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Indiquant que les délégués n’ont pas été mandatés par la base Ali Gherbi appelle à l’arrêt du dialogue arouch-gouvernement
Par Amar Rafa, La Tribune, 16 janvier 2005 S’exprimant au nom de la Coordination intercommunale de Béjaïa (CICB), Ali Gherbi a fait part de son refus du dialogue entamé vendredi dernier par des délégués du mouvement citoyen, dont Belaïd Abrika, et le chef du gouvernement, en interpellant les partenaires sur les risques de dérapages qui pourraient résulter de ce processus. «L’heure est grave», a déclaré d’emblée le délégué du mouvement citoyen, en ajoutant qu’il tiendra pour responsable la délégation du mouvement citoyen et le chef du gouvernement quant aux conséquences qui pourraient découler de ce qu’il qualifiera de «dialogue superficiel» et de «replâtrage». Lors d’une conférence de presse tenue hier, Ali Gherbi a déclaré d’emblée : «Nous refusons le dialogue en cours», justifiant son refus par le fait que «le chef du gouvernement a choisi ses interlocuteurs», et que «la base a été marginalisée dans ce nouveau processus de dialogue». Il précisera que ce groupe de délégués a «enfreint l’une des règles de base : l’horizontalité du mouvement citoyen». En rappelant qu’il avait lui-même fait partie du précédent dialogue, Ali Gherbi dira que le chef du gouvernement ne pouvait pas ignorer les divergences au sein du mouvement citoyen, en faisant remarquer qu’il a choisi de recevoir des délégués non représentatifs car non mandatés. Aussi, les délégués qui prennent part au dialogue se sont «précipités» en acceptant l’offre de dialogue sans même avoir pris la peine d’en informer la base et sans avoir analysé le communiqué du gouvernement. «Il fallait faire une lecture politique», a-t-il affirmé, en soulignant la nécessité de situer l’offre dans son contexte et de faire une prospective pour les six mois à venir. «L’offre de dialogue nous a surpris. Nous ne nous attendions nullement au communiqué appelant à la reprise du dialogue», dira le conférencier, pour s’interroger : «Pourquoi la même offre n’a pas été faite au moment où le mouvement était plus fort et réclamait le dialogue ?» Selon lui, «la mise en œuvre de la plate-forme d’El Kseur engage tous les Algériens», en déniant à «une poignée de délégués d’engager leur avenir sans qu’ils soient mandatés». Ces éléments réunis laissent place au doute quant aux intentions qui se situeraient derrière cette initiative, alors que les incidences contenues dans le protocole d’accord de janvier dernier n’ont pas été appliquées. «La vigilance est de rigueur», commente-t-il, avant de lancer : «Nous avons affaire à un pouvoir qui a fait des centaines de morts, des traumatisés et des fleuves de larmes.» Interrogé au sujet de sa non-participation au dernier conclave de l’interwilayas, Ali Gherbi arguera par les changements successifs introduits dans la date et le lieu de sa tenue, mais aussi par certaines informatisons tendant à baliser le terrain.Il indiquera que «certains délégués ont choisi l’aventure, qu’ils assument les conséquences de ce fait accompli». Devant cet état de fait, le délégué de la CICB propose la mise en place d’un véritable dialogue avec des délégués dûment mandatés. A défaut, «nous continuerons à protester et nous occuperons les places publiques», a-t-il averti. A. R. |
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