et plusieurs femmes ont étés blessées par les éléments de la Sûreté nationale.
«Nous sommes pacifiques et conscients de nos devoirs et responsabilités. Nous regrettons et nous dénonçons solennellement l'utilisation de la violence contre les femmes et les manifestants», ont-ils rappelé. Deux poids, deux mesures. Certaines wilayas ont résolu la situations des enseignants contractuels, contrairement à d'autres wilayas à l'image de Bouira qui n'a pas rappelé les enseignants pour reprendre leur travail. Malgré toutes les promesses qui ont été faites par la tutelle pour trouver une solution durable à la situation des centaines d'enseignants qui ont exercé pendant plusieurs années dans le secteur, le problème des contractuels demeure posé. Certains enseignants, que nous avons rencontrés dans les précédents mouvements de protestation et qui nous avons contactés, ont repris le travail. Ces enseignants regrettent la situations de leurs collègues qui n'ont pas rejoint leurs postes, tel que souhaité et réclamé par leur syndicat, à savoir le Snapap. Selon les représentant des enseignant (es) contractuels (es) «il n'est pas question de baisser les bras, jusqu'à la réintégration intégrale des enseignants dans leurs postes de travail». La lutte pour leurs droits continue, ont-ils souligné.

 
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Luttes syndicales  
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