Une grève nationale de dix jours est prévue à partir du 18 juillet

Les communaux reviennent à la charge

Liberté, 15 juillet 2017

Les travailleurs affiliés au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), des communes, n’abdiquent pas et comptent reprendre la contestation. Ainsi, dans un préavis de grève transmis au département de Noureddine Bedoui, il appelle à une grève nationale de dix jours à compter du 18 du mois en cours, ponctuée par un rassemblement national dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Ce syndicat, qui est sous la bannière de la Confédération générale autonome des travailleurs algériens (CGATA), dénonce “le mépris” de la tutelle quant à la prise en charge des revendications des travailleurs et fait savoir que le secteur des communes sera paralysé jusqu'au 27 du mois en cours. “En dépit des nombreuses actions de protestation que nous avons organisées, la tutelle ferme toujours les portes du dialogue et poursuit sa politique de fuite en avant,” indique en préambule le Snapap. Le syndicat déplore “l’indifférence” du ministère de l’Intérieur, tout en lui imputant la responsabilité de cette situation de blocage. Le Snapap accuse le même département de vouloir “mettre au pas” près de 500 000 travailleurs. “Les membres du Conseil national ont à l’unanimité opté pour la reprise de la contestation par des grèves cycliques, à savoir du 18 au 27 du mois en cours avec un rassemblement devant le siège de la wilaya de Tizi Ouzou prévu le 27 juillet”, a souligné ledit document.
À propos des revendications soulevées par les protestataires, on retrouvera la révision des primes à hauteur de 20 000 DA, des allocations familiales et de l’indemnité de la femme au foyer à 8 000 DA et l’application de l’indemnité des agents de l’état civil à compter du 1er janvier 2008. En outre, le Snapap exige “la révision et l’uniformisation des statuts particuliers des fonctionnaires des communes, l’abrogation de l’article 87 bis de la loi 90/11, l’intégration en priorité des contractuels et vacataires en poste, la révision du code du travail selon les amendements apportés par le BIT”. Ce syndicat revendique, par ailleurs, le “strict respect” des libertés syndicales et le droit de grève, la réintégration de tous les syndicalistes licenciés, l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs.
Enfin, les rédacteurs de cette missive se disent “prêts au dialogue” avec la tutelle, dans le but d’aboutir à l'élaboration du statut particulier, du régime indemnitaire, ainsi que de toutes les lois relatives aux travailleurs. Il y a lieu de rappeler que c’est le troisième mouvement auquel ont eu recours les communaux depuis le début de l’année. Pour rappel, en mai dernier, ce même syndicat avait partiellement paralysé les services des APC, notamment dans les wilayas de Béjaïa et de Tizi Ouzou.

RAMDANE B.

 
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Luttes syndicales  
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